Baronnie Châteauneuf-sur-Cher

Jeux de rôle famille Ambpare suite du jeux des royaumes renaissants
 
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 RP: La peste ( 13 Déc 2010.....)

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asterie
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MessageSujet: RP: La peste ( 13 Déc 2010.....)   Sam 8 Jan - 19:52


Les curieux événements qui font l'objet de cette chronique se sont produits en 1458, à St-Aignan. De l'avis général, ils n'y étaient pas à leur place, sortant un peu de l'ordinaire. A première vue, SA est en effet une ville ordinaire, dans un Duché presque ordinaire. La ville n'est pas morte, mais pas exceptionnellement vivante non plus. Les jours de marché, la foule se presse dans les rues trop étroites : on ne peut plus vivre alors qu'à l'abri de ses propres murs.
St-Aignan est une ville du Berry et, comme telle, divisée en deux clans : ceux qui ont le temps, et les autres, les travailleurs acharnés, bisounours, tamagos...
Les Berrichons travaillent beaucoup, mais jamais pour s'enrichir. Ils s'intéressent bien plus à la forêt qu'au bois qu'ils y coupent, et ils s'occupent d'abord, selon leur expression, de s'abreuvager.
Naturellement, ils aiment aussi les gazoutes, le tir à la corde et la soule. Très raisonnablement, ils réservent ces plaisirs aux samedis et dimanches. Le reste du temps, ils essaient de gagner de quoi boire. Le soir, lorsqu'ils quittent la mine, les champs ou l'échoppe, ils se réunissent à heure fixe dans les tavernes, ils se promènent sur les remparts ou ils restent à l'abri chez eux, dans leur ville trop tranquille.

On dira sans doute que ce n'est pas particulier à St-Aignan, et qu'en somme, tous les sujets du roy de France sont ainsi. Sans doute, rien n'est plus naturel, aujourd'hui, que de voir des gens travailler du matin au soir et choisir ensuite de perdre au ramponneau ou en bavardages le temps qu'il leur reste pour vivre.
Mais il est des villes où les gens ont, de temps en temps, le soupçon d'autre chose. St-Aignan, au contraire, est une ville sans soupçon.
Il n'est pas nécessaire, en conséquence, de préciser la façon dont on se jaspine chez nous. Les uns et les autres, ou bien font dériver rapidement le débat en un odieux dialecte appelé hacherpé, qui nécessite l'intervention divine pour bâillonner tout le monde, ou bien s'engagent dans une longue habitude à plusieurs, les protagonistes changeant au fil des déménagements lassés.
Entre ces deux extrêmes, il n'y a pas souvent de milieu. Cela non plus n'est pas original. A St-Aignan comme ailleurs, faute de temps et de réflexion, on est bien obligé de se jaspiner sans le savoir.

Arrivé là, on admettra sans peine que rien ne pouvait faire espérer aux Berrichons les incidents qui se produisirent à l'orée de l'hiver 1458 et qui furent, nous le comprîmes ensuite, comme les premiers signes des graves événements dont on se propose de construire ici le récit.

Mais il est peut-être temps de laisser les commentaires et les précautions de langage pour en venir au récit lui-même.

Le matin du 14 décembre 1458, une jeune fille sortit de la mairie et butta sur un rat mort, au milieu du parvis. Sur le moment, elle écarta la bête sans y prendre garde et descendit en direction de l'église, mais ...


poumona

[Encore et toujours au Berry...]

Ce n'est pas comme ci elle aurait du avoir quitté les terres boisées du Berry depuis près de deux mois .. L'envie, l'espoir de cette futur vie pleine de travail et ayant un objectif cela elle l'avait mais le cœur ?.. Le cœur de quitter les personnes qu'elle aime celle qu'elle n'aime pas aussi d'ailleurs, les forets humide du duché, les jaspinade électorale tout ce qui faisait du Berry ce qu'il était .. non le cœur elle ne l'avait pas ..

C'est la tête pleine de souvenir de questions et autre qu'elle déposa son bulletin de vote à la mairie de Saint Aignan, sourire aux lèvres elle poussa les portes de l'édifice pour ce rendre à l'église ou elle dirait sa prière mensuelle pour le repos de son parrain et de sa douce marraine tout deux décédé dans un proche laps de temps ..

Le ciel paraissait lourd et chargé, d'ailleurs il ne faisait pas que paraitre puisque de fin flocons de neige tombait dans un ballai aérien sur le sol gelé de la ville. Occupée à regarder la neige tomber elle n'avait pas fait attention à l'animal mort dans le quel sont pied vint à buter ... Légère marque de dégout sur le visage de Poum' lorsqu'elle regarda le rat qui gisait à ses pieds .. D'un légers coup de botte elle le poussa sur le coté des marches de la mairie..

Continuant sa route en direction de l'église une légère démangeaison ce déclara sur son avant bras, s'il y a bien une chose qu'elle déteste la gazoute ce sont les démangeaisons, sans attendre elle souleva sa manche et se gratta frénétiquement la peau. Jusqu'à ce qu'au beau milieu de son bras, rougit par les allez venu de ses ongles, apparut un petit bouton blanc comme une bosse sous la peau, se promettant de l'arracher avec sa dague le soir venue elle continua sa route jusque dans l'église ou elle récita sa prière..


[Rien de mieux qu'un bon vin chaud en hiver !]

Que les journées pouvaient lui sembler longue ces derniers temps, elle avait envoyé Guilhem à son père en Touraine, et n'avait plus aucune charges dans le duché... Elle n'avait donc plus rien à faire de ses journées mise à part travailler à la mine mais comme à son habitude elle passait devant le contremaitre et connaissant les plan par cœur de part son ancien poste de CAM elle quittait la mine et revenait le soir chercher sa paye ..

Affalée sur un tabouret en taverne elle regardait la neige tomber, il devait y avoir déjà un bon pouce sur le sol et les toitures des maisons, sirotant son vin chaud, un frisson vint courir le long de sa colonne vertébrale.. Puis petit à petit la tête commença à lui tourner, des sorte de sueurs froide vinrent s'ajouter à cela. Le visage blême elle tenta de se lever pour aller prendre l'air mais la berrichonne eu vite fait de se retrouver cul sur le sol, frissonnante ..

Ysabeau

A Sancerre

Ciel gris, presque noir, en ce matin du 16 décembre 1458. Nul doute que la neige tomberait à gros flocons dans la journée.
Ciel gris, nuages bas... Et humeur à la fois triste et... soulagée.
Triste parce que Sancerre était bien peu animé en ces jours de froidure hivernale. Peu de monde dans les tavernes, pourtant la Sancerroise était bien pourvue en boissons diverses et menus alléchants. Mais les habitants se calfeutraient chez eux, ne sortant que pour travailler. Quelques amis, quelques chopines échangées, pas assez hélas pour empêcher Ysabeau d'être fort mécontente... Norf de norf, il fallait faire quelque chose !
Soulagée, parce que le duc lui avait rendu les clés du bureau du rectorat. Elle s'était expliquée par missive privée, et il avait accepté de la réintégrer dans ses fonctions. Le rectorat, c'était un peu son petit paradis, elle aimait discuter avec professeurs et étudiants, confectionner les plannings, féliciter les uns et les autres de leur progression.
Ce matin-là, elle sortit de chez elle pour se rendre à l'université.

Devant sa porte, un rat. Un rat mort. Elle fit une mine dégoûtée. Encore un coup de sa Baastet, qui lui ramenait régulièrement ses trophées.
Elle prit la bête par la queue, remarqua un filet de sang sortant de sa bouche, et le jeta dans un buisson, puis reprit sa route. Elle marchait d'un bon pas, faisant attention à ne pas glisser car le gel rendait les ruelles dangereuses.

Elle passa les murs de Sancerre, saluant les gardes au passage. Marcher lui ferait du bien, certes c'était une petite trotte que d'aller de Sancerre aux locaux de l'université, mais peu importe, elle avait envie de marcher.
Soudain, elle sentit une piqûre à son bras gauche.
Norf de norf, ça grattait... ça grattait... Elle releva sa manche, se gratta. Puis continua sa route.

A Bourges, université
Passa les murs de la Capitale.
Son bras la démangeait, elle tenta de n'y point prêter attention, sa mère lui avait toujours dit qu'il ne fallait pas se gratter mais... pfff...
Elle entra, heureuse, dans son bureau de rectrice, consulta le planning, écrivit comme chaque matin aux professeurs qui devaient enseigner le lendemain, et ouvrit la salle de cours du matin.
Puis retourna dans son bureau. Releva sa manche, les picotements étaient insupportables. Gratta. Vit que la piqûre était rouge, et qu'un petit bouton blanc apparaissait sous sa peau.
Quelle bestiole avait pu ? Norf de norf.
Elle se servit un verre de poire. Ce breuvage divin avait la vertu de la réconforter.
Elle but... et bizarrement sentit la tête lui tourner. Un verre de poire, et déjà ivre ? Po potib ça...Puis elle frissonna. Vertiges, sueurs...
ça n'était pas normal.
Justement Asterie devait enseigner le lendemain. Elle se promit de lui écrire si son état ne s'améliorait pas.
Avait-elle pris froid ? Peut-être aurait-elle dû se rendre à Bourges en carriole ? Norf elle se reprochait d'avoir marché dans la froidure.
Elle ferma les yeux un instant, assise dans son fauteuil, espérant que le vertige passerait

Anne blanche

Aupic, matin du 14 décembre

Les enfants dormaient encore, serrés l'un contre l'autre dans un trop vaste lit. Anne recula prudemment la tête, referma soigneusement la porte. Des enfants qui dorment, c'est une bénédiction, pour une mère qui se serait bien passée d'avoir progéniture !
Les corridors du château d'Aupic étaient sombres et froids. Les lieux n'avaient plus été habités depuis trop longtemps. Malgré les efforts de Henry, l'intendant, pour les maintenir en l'état, ils respiraient le délaissement et humidité. Anne frissonna. Les enfants dormiraient encore une heure ou deux, voire davantage. Le voyage de Bretagne les avait fatigués. Elle avait le temps de se rendre à la messe à St-Aignan. Et s'ils se réveillaient avant, baste ! Tant pis. Matheline s'occuperait d'eux.

Bacchus fit les gros yeux quand elle lui annonça qu'elle se rendait à St-Aignan. Elle aurait pu opter pour Sancerre ou Bourges, plus proches, mais n'y connaissait personne. Peut-être, enfin, parviendrait-elle à rencontrer Oncle Hugo ou son épouse.
La bise était glaciale. A l'horizon Est s'amoncelaient des nuages porteurs de neige. La butte de Sancerre devait déjà être blanche. Sous les sabots des chevaux, la route sonnait joyeusement. Était-ce cette musique ? la douce chaleur de la fourrure dont elle s'était enveloppée en montant dans le coche ? l'approche de la saint Noël, avec ses réjouissances ? la perspective de revoir sous peu son parrain ? Toujours est-il qu'Anne se sentit soudain d'excellente humeur, et se prit à sourire à la petite servante qui l'accompagnait.
C'était une grande fillette de treize à quatorze ans, maigre comme un chat écorché, que Henry lui avait présentée comme une vague parente, en la priant de la prendre à son service. La gamine avait les yeux vifs, le rire clair ... et une terrible maladresse ! Elle semblait ne rien pouvoir toucher sans le faire tomber. La cuisinière n'en voulait plus dans sa cuisine, la lingère l'avait renvoyée des étuves ; la basse-cour se vidait quand elle y mettait les pieds, elle avait renversé par mégarde deux ruches dans le verger, et laissé aller au fond de l'étang une des nasses à perches. Par égard pour Henry, Anne se l'était attachée. Elle lui tirait les cheveux en la coiffant, nouait lundi avec dimanche en lui laçant sa robe, inondait les dalles en portant l'eau de la toilette, les épingles qu'elle tentait d'utiliser se perdaient dans la jonchée, et la courtepointe pendait lamentablement d'un seul côté quand elle faisait le lit, mais elle se moquait de ses vains efforts, et son rire frais avait sur Anne un effet apaisant.
Elle avait nom Estiennette, lui avait dit Henry. Mais tous disaient Nette.

Nette éclata de rire en voyant sa maîtresse sourire, si bien que celle-ci se reprit aussitôt, s'assit bien droite sur sa banquette, et émit un "humph" désapprobateur.

St-Aignan

Dans l'église de St-Aignan, le froid était intense. Nette déposa sur les épaules de sa maîtresse - non sans déranger sa coiffe au passage - une cape fourrée, et fila tout au fond de la nef, avec d'autres petites servantes ou filles de ferme des environs. Anne entendit avec plaisir la messe du matin. Elle n'assistait plus que rarement aux offices viennois, depuis la mort de son frère. Toujours il lui semblait le voir derrière l'autel, et elle prenait systématiquement en grippe tous les diacres ou prêtres qui lui succédaient en l'église de Vienne, comme si les malheureux n'étaient là que pour voler sa place à Gabriel. Depuis qu'il était mort, elle avait bien souvent dû lutter contre l'acédie. Mais elle tenait bon. Elle avait voué réhabiliter sa mémoire salie par les entreprises de sots, au premier rang desquels elle plaçait le roy d'armes de l'époque, et elle le ferait.

Alors qu'Anne était en plein Credo, un éclat de rire sonna sous la voûte. Nette ... Très digne, Anne se retourna lentement, prête à arbalétiser du regard la fautive. Elle s'arrêta en chemin.
A mi-chemin de la nef se trouvait une jeune femme qu'elle avait eu l'occasion de croiser en taverne, une certaine Poumona. La donzelle avait tout pour ne pas être aimée d'Anne. Elle émargeait au FIER, déjà. Rien que ça, c'était un vice rédhibitoire. Mais il y avait bien pire : elle se permettait, en parlant du grand-oncle d'Anne, de dire "le vieux". Est-ce qu'on dit "le vieux" quand on parle d'un duc ?!
Et là, - horreur ! - Poumona était en train de ... se gratter ! Anne eut du mal à en croire ses yeux. Déjà, se gratter, ça ne se fait pas, sauf quand on est un chien affligé d'une puce. Ensuite, se gratter en public, c'est carrément désobligeant pour toutes les personnes présentes. D'ailleurs, Anne avait l'impression, en contemplant Poumona d'un oeil torve, que quelque chose la démangeait sous sa guimpe de veuve. Elle résista furieusement à l'envie d'y glisser un doigt. Se gratter dans une église ! en plein service matinal, qui plus est !
Avec un nouveau "humph", suivi, pour faire bonne mesure, d'un "hum" et d'un "ahem", puis d'une légère toux, elle se concentra de nouveau sur le service en cours.

Elle frôla au passage la donzelle gratouilleuse, en remontant la nef pour rallier son coche garé sur le parvis.

Bacchus, à Bourges ! Menez-nous à l'Université, je veux y saluer Dame Ysabeau, qui fut fort amie de feu mon père, m'a-t-on dit.

De toutes façons, c'était sur la route. Et de toutes façons, les enfants étaient réveillés depuis longtemps. Alors un peu plus de retard, un peu moins...

Nette, je vous saurai gré, à l'avenir, de ne point rire dans les églises. Prenez ma cape, je vous prie.

Ainsi tancée, dans le coche, à l'abri des oreilles indiscrètes, la servante prit la cape, qu'elle plia soigneusement sur ses genoux, tandis qu'Anne s'enveloppait de nouveau dans sa fourrure, et l'on fit route vers Bourges.

A l'Université, Anne se fit indiquer le chemin du bureau de la rectrice, où elle pria un huissier de l'annoncer.

Asterie

[Jour 1]

[Au château de Châteauneuf sur Cher]

Il était tôt ce matin au château de Châteauneuf sur Cher La baronne avait fait demander que l’on y installe les derniers préparatifs et surtout que l’on allume les cheminées.
Le personnel s’activait de toutes parts.
Le domaine était plus grand que celui de Farges Allichamps elle n’avait pas encore pris vraiment possession des lieux .
Il lui faudrait engager d’autres personnel de maison …Elle frissonna se couvrit d’un châle puis sonna pour qu’on ajoute quelques buches dans le foyer.
Elle se prépara pour se rendre au château comme chaque jour.
Puis elle se rendra à Saint Aignan au dispensaire.
Elle entendit sa fille et son fils en train de se quereller une fois de plus pour des broutilles.

Bonjour vous deux alors que ce passe t’il ici ?

S’adressant à Maxence tu as encore dis à ta sœur qu’elle n’était pas bien coiffé ou que sa robe ne lui va pas au teint ?

Elle soupira.


Maman !

Oui ma chérie ?


Tu te moques comme lui regarde mais regarde il sourit !

Asterie soupira les regarda tous les deux.
C’était la même chose presque chaque jour ou elle se trouvait au château le matin.
Il aurait été plus simple de déjeuner séparément comme beaucoup de famille faisait …
Mais c’est elle qui avait imposé ce fait elle voyait déjà peu ses enfants c’était un moment qu’ils partageaient.
Et comme chaque fois les deux se chamaillaient et comme Brianna était très susceptible sur ses tenues son frère en profitait …

Puis se tourna vers son majordome.
Lui donna les directives puis embrassa rapidement ses enfants.


Brianna dit à Sœur Mariette que je passerais aujourd’hui au dispensaire comme d’habitude en début d’après-midi.

Oui Maman.


[Au château de Bourges].

Asterie prit connaissances des différentes missives puis des besoins du duché pour l’embauche des hauts fonctionnaires.
Le CAC passa dans son bureau ils regardèrent ensemble la trésorerie et les achats éventuels à faire.
Le coursier du secrétariat d’état frappa à son bureau, il avait été autorisé accompagner d’un garde pour amener au château le courrier provenant de Paris sans un intermédiaire.

Elle prit les annonces elle les déposera dans son bureau de Secrétaire d’état après en avoir pris connaissances. Et les retransmettra en place publique.

La matinée arrivait à son terme elle s’étira il commençait à avoir faim presque 13h 30 il était temps d’aller manger …Puis direction Saint Aignan son dispensaire.


Moriarty

Saint Aignan - Jour 1

Il traversait les arcades de la mairie d'un pas allègre. Voyageur, il n'aimait rester longtemps en un même lieu et cela faisait de trop nombreuses lunes qu'il respirait l'air berrichon.
On l'appelait Moriarty, mais en d'autres lieux, sous d'autres climats certains jureraient le connaître sous un autre nom. En fait, son nom avait bien peu d'importance. C'était un inconnu, un parmi tant d'autres, un de plus dans la masse sombre et indistincte de la plèbe.
Vêtu à peine mieux qu'un manant, il était au dessus de tout soupçon, il était celui qu'on croisait sans y faire attention et à juste titre, car il ne faisait jamais rien. Mais, il avait toutefois ce luxe de ne pas souffrir du froid en ce jour hivernal.

D'autres à proximité de lui, exerçaient la mendicité comme s'il s'agissait d'un art, d'un savoir dont ils se ventaient le soir venu en dépensant l'argent de la charité.
Cette fois, l'un d'eux ne pu attendre le couché du soleil pour se consacrer à sa vinasse si chèrement acquise. Il semblait déjà nauséeux et alors qu'il faisait mine de pénétrer dans la Mairie, un milicien le bouscula. Il tombât alors sur Moriarty en toussant, comme les gueux avaient l'habitude de le faire. Révulsé, notre Inconnu fit une entorse au programme de sa journée pour aller s'installer dans une taverne et boire un potage dont la chaleur lui rappelait les repas d'enfance longuement préparer par la matrone.

Finalement, se serait une journée de perdue. Une de plus, une de moins... Après quelques jours de chômages, végéter une journée à la taverne par ce froid n'étaient pas si dramatique.
Il ôta le pardessus quelques peu troué puis le posa négligemment sur le banc. Il remarqua qu'un petit bouton avait poussé sur son poignet.

Voilà maintenant que les manteaux grattent en plein hiver, mais quelle idée pensa t'il. Qu'allait advenir si il était obligé de retirer ce manteau !

Le tavernier le regardait du coin de l'oeil, méfiant. Décidément, ce n'était pas sa journée. En effet, un client se dévêtant comme cela alors que dehors, mêmes les rats semblaient mourir de froid, c'était quand même quelque chose !

Qu'importe, Moriarty fit un signe et demanda à ce qu'on lui serve un verre de ce qu'il y avait de plus fort.
Le nectar coula comme une rivière parcours son lit, avec l'aisance que permet l'habitude. Il se sentit bien mieux, c'était toujours ainsi. Il commanda un second verre pour éviter que le manque ne le fit revenir dans ce lieu de perdition avant qu'il n'atteigne son domicile.

Quelques minutes plus tard, alors qu'il posait précautionneusement le manteau sur ces épaules, pour éviter trop de contact avec sa peau, Moriarty se rendit compte que le bouton n'avait pas disparu et que l'alcool n'avait pas fait disparaître le grattement, au contraire.
Ah... quelle histoire, quelle journée... que cela ne devienne pas une habitude, sans quoi il devrait rendre son tablier.

Clealan

Il se promenait à travers les rues et la rumeur enflait, enflait, on aurait trouvé un rat mort dans une rue de St Aignan, c'était toujours mauvais signe, quelques bêtes avaient aussi été etrouvées mortes dans des enclos lui avait on rapporté. Il profitait cependant du temps sec bien que glacial, s'arrêtant de temps à autre pour se gratter le mollet gauche. Il releva un peu le bas de sa braie, et découvrit quelques petits boutons. Où avait til bien pu se frotter?

Ysabeau

14 décembre, à l'université

On frappait à la porte de son bureau. Ysabeau ouvrit les yeux, qui pouvait bien venir à cette heure matinale ? Un nouvel étudiant ? Un professeur qui ne trouvait pas la salle de cours ? D'une voix qu'elle voulait assurée mais qui tremblait un peu, elle dit :

Entrez !

C'était l'huissier, qui lui annonça une visite

Dame rectrice, une dame vous demande. Se nomme Anne de Culan m'a-t-elle dit, peux la faire entrer ?

Anne de Culan... Ysabeau savait que la jeune femme était en Berry avec ses enfants, qu'elle avait voulu retrouver son domaine d'Aupic. Anne... Que de souvenirs, Anne, la fille de Valatar et de Maryan, la nièce de Hugo, la femme du si regretté Homme des Bois. Anne...
Elle se leva, la tête lui tournait toujours, elle sentait la fièvre monter à son front. Norf, elle n'était point au meilleur de sa forme pour accueillir la jeune veuve.
Elle prit sur elle et dit :

Faites entrer.

Quitta son bureau et avança de quelques pas mal assurés vers la porte pour accueillir la visiteuse avec un grand sourire.

Sylvain _d'Aupic

[Aupic, jour 1]

Le jeune Sylvain se réveilla assez tard. Les fatigues du voyage de la veille l'avaient tenu au lit plus longtemps qu'à l'accoutumée mais l'excitation de découvrir le domaine eurent vite raison des dernières traces de sommeil. Sitôt vêtu, le jeune garçon se rua aux cuisines où les serviteurs commençaient leur travail. Certains revenaient de Saint Aignan où ils avaient fait provision de denrées dont le domaine trop longtemps en sommeil manquait cruellement.

Après avoir rapîdement absorbé son repas matinal, Sylvain parti faire le tour des batiments, visitant notamment l'écurie. Près des chevaux, l'enfant était heureux. Il regrettait simplement que la paille lui provoque de telles démangeaisons. Où peut être était ce ces "petites bêtes" dont Mère lui avait recommandé de se méfier à proximité des animaux?

Quoi qu'il en soit, Mère n'étant toujours pas en vue, Sylvain poursuivit sa promenade.

Un peu plus tard dans la matinée, il décida de rentrer au chaud. Il avait sans doute trop longuement marché dans le froid, car il était épuisé et frissonnait de tout son corps...

Anne blanche

[Jour 1, Bourges, Université]

Devant la porte de la rectrice, Anne se demandait ce qu'elle pourrait bien trouver à lui dire. Mère lui avait dit, des années auparavant que, enfant, elle avait joué dans le courtil de la dame, à Sancerre. Elle n'en gardait aucun souvenir. Bien peu de gens ont des images nettes de leur prime enfance, et si Anne en avait à foison, c'était seulement parce qu'elle les avait soigneusement entretenues, en son exil viennois, au cours des années de séparation avec sa jumelle et son frère. Mais ces images n'incluaient pas Sancerre, et bien peu St-Aignan. Elle revoyait Culan, en revanche, avec une netteté jamais démenti, sentait autour de ses épaules peser le bras de son grand frère, contre son front celui de sa sœur. C'était toujours en plein soleil, dans la cour intérieure surchauffée par le torride été berrichon, ou dans les jardins à la pente si dangereuse pour les petites jambes. La grande salle, aussi, où figurait le trône vicomtal de son père, avait les honneurs de sa mémoire.
Mais pas Sancerre. Il lui faudrait y retourner, très bientôt, pour y vérifier l'état des possessions de feu son époux.

L'huissier, qui ouvrait grand la porte, la tira de ses songes. Dame Ysabeau l'accueillit, sourire aux lèvres. Courte révérence, sourire en réponse au sourire...

Dame, le bonjour. Je ne pouvais passer à Bourges sans saluer celle qui toujours accorda son soutien à ma famille.

Quelque chose dans l'attitude de la rectrice lui tira un frémissement de sourcil. Dame Ysabeau avait aux pommettes des plaques rouges, et son front s'emperlait de sueur. Il ne faisait pourtant pas si chaud, entre ces murs !
Anne se sentit inopportune. Elle avait entendu parler, à St-Aignan, des démêlés de la dame avec le duc, et interpréta les attitudes de sa vis-à-vis comme de la colère.
Elle ponctua donc sa phrase d'un sourire un peu plus appuyé, et poursuivit très vite.

Voilà qui est chose faite. Je m'en voudrais de vous distraire de vos devoirs. Aurai-je le plaisir de compter sur votre visite à Aupic, à un moment ou vous serez moins occupée ?

Mathilde

[Premier jour – Châteauroux- les quartiers pauvres]

Un matin dans les bas-fonds....
La vieille Mathilde se sentait toute ragaillardie par cette belle journée d’hiver. Après un repos forcé suite à un malaise cardiaque, elle n’avait qu’une hâte, retrouver ses petites habitudes...ou presque.
Elle était au service de la baronne de Valençay et s’occupait des enfants qui vivaient sous son toit. Le petite Fabian était chéri comme si c’était son propre fils. Quant à la jeune dame, elle se surprenait à avoir une attitude quasi maternelle envers elle.
A l’approche de Noël, la vieille dame aimait à donner aux œuvres de charité et aux pauvres. Elle tenait dans ses bras une pile de vêtements chauds et de couvertures épaisses qu’elle comptait bien distribuer. Alors qu’elle pénétrait dans une des rues de Châteauroux où la pauvreté et la saleté régnait en maître, elle dû ramener son col au-dessus de son nez afin de supporter l’atmosphère empuantie. Une odeur de charognes....d’excréments....une odeur de mort comme si la Grande Faucheuse avait élue domicile icelieu, prenant chaque soir son butin de pauvres âmes dont les corps étaient parfois abandonnés. Devant elle, un aveugle faisait la manche...le cœur serré, elle déposa quelques écus dans le chapeau élimé qu’il tendait.

Tenez...mon brave.

Puis elle glissa un gilet en laine autours de ses épaules squelettiques sachant bien qu’on viendrait lui voler. Ahhh...Aristote n’était pas en ce domaine de misère pour laisser des hommes, des femmes et des enfants survivent de la sorte. Sa foi en le très-Haut s’en trouvait inévitablement ébranlée et s’il n’y avait pas l’amitié Aristotélicienne en laquelle elle croyait profondément...Amitié qui l’avait mené dans ce quartier malfamé ...elle aurait renié le Très-Haut plus d’une fois.

Un peu plus loin dans la rue, deux chiens se disputent une proie. Ils jappent, grognent, courent et bondissent. Mathilde n’y prête guère attention. Elle est dans ses pensées et se demande si la petite famille qu’elle avait aidée l’année dernière était encore là. Elle avait une boule au creux de l’estomac rien que d’imaginer qu’ils aient pu périr par la faim ou autre.
Soudain un des chiens la bouscule et la vielle dame s’effondre par terre en hurlant. La pile de vêtements jonche le sol. Un traine-misère s’approche en courant et se saisit d’une paire de braies avant de s’enfuir et de disparaître dans la pénombre d’une ruelle. Il n’y a eu plus de peur que de mal. Les chiens effrayés par le cri de Mathilde ont également pris la fuite. La nourrice commence alors à rassembler les dons qu’elle comptait faire. Sa main frôle une fourrure visqueuse. Elle écarte la couverture de laine et marque un mouvement de recul en apercevant le cadavre d’un rat déchiqueté par les deux corniauds.



[fin de journée....]

La Vieille Mathilde aidait Linette à vêtir un de ses nombreux enfants. Inconsciemment, elle avait passé la journée à se gratter l’avant bras.
Z’allez vous arracher la peau ma bonne dame...pis vous n’allez pas l’air bien...lui fit remarquer la pauvre mère.

Du coup, la nourrice tira sa manche et découvrit un petit bouton. Entièrement consacré à sa tâche bienfaisante, elle ne s’était pas encore inquiétée des frissonnements qu’elle ressentait. Il fallut que la pauvre hère lui fasse remarquer.

Je...je dois être fatiguée....souffla-t-elle....je vais rentrer...
La vielle dame se leva et soudain tout se mit à tourner autour d’elle l’obligeant à retomber maladroitement sur sa chaise. Linette se précipita et lorsqu’elle caressa la joue de Mathilde, elle s’exclama...mais vous êtes brûlante !

Aryan

[Premier jour, Sancerre]

Aryan ferma l'une de ses malles en poussant un soupir. Le départ approchait et il restait tant de choses à faire. Le Courant d'Air se gratta le bras distraitement et s'attaqua à rassembler les affaires des lardons. Elle se souvenait de leur joie en apprenant qu'ils iraient dans une autre maison, une autre ville et elle se souvenait surtout des bouderies de son fils quand Aryan lui avait annoncé que seule leur vache et un des deux chevaux viendraient, seulement un.

Une boule de neige frappa la fenêtre et Aryan regarda dehors. Eolia et Tristan s'étaient alliés pour enneiger Gabrielle. Le Vieux Meuble sortit en trombe, ne voulant pas retrouver une de ses filles en bonhomme de neige.

Les enfants, il suffit ! Vous m'aviez que vous ne feriez qu'un bonhomme en neige, pas que vous transformiez votre soeur en neige ! Pourquoi cet acharnement ?

Maman ! c'est de sa faute ! Elle veut enterrer un rat qu'on a trouvé mort. On lui a dit de le laisser mais elle ne veut pas écouter.

Gabrielle, je t'ai dis de ne pas toucher aux animaux morts. Allez les enfants, le jeu est fini, il ne faudrait pas que vous tombiez malade.

Elle les regardait rentrer à la file indienne tout en se grattant les bras et voilà qu'ils avaient attrapé froid, ils frissonnaient et elle aussi.

Allez, filez vous couchez, je viendrai vous réveiller dans une heure ou deux, allez !

Elle les regardait monter se coucher et finit par se laisser tomber à terre, près de l'âtre, elle tendit les mains vers les flammes et espérait faire s'arrêter ses frissons. Et elle se reposerait une fois les affaires rangées.
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MessageSujet: Re: RP: La peste ( 13 Déc 2010.....)   Sam 8 Jan - 19:57

Brianna



[Jour 1 chez elle dans sa chambre].

A peine levée qu’elle soupira...

grrrrrr qu’il fait froid, grr….
Ah et puis personne n’est venu me mettre du bois dans le foyer.


Elle soupira et se dirigea vers la cheminée regarda les cendres et voilà le feu était éteint …
Elle tira sur la cordelette pour appeler un domestique.
Auxanya se présenta.


Bonjour Damoiselle Brianna .

Oui bonjour, je voudrais quelques bûches dans la cheminée il fait froid ici .

La jeune servante regarda la cheminée.

Oui en effet le feu est éteint.

Je le vois bien sinon je ne t’aurais pas appelé.

Elle s’avait que sa mère allait une fois de plus la réprimander.
Elle était peut être fille de la noblesse mais sa mère était assez stricte sur certain principes.
Elle avait deux mains et si elle pouvait s’en servir…
Parfois elle aurait aimé habiter chez son amie Marie –Charlotte de la Trémouillère au moins elle avait une femme de chambre personnelle.

Elle devait le soir mettre des bûches dans l’âtre pour garder le feu mais considérant que ce n’était pas son travail…
Elle n’avait rien fait, rien que le fait de prendre les bûches allait la salir …
Elle demandait de temps en temps à son frère qui le faisant car, cela l’amusait plus qu’autre chose.

Elle osa les épaules elle se demandait parfois s’il était vraiment son frère vu la façon dont il se comportait, ses ancêtres surement …
Bon c’était aussi les siens mais elle mettait bien entendu cela de cotés …


Ce matin elle devait se rendre au dispensaire étant étudiante en médecine et devait en passer par là.
Ce n’était pas ce qu’elle appréciait des plus toutes ses saletés, ses odeurs, les malades...
Bon les malades logique me direz vous, elle voulait être médecin fallait pas exagérer quand même ...Mais ceux là sentaient mauvais.
Et surtout étaient pauvres, rustres,avaient mal ,parlaient fort... parfois il y avait du beau monde mais c'était assez rare .Pourquoi sa mère n'était pas un médecin comme tout les médecins avec un cabinet respectable cossi , propre avec une belle clientèle ,mais non bien sûr!
Et Sœur Mariette le meilleur toujours derrière elle, l'obligeant à nettoyer certain récipient rien que d'y penser elle grimaça et si ce n'était que cela que neni la Soeur faisait son rapport à sa mère et attention si celane correspondait pas à ce qu'elle attendait d'elle…

Après avoir mis un certain temps pour s’habiller, elle se rendit dans la salle à manger.
Et voilà que son frère la taquinait comme chaque matin.
Elle soupira, n’ayant pas le choix car une fois de plus les consignes de sa mère étaient clair tous ensemble à table s’ils étaient là .
Sinon on venait la chercher.
Son frère en était ravi lui il se rendait à l’écurie, travaillait avec son maître d’armes, puis sont précepteur …parfois elle aurait préférer dormir plus et se prélasser un peu plus au lit …

Et voilà que sa mère donnait une fois de plus raison à son frère …


[Sur le chemin du dispensaire]

Brianna arriva au dispensaire et voilà !! Mes chausses !

Elle venait de marcher dans du crottin n’ayant pas fait attention .Son attention étant ailleurs…
Elle remarqua sur le coté un rat mort. Puis un autres et hop ouf de justesse.
Ce n’était pas surprenant d’en trouvé dans les rues …


Bien le bonjour Sœur Mariette.

Bonjour Jeune Damoiselle comment allez vous en ce jour ?

Je vais bien, je vais bien ma mère vous fait dire qu’elle passera aujourd’hui.

Très bien je vais donc mettre une affiche devant la porte.

Oui

Je vous retrouve en salle commune.

Oui j’arrive …



Euriphile

[Sancerre, Jour 1, où quand Yersinia pestis montre le bout de son nez ... Quel rat celle là!]

Ce matin, Eriphile émerge de sous ses couvertures de mauvaise humeur, assise sur son lit, elle se frotte les yeux. Aujourd'hui, on est le 14 décembre, le ciel est sombre, la ville est sombre et Eriphile est sombre. Ah le mauvais temps, ça vaut plombe la journée, vivement que la neige arrive au moins! Ah la neige et son manteau immaculée! Mais non, la journée a commencé et il va bien falloir arriver au bout. Après être restée de longues minutes immobiles, le regard dans le vide, Eriphile pose un pied par terre. Le pied gauche !

Dans un coin de sa chambre, Eriphile entend un couinement, un rat et ses petits montrent le bout de leur nez et traverse la pièce. Enfin, ils se décidaient à se manifester, elle était bien sûre que ces murs étaient infestés de ces infectes bestioles, il faudra qu'elle le signale à Martine, la femme de chambre, ça ne peut pas continuer comme ça.

D'un air morose, Eriphile sonne Martine, être morose, ça creuse. Quelques minutes plus tard, la vieille femme pénètre dans la chambre.

"Bien dormi Mademoiselle ?"
"Bof"
"Ah quel temps! Pauvre Mademoiselle, il ne faudrait pas que vous pensiez qu'il fait toujours gris au Berry!"
"Bof"
"Alors qu'est-ce que je vous sers Mademoiselle ?"
"Bof"

Un autre couinement. Eriphile, retrouvant toutes ses facultés se précipite vers l'endroit d'où proviennent les bruits.

"Regarde! Ils sont là! Ils sont encore là! Quand est-ce qu'ils vont me laisser respirer ceux là ? Dès que je me retourne, ils sont devant moi. Martine il faut absolument installer des tapettes."
"Calmez-vous Mademoiselle, on s'en occupera ce matin. Venez plutôt manger, vous devez mourir de faim, il est déjà dix heures passées."

Résignée, Eriphile retourne au lit et saisit son plateau du petit déjeuner. Devant elle, de jolies tranches de pain et une petite tasse de lait. Afin de beurrer ses tartines, elle se saisit de la cloche à beurre.

"Ca va mieux Mademoiselle ? Ne vous en faites pas, dans deux jours vous en serez totalement débarrassée."

Eriphile soulève la cloche.
Un rat mort.

"Aaaahhhhhhh! Martine débarrasse moi de CA TOUT de suite!"

Ysabeau

Anne était entrée. Ysabeau s'avança vers elle, le sourire aux lèvres. La jeune femme lui rappelait sa mère... Elle s'épongea discrètement le front. La fièvre... la fièvre montait. Anne la salua puis...

Je m'en voudrais de vous distraire de vos devoirs. Aurai-je le plaisir de compter sur votre visite à Aupic, à un moment ou vous serez moins occupée ?

Chère Anne, vous ne me dérangez aucunement. Je suis toujours bien aise d'accueillir mes amies, et surtout vous... Tant de souvenirs s'attachent à vous. Oui, sans nul doute je viendrai vous rendre visite à Aupic, dès que poss...

Elle s'arrêta, les vertiges la reprenaient. Un faible sourire et elle poursuivit

Excusez-moi je ne suis pas au meilleur de ma forme pour vous recevoir. J'ai eu la sottise de vouloir faire le chemin entre Bourges et Sancerre, à pied, par ce froid, dans la neige... et je crois que j'ai pris froid. Mais asseyez-vous je vous en prie... Je vous offrirais volontiers un verre de poire de Sancerre.

Tant bien que mal, elle se jeta dans son fauteuil, montrant à Anne un autre siège. Elle ferma un instant les yeux, espérant que la tête lui tournerait moins. Puis reprit, avec un faible sourire
Votre voyage s'est bien passé ? Vous comptez rester quelque temps en Berry ? Je vous invite à Sancerre, si vous voulez...

Johannara

Lignières , Jour 1.


Le Château de Lignières se dessinait majestueux entre les grandes cimes de la forêt de Meillant. La sylve si verdoyante à l’accoutumée , était d’ivoire, la neige ayant recouvert et les arbres et la pierre.

Au milieu de cet écrin d’albâtre, le domaine paraissait singulièrement quiet.

Pourtant…

La porcelaine fine se brisa avec grand fracas sur les murs de la vaste salle à manger. Alors que la valetaille désertait l’office de peur de subir le courroux de la jeune Baronne, cette dernière s’empara d’une dernière assiette qui vint se briser au pied d’un pauvre marchand apeuré et tremblant.

Plissant son joli nez moucheté de quelques tâches de rousseur, Johanara mira avec satisfaction les débris d ‘un service de vingt pièces dont la valeur aurait suffi à endiguer la disette dans le bourg voisin.

Puis ses larges prunelles vertes ourlées de miel , étincelantes d’ire, fixèrent le malheureux qui tordait fébrilement les bords de con couvre-chef élimé.

Et bien? N’avais je point exigé la perfection? Au lieu de cela, vous me livrez des assiettes ébréchées dont le liserai d’or est aussi droit que votre nez rougeaud! Vous serez payés, je n’ai qu’une parole, mais foi de Lignières, vous ne quitterez pas ce Castel tant qu’il demeurera ne serait ce qu’un infime fragment de cette vile porcelaine sur mes sols! Allons mettez vous à l’ouvrage avant que ma grande clémence ne s’estompe et que vous soyez jeté aux oubliettes!

Lasse, la belle rouquine quitta la pièce sans un regard pour le bougre. Sa chambrière, la blonde et replète Mathilde lui emboîta le pas et se risqua à souffler :

Ma dame, ces assiettes étaient convenables, ce n’est pas comme si vous receviez quelque Duc ou Marquis…

Les yeux de la Baronne se firent plus brillants encore et forcèrent la volage jeune fille à baisser les yeux sur ses chausses.

Suffit. Encore une sottise de la sorte et je t’envoie comme lingère dans mon Château en Armagnac! Finies les culbutes dans le foin avec mes jolis valets , il n’y a que des vaches et de vieux domestiques là bas, si âgés que même ta croupe rebondie ne saurait les réjouir! Il vaut mille Ducs et je veux que le Château lui paraisse un véritable havre de félicité dont il ne voudra plus repartir.

Soudain le regard limpide de la dame aux Lys se fit plus inquisiteur et scruta avec minutie sa bonne , qui peut farouche et dotée de courbes plus qu’alléchantes multipliait les frasques amoureuses et les damoiseaux dans sa couche. Voilà qui plairait sans nul doute à son coureur d’angevin amateur de ribaudes et habitué notoire de lupanars.

Nous allons te faire couper cette abondante chevelure blonde. Ce n’est pas décent. Et puis cela doit te gêner dans tes tâches quotidiennes…

Devant la bouille contrite de sa domestique, Johanara laissa un profond soupir s’échapper de ses lèvres carminées.

Soit… Mais tu ne lui parles pas, tu le ne regardes pas, tu ne respires pas même devant lui. Si tu…

Quelques criements venant de l’office arrachèrent la Baronne à ses récriminations et harangues.

Ce basin empoté se sera certainement coupé…

Lorsque Johanara trouva le marchand recroquevillé dans un coin de la pièce, elle se précipita vers lui. .

Montrez moi lui souffa-t-elle avec douceur, toute arrogance et suffisance ayant quitté sa voix harmonieuse et légèrement rauque.

Etes vous blessé? Dois je faire quérir un médicastre?

Il secoua vivement la tête avant de désigner le sellier du doigt, interdit. Haussant l’un de ses sourcils joliment arqué, la jeune femme souleva ses jupons de soie azurée avant d’approcher à tâtons de la porte entrouverte.

Et d’hurler à son tour….

Mathilde!!!!!!!! A moi! A moi!! Le Château est assiégé!!! On nous attaque! On nous tue!!!!! Des rats!!!!! Malepeste mon épée! Mon bouclier ! Mon Heaume!!! Sus à la vermine!

L’invasion du Berry par ces sympathiques rongeurs n’avaient point épargné le domaine de la sulfureuse rouquine…

Euriphile

[Sancerre, Jour 1, où quand Rattus Rattus colonise le nouveau monde. Premiers coups de canons sur le champ de bataille de Raterloo.]

Pour Eriphile, la matinée avait été une épreuve, car les rats qu'elle avait découvert dans sa chambre n'était pas les seuls et de toute part, des rats émergeaient des entrailles de la maison, couinant et trottant à travers les couloirs. La maisonnée s'était activée, Eriphile courait de chambre en chambre ; Pandorha était sortie avec Alexia et c'était donc à elle, jeune fille de onze ans, à qui revenait la lourde responsabilité de faire régner l'ordre en ces lieux.

"Berthe ! lâchez donc votre rôti et venez aider les autres ! Si vous ne faites rien, les rats l'auront bientôt dévorer!
Erasme ! Une tapette, apportez-moi une tapette, il y a un nid dans ce mûr là !
Miriam ! Cessez de geindre comme une gamine de ..."

Une gamine de onze ans, c'est ça? comme Eriphile quoi ? Bon et bien alors...

"Oui cessez de geindre comme une gamine et essayez d'y mettre autant de force que vous n'en avez quand vous pensez qu'on ne vous entend pas à la cave avec le garçon de cuisine!"

Euh... cette remarque, elle aurait pu s'en passer, mais il faut bien motiver les troupes

Sur l'étagère, Eriphile aperçoit un livre qui bouge, La Peste, de Bertal Musac, une lecture sordide à n'en pas douter. Soudain, elle voit affleurer un petit nez rose. Sans hésiter, la jeune file se saisit d'une carafe en verre fin de célèbre facture. D'un pas rapide, elle s'avance vers l'étagère, arme son bras et abat le lourd récipient sur le livre.

Dans un fracas assourdissant, l'étagère et la carafe volent en morceau. Eriphile, surprise par la puissance du choc est tombée à terre et se relève en chancelant. A l'autre bout de la pièce, elle aperçoit une queue rose qui file à toute allure.

"NON! Il ne s'en sortira pas! NON! NON! NON! Il n'est pas dit qu'on réussira à m'échapper à MOI!"

Enragée, elle se précipite vers le rat, son pied cogne une table qui se renverse sur son passage, Eriphile s'effondre.

"Reviens là ! Reviens là ! J'ai dit reviens là être infecte, absurdité de la nature. Je vous abhorre fétides créatures!" Autant de mots charmants sur une si adorable frimousse...

Loin d'être de s'avouer vaincue, Eriphile, plus déterminée que jamais, rampe à quatre pattes dans la direction qu'a emprunté le rat. Derrière elle, elle entend des pas, ce sont les domestiques, qui, au fait du vacarme qui provenait de la pièce, avaient commencé à s'inquiéter pour leur très jeune maîtresse.

"Oui, du renfort ! Il me faut du renfort ! Les chiens, allez chercher les chiens !"
"Madame reprenez vos esprits ! Qu'on aille cherchez un verre d'eau pour Mademoiselle de Hennfield, elle se sent mal."

Martine s'approche d'Eriphile et l'attrape par le bras pour l'aider à se relever, mais Eriphile dans un excès de fureur, la repousse et s'agrippe aux meubles pour se redresser.

"Non ! Je n'ai pas besoin qu'on m'aide!"

Soudain, Eriphile suspend son geste. Elle est là, dans le salon. Partout dans la pièce gisent des bris de verre et des éclats de bois, la moitié des meubles sont à terre. Mais sur le visage dément de la jeune fille apparait un large sourire ! Ses yeux pétillent, sur son front une goutte de sang perle d'un plaie légère. La guerre, alors ils veulent la guerre!

"Et bien ils l'auront la guerre! Les chiens, les chiens... Quelle cruche! Non, ce sont les chats qu'on va lâcher. Trouvez-moi des chats! Tout de suite!"

Anne Blanche

Jour 1, Bourges, Université

Un peu curieuse, Anne regardait autour d'elle. A Vienne, elle n'avait jamais eu l'occasion d'entrer dans le bureau de Dame Ulan. Elle s'était imaginé qu'il y avait partout des parchemins, reliés ou en volumes, comme dans son propre bureau à l'Académie Royale, mais aussi des tas d'autres objets, tous ces nouveaux outils dont on se servait pour naviguer, par exemple, et sur lesquels elle ne savait mettre de nom, ou des potions, des objets du culte, des truelles, des armes diverses et variées ; bref, tout ce qu'elle imaginait nécessaire à l'exercice de l'enseignement.
Or, elle ne voyait rien de tout cela. Tout était soit bien rangé dans les coffres, soit dans une autre pièce. Ou alors ... Mais oui, bien sûr ! Dame Ysabeau n'avait pas encore eu le temps de remettre en place tout ce qu'elle avait dû retirer de son bureau quand le duc l'avait limogée.

Oui, sans nul doute je viendrai vous rendre visite à Aupic, dès que poss...

La rectrice n'acheva pas sa phrase. Alarmée, Anne se demanda quelle bévue elle avait bien pu commettre. Elle s'était pourtant comportée selon les règles de la bienséance !
Elle s'avisa bien vite qu'elle avait fait erreur en interprétant comme de la contrariété les rougeurs de Dame Ysabeau. Celle-ci lui expliqua qu'elle avait pris froid sur la route de Sancerre. Elle semblait effectivement bien mal.

Votre voyage s'est bien passé ? Vous comptez rester quelque temps en Berry ? Je vous invite à Sancerre, si vous voulez...

Ce n'était pas le moment de se lancer dans le récit de l'aventure qui avait failli leur coûter la vie, quelque part entre Rennes et Rohan. Anne se serait plus volontiers étendue sur les raisons qui l'avaient amenée en Berry. Dame Ysabeau avait connu son époux, et celle qui, pour l'instant, était encore sa vassale. Elle comprendrait.
Mais pour cela non plus, ce n'était manifestement pas le moment.
Anne refusa le siège offert.

Dame, je ne puis rester plus longtemps. Mes enfants sont seuls à Aupic avec les servantes. Mais vous me semblez bien souffrante.

Moui... Tellement souffrante qu'Anne était partagée entre l'envie de prendre ses jambes à son cou et une compassion qui la poussait à rester. Elle coupa la poire en deux.

Je vais mander pour vous un mire. On m'a parlé, à St-Aignan, d'une dame Astérie. Étrangement, ils parlent d'elle, là-bas, comme d'une médicastre, mais semblent pourtant accorder plein crédit à son savoir.

Ce n'était point le parchemin qui manquait en ces lieux. Les plumes non plus. Anne griffonna rapidement quelques lignes, de cette écriture maladroite qui la navrait, mais qu'elle n'était jamais parvenue à corriger, et chargea l'huissier de la porter au plus vite à la dame Astérie.

Elle ne saurait tarder. Reposez-vous, Dame, en l'attendant. Je ferai prendre tantôt de vos nouvelles.

Une révérence, et elle quitta les lieux, mal à l'aise.

Jour 1, Aupic

Le coche la ramena à Aupic alors que l'après-midi était déjà bien avancé. On ne devait pas être loin de vêpres. Il faudrait trouver un chapelain, pour les offices, si l'on s'installait ici. La solution la plus simple serait de ramener le vieux Père Comis, quand on retournerait à Vienne pour y toucher le produit de la vente des terres. Il confirmerait le baptême de Sylvain et Anne-Marie, et instruirait les deux enfants en françois, latin, grec, astronomie, arithmétique ... comme il l'avait fait pour Anne. Son savoir était vaste, ses poches aussi, qui regorgeaient d'oublies et de poires surettes.
Anne se rendit tout de suite dans la pièce dont elle avait fait son salon, au premier étage. Elle était suffisamment vaste pour que les enfants y jouent à leur aise, suffisamment petite pour être aisément chauffée. Henry avait déniché dans les greniers quelques tapis, dont les couleurs étaient fanées, certes, mais qui isolaient bien des dalles. La jeune femme avait l'intention d'y rédiger quelques courriers, à destination des rares amis qu'elle comptait à Vienne. Elle eut une moue de contrariété en découvrant que Sylvain était déjà là. Il allait encore s'agiter, faire du bruit, babiller...

Le bonjour, Sylvain. Ne pouvez-vous jouer dehors, tant qu'il ne neige point ? Vous devriez profiter de ...

Elle s'interrompit. L'enfant était étonnamment calme, anormalement sage. Anne s'approcha.

Vous avez froid, malgré le feu ? Demandez à Matheline votre surcot fourré.
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MessageSujet: Re: RP: La peste ( 13 Déc 2010.....)   Sam 8 Jan - 20:04

Asterie

[Jour 1 au château de Bourges début après midi.]

Asterie sortit de son bureau passa devant plusieurs bureaux salua les uns et les autres.
Puis elle se dirigea vers la taverne du château son ventre commençait à crier famine.
On lui servit un repas une fois restaurer elle rendit aux écuries du château pour prendre sa voiture et se rendre à Saint Aignan …
Elle se rendit aux écuries qui se trouvaient un peu en dehors du Château …


Bonjour Maitre Ambparé,

Bien le bonjour Dame Asterie

Maître Asterie comment va votre journée ?

Bien le bonjour Messire comme vous porter vous aujourd’hui.

Par Aristote Dame je me porte très bien.

J’en suis ravie bonne journée à vous …

Elle remarqua quelques rats morts aux bords des ruelles.
Elle posa un mouchoir sur son nez non que les odeurs la répugnaient, non elle en avait l’habitude mais là…c’était différent.
Elle continua son chemin.
S’arrêta devant l’échoppe de Maître Barbier.
Il se tenait devant son échoppe.


Bien le bonjour Maître Ambparé comme se porte votre personne en se jour ?

Asterie sourit très bien Maître Barbier et vos affaires ?

Elles se portent très bien. Et vous ? Dites moi n’avez-vous pas senti une odeur plus persistante que les autres jours ?

Oui c’est étrange il faudrait nettoyer un peu tout cela.

A peine eu t’elle terminer qu’une servante déversa quelques eaux souillés non loin de là dans les rigoles…

[Aux portes de Bourges Direction Saint Aignan]

Asterie s’installa dans la voiture puis cala un coussin.
Un garde arrêta la voiture après avoir reconnu son blason.


Maître Ambparé on m’a demandé de vous demander de vous rendre à l’université si je vous voyais.

Je viens du Château je dois me rendre à Saint Aignan que s’y passe t’il ?

Ben sait pas moua on m’a dit Albert si t’y voit Maître Asterie dit lui faut qu’elle aille à l’université c’est important !


Elle soupira...

Important n’y a-t-il donc personne d’autres qui …

Ben moi j’fais c’qu’on m’dit !

Oui je me doute bien. Et bien retournons y …

Sylvain d'Aupic

[Aupic, jour 1]

Sylvain était auprès d'un feu crépitant quand sa mère rentra au château. Les frissons n'avaient cessé d'augmenter, la fatigue devenait à chaque instant plus intense. Sylvain n'avait jusqu'alors été que très rarement malade, aussi vivait il difficilement les symptômes tels que la fièvre et les nausées qui le tiraillaient.

Le bonjour, Sylvain. Ne pouvez-vous jouer dehors, tant qu'il ne neige point ? Vous devriez profiter de ...

Vous avez froid, malgré le feu ? Demandez à Matheline votre surcot fourré.


Sylvain se leva pour s'executer mais ne se sentait vraiment pas en forme

Oui Mère, je crois également que je vais aller m'allonger, je me sens vraiment...

Le jeune garçon n'acheva pas sa phrase. La fièvre, trop forte déclencha chez lui une crise de convulsions. Celle ci fût impressionnante mais brève. Quelques instants plus tard, Sylvain était allongé sur le sol, inconscient...

Clealan

Il était finalement revenu à l'Archange, il commenca pa renger un peu, lentement, il ne se sentait pas dans son assiette, son mollet le démangeait, il allait au ralenti comme nimbé de "coton", des frissons le parcoururent, mais que lui arrivait il?.....Mathurin l'observait du coin de l'oeil, lui toujours prêt à se reposer sur son maitre, il fronca les sourcils un peu inquiet de le voir si nonchalant.

Ysabeau

Toujours à Bourges, bureau du rectorat de l'université

Dame, je ne puis rester plus longtemps. Mes enfants sont seuls à Aupic avec les servantes. Mais vous me semblez bien souffrante.
...
Je vais mander pour vous un mire. On m'a parlé, à St-Aignan, d'une dame Astérie. Étrangement, ils parlent d'elle, là-bas, comme d'une médicastre, mais semblent pourtant accorder plein crédit à son savoir.

Ysabeau avait à peine entendu la réponse d'Anne. Elle la laissa écrire le mot. Asterie... Oui, Asterie... le meilleur médecin du Berry, un de ses professeurs les plus assidus... Mais ce n'était peut-être pas la peine de la déranger pour un simple refroidissement.
Péniblement, elle se leva et raccompagna la jeune femme à la porte

Je serai ravie de vous rendre visite en votre domaine d'Aupic dame, il éveille en moi tant de souvenirs...

Elle épongea son front brûlant, et s'effondra dans son fauteuil, en proie au vertige. Son bras la grattait toujours. Résister... Résister... Attendre, convoquer les professeurs pour qu'ils soient à l'heure dans la salle de cours... Puis elle rentrerait à Sancerre, mais en coche cette fois, elle se sentait incapable de marcher

Johanara

Lignières. Jour 1


La jeune Baronne pénétra dans la chambrée, une assiette de soupe encore fumante entre ses mains liliales.

Le pauvre marchand était alité depuis quelques heures à présent. De prime abord , il avait semblé à la rouquine que le pauvre bougre était bien trop émotif et que l’épisode avec les rats l’avait affecté plus que de raison. Mais à l’évidence , il s’agissait d’autre chose que d’une simple frayeur.

Son front était brûlant. De grosses gouttes de sueur perlait sur sa peau tannée et de nombreux frissons parcouraient son corps. Mathilde l’avait recouvert d’une lourde couverture de laine et quelques bûches de plus avaient été rajoutées au foyer de la cheminée.

Voilà de quoi ripailler mon brave…J’ai envoyé un laquais quérir un mire au plus vite mais avec toute cette neige il ne sera pas au village avant l’aube. Essayez de manger…

La main rugueuse du malade tenta de s’emparer de la cuillère avant de retomber lourdement sur les draps de satin. Ses yeux étaient vitreux, sa bouche entrouverte laissait échapper un flot de paroles incompréhensibles ainsi qu’un fin filet de salive. Une grimace vint altérer la jolie frimousse de la jeune femme puis elle se décida à le nourrir du mieux qu’elle le pouvait.

C’est du concombre…Vous souvenez vous de sa Grâce Jazzette le Poilu? Elle régna sur le Berry il y a quelques années de cela. C’est elle qui m’a appris cette vieille recette…Ouvrez la bouche voyons….
Pardon? Votre grand-mère en short? Norf, voilà qu’il délire….Mathilde prend le relais je te prie, il fait trop chaud je vais me rafraîchir un peu…

La jeune noble se réfugia dans l’intimité de sa chambre, le souffle court et les pommettes empourprées. Quel chaleur! Elle ouvrit la fenêtre quelques secondes et l’air glacial s’engouffra dans la pièce fouettant son visage et faisant voler autour d’elle sa rutilante chevelure bouclée.

Des bouffées de chaleur. Comme lorsqu’elle était enceinte. Aristote soit loué, cela ne pouvait être une nouvelle grossesse, son mari n’ayant pas honoré sa couche depuis plus d’une année. Son corset serré à outrance pour marquer la finesse de sa taille et la courbe de ses hanches opprimait sa poitrine et ses respirations. Elle fit glisser un à un ses jupons avant de lutter contre les lacets de satin mais fut bien obligée de quérir de l’aide avant de pouvoir se plonger dans un bain parfumé aux essences de jasmin.

La tête lui tournait. Ce bougre d’âne bâté de marchand lui avait certainement transmis ses miasmes et sa fièvre. Elle aspergea son doux visage d’eau fraîche et pria pour que l’aurore leur apporte soulagement et quiétude.

Euriphile

[Jour 1, Sancerre, la chevauchée de Xenopsylla cheopis. La puce avant les pustules.]

Xenopsylla cheopis est là, sur son rat. A travers toute la maisonnée, elle chevauche, enjouée. Son rat traverse les couloirs, les sombres corridors, s'enfouit sous les couvertures, s'installe sur les fauteuils et sofas, escalade les tables et les étagères. Maintenant tout est à lui. Seulement ses rats ne font pas long feu. A peine ont-ils fait quelques pas la lumière du jour, à peine ont-ils eu le temps de pousser quelques cris, que les voilà qui s'effondrent !

Xenopsylla, la puce, émerge des profondeurs de la maison sur Rattus, son meilleur ami et généreux hôte. Chez lui, elle dispose de tout, peaux mortes ou boisson à volonté. Il lui suffit de se baisser un peu, de piquer une fois et de se servir. Le sang, c'est dément! Lorsque pour la première fois elle voit la lumière, son rat se précipite sur un morceau de fromage qui traîne devant son trou.

Et paf le rat. La tapette, sans pitié se referme sur lui en un instant. Terminus, tout le monde descend. Heureusement, derrière lui, la puce aperçoit ses petits. En un bond, elle change de véhicule. Le petit rat se précipite instantanément à l'extérieur de la pièce, il déambule dans le couloir. Étonnée, la puce observe toute cette agitation. On court dans tous les sens. Ce qu'ils sont stressés ces humains.

Scratch.

Là où se tenait auparavant le jeune rat de Xenopsylla, on ne distingue plus qu'une grosse tâche de sang et une fine queue rose.

"Bravo Bertrand tu as écrasé cette petite horreur!" s'exclame une voix de jeune fille.

Par chance, Xenopsylla s'en sort indemne, toujours sur la croupe du rat, elle bondit sur le fameux Bertrand et se faufile sous ses vêtements, entre ses poils. Bertrand est plutôt vieux et pas très appétissant! Aujourd'hui Xenopsylla a une très grosse faim, mais il vaut décidément mieux un gros rat qu'un vieux gars. Finalement, la puce arrive enfin à émerger de ce labyrinthe de tissus et de chairs. Rien d'intéressant à l'horizon. Rien ? Vraiment ? Une fille, plus petite que Bertrand et également beaucoup plus appétissante marche devant Bertrand. De son col, la puce aperçoit un joli coup pâle, lisse et fragile. Saisissant l'occurrence, Xenopsylla saute dessus. Surtout, il faut absolument ne pas se faire remarquer! la puce court en direction de l'épaisse chevelure blonde.

Huummm.... Ce qu'elle est bien ici, sous ses pattes Xenopsylla sent la douce chaleur de la jeune fille et le sang qui bat dans ses veines. Au moins, on est sûr d'avoir de la marchandise de qualité ici!

Brianna

[Jour 1 au dispensaire de Saint Aignan ]



Brianna avait revêtu son tablier pour ne pas se salir ,elle faisait le tour avec Soeur Mariette des malades d’une des salles communes.
Celui-ci était réserver aux plus nécessiteux ,il y avait toutes sortes de gens la saleté y régnait malgré les efforts du personnel pour maintenir une certaine propreté mais l’état des vêtements et des personnes du à la crasses incrusté depuis bien longtemps était devenue pour certain une seconde peau...
Elle frissonna...Non décidément non, elle ne pourra jamais s’y habituer elle grimaça, Sœur Mariette s’en aperçue bien évidement et lui lança un regard qui en disait long.


Allez me chercher de quoi faire partir une partie de la saleté de ce patient.

Brianna soupira ...elle aurait voulu lui dire il n’en ai pas question je suis un futur Médecin je suis entrée à l’université avec mon …Elle n’eu pas le temps de penser plus qu’une main l’agrippa... elle se retourna et aperçue le large sourire édenté d’un patient.
Elle le regarda puis enleva délicatement son bras comme –ci de rien était puis tourna les talons et parti chercher ce dont Sœur Mariette avait besoin …


Toujours si mignonne la ptite hein sœur Mariette, mais c’est pas sa mère …

Sœur Mariette ne laissait rien paraître surtout devant les malades mais n’en pensait pas moins. Elle continua son inspection.
Brianna parti chercher un récipient puis un pain de savon de cendres.

Elle rouméga comme à son habitude. Elle n’était pas là pour être une fille de salle mais comme futur médecin… Elle était plus vexée qu’autre chose, elle n’était pas considérée comme elle le voulait. Comme au château et dans beaucoup d'endroit non là elle n'était que sous les ordres de Soeur Mariette et devait obéir , plus tard quand elle aura fait ses preuves .Elle sera un peu plus concidéré, mais pour l'instant elle devra aller en chercher pas mal de recipients et en laver des malades avant de pouvoir donner des ordres .
C'était les consignes de sa mère et bien entendu Sœur Mariette les suivaient à la lettre.
Elle aurait pu refuser mais là c’était sans compter sur sa mère autant elle pouvait avoir beaucoup de choses mais sur ce plan là rien à faire et ce n’est pas faute d’avoir essayé …
Soit elle travaillait ici et cela lui donnait de bonnes références soit elle devait le faire dans un autre hospice ou dans un cabinet .Elle avait donc choisi …

Elle vaqua à ses occupations puis lorsqu’elle se rendit dans la cour derrière ou l’on y étendait le linge elle se mit à crier.


HAahahahaha un rat, puis un autre ….

Elle sautillait sur place elle ne sentit pas vraiment la piqure …

Anne blanche

Jour 1, Aupic

Oui Mère, je crois également que je vais aller m'allonger, je me sens vraiment...

Anne s'était retournée pour poser sur un coffre sa cape de voyage. Du coin de l'oeil, elle perçut un mouvement bizarre.

Sylvain !

Horrifiée, elle vit soudain son fils tomber, ses yeux se révulser. Elle porta les mains à ses joues, la bouche ouverte sur un cri muet. Le petit corps de Sylvain, tout raide, fut tout à coup agité de soubresauts. Anne se laissa tomber à genoux sur le sol. Elle voulait toucher son fils, mais n'osait pas. Rien ne l'avait préparée à ce genre de situation. Eperdue, elle se mit à appeler tous les noms qui lui passaient par la tête.

Nette ! Matheline ! A moi ! Bacchus ! Venez vite ! Oh venez vite !

Ce fut Nette qui se précipita la première, livide, et resta debout dans l'ouverture de la porte, appuyée de l'épaule au chambranle.

Mais faites quelque chose ! Matheline ! Matheliiiiine !

La servante entra enfin, rapide, pour une fois. Elle bouscula Nette, qui serait tombée à son tour si elle ne s'était pas rattrapée à la portière de feutre.

Norf de norf ! le mal Saint-Antoine !

Matheline avait des misères humaines une connaissance toute empirique, un savoir légué par sa mère. Anne l'avait vue plus d'une fois à l'œuvre, mais plutôt face à des blessures. La servante était un peu rebouteuse, et savait comme personne remettre en place une épaule déboitée ou un poignet foulé, à grand renfort de brins de laine rouge et d'onguents malodorants.
Quand elle prononça "le mal Saint-Antoine", Anne fut un peu soulagée. Matheline savait contre quoi lutter. Mais à mesure que les mots se frayaient un chemin jusqu'à sa conscience, Anne sentit la honte l'envahir. Le mal Saint-Antoine, l'épilepsie ! Son fils, l'héritier d'Aupic, était épileptique ! Elle se signa frénétiquement à plusieurs reprises.

Va-t-en m'quéri d'l'iau et d'l'écorce de saule, la Nette !

La petite Nette obtempéra, traînant des pieds, ce qui lui aurait valu une solide algarade de la part d'Anne si elle n'avait été si occupée à tenter de comprendre. Quelque chose n'allait pas. L'épilepsie ... l'écorce de saule ... Certes, elle n'y connaissait que ce qu'elle avait pu lire dans la masse de parchemins laissés par feue sa tante en sa librairie, mais quelque chose n'allait pas.
Matheline s'affairait auprès de Sylvain, dont le petit corps était devenu tout mou, comme ces poupées de son qu'on donne aux enfants pour les amuser. Il semblait dormir, à présent, mais de mauvaises plaques rouges lui marbraient les joues et le front.

Du saule, Matheline ?

Oui-da, Dame. C'est point le feu St-Antoine, j'm'a errancée qu'j'en suis câmaude.

Vous êtes sûre, Matheline ? Ce n'est point l'épilepsie ?

La servante ouvrit des yeux ronds.

L'épispellie ? Non point, Dame ! Que nenni. J'm'apensais qu'c'était le feu, mais c'est juste ren qu'la fièvre.

Il fallait reprendre ses esprits, et vite. Anne ne savait plus à quel saint se vouer. Elle ne comprenait plus rien, mélangeait les maladies, confondait tout. Et quand elle ne comprenait pas, la colère montait. Matheline, qui la connaissait depuis sa naissance, se dit qu'il valait mieux désamorcer la bombe avant une explosion qu'elle sentait imminente.

C'est rien, Dame Anne. C'est la fièvre qui fait faire ça aux bousous. Le petit aura pris froid dans c'te neige. Demain, il n'y paraîtra plus.

Matheline se releva, emportant dans ses bras l'enfant qui revenait à lui, suivie d'Anne qui ne savait plus ni que faire ni que penser.

Ysabeau

fin du J1 puis début du J2, Bourges (université)

La rectrice, sa tâche journalière terminée, portes des salles ouvertes, professeurs titulaires et suppléants prévenus pour le lendemain, avait à pas lents et fatigués rejoint son bureau, se tenant aux murs de peur de tomber. Ah ces vertiges....
Elle s'y assit, attendant la venue d'Asterie qu'Anne, obligeante, avait fait prévenir.
Assise dans son fauteuil, elle ferma les yeux. S'endormit, épuisée. Fit des cauchemars. Des rats qui couraient partout, son amour malade, reviendrait-il un jour de Bourges ? Des démons grimaçants qui ricanaient, voletant lourdement autour d'elle... Un feu, un feu qui ressemblait à un bûcher, des cris...

Nooooooooooooooooooooon !

Elle s'éveilla, en sueur, courbatue, ne reconnut pas l'endroit où elle se trouvait. Il faisait encore nuit. Elle entendit les cloches de la cathédrale de Bourges sonner matines. Norf, elle était restée à l'université... La tête lui faisait mal, ses tempes battaient, et toujours ce vertige.
A nouveau, elle s'épongea le front. Sentit comme une grosseur sous son bras droit. Une grosseur ?
Elle ferma à clé la porte du bureau, alluma une chandelle, enleva sa houppelande, souleva sa chemise... Pâlit, manquant tomber. Sous son aisselle droite... deux affreux boutons noirs, bubons gorgés de pus...
Nooooon, pas ça... Les images, les souvenirs affluèrent. Quelques années auparavant... en Berry... la peste... La peste, puisqu'il faut l'appeler par son nom. Elle avait été atteinte, elle s'en était sortie, grâce à Mentaig... Mais celle-ci avait succombé... La peste, oui. Elle reconnaissait ces symptômes... les bubons, bientôt le délire, bientôt...
Vite, quitter l'université. Gagner Sancerre, prévenir. Puis se cloîtrer chez elle, écrire à Asterie pour l'informer de... Maintenant, écrire à Asterie. Elle passait souvent à l'université, étant un des professeurs les plus assidus.
Elle se rhabilla tant bien que mal, revint à son bureau, prit encre, parchemin, calame et écrivit un petit mot à l'attention de la médicastre

Citation:
Ma chère Asterie,

C'est d'une main tremblante que je t'écris ces quelques mots. Hier, Anne t'a envoyé un message te demandant de passer me voir à mon bureau, car je ne me sentais pas bien. Je pensais qu'il ne s'agissait que d'un simple refroidissement, car, imprudente, j'avais fait à pied et sous la neige la route entre Sancerre et Bourges.
Hélas... Hélas, c'est bien plus grave. Chère Asterie, je crois que je suis atteinte par le mal dont on n'ose prononcer le nom, celui qui est transmis par les rats... Et justement j'avais trouvé un rat mort devant chez moi, quand j'ai quitté mon échoppe... et justement le bras droit m'a gratté toute la journée..
Et voilà que ce matin, sous mon aisselle droite... deux affreux bubons remplis de pus noir. Et j'ai toujours la fièvre.
Ne viens pas me voir, tu risquerais d'être contaminée. Dis-moi seulement ce que je puis faire, quels remèdes prendre, quelles précautions pour éviter la contagion.
Je retourne à Sancerre. Je vais me cloîtrer chez moi, prier Aristote. Que faire d'autre ?
Pardonne-moi pour cette si mauvaise nouvelle. Et crois à mon désir de m'en sortir, mais seul Aristote sait ce qu'il en adviendra.
Ysabeau


D'une main tremblante, elle sécha l'encre, roula le parchemin, le cacheta, et appela un huissier.

Mon ami, portez cela dans le bureau des professeurs, à l'attention d'Asterie. Puis faites atteler un coche, je rentre à Sancerre sans plus attendre

Elle avait murmuré les derniers mots d'une voix presque inaudible. L'huissier la regarda d'un air inquiet, quitta le bureau.
Elle resta là, incapable de bouger.
L'homme revint au bout de quelque temps, lui dit que le coche était là, dans la cour.
Elle se leva péniblement, s'enroula de sa cape.

J'peux vous aider dame rectrice ? Z'avez point l'air ben vaillante...

Elle hocha la tête, ne protesta pas. Il la prit par le bras, lui fit descendre les escaliers, l'aida à monter dans le coche.

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MessageSujet: Re: RP: La peste ( 13 Déc 2010.....)   Sam 8 Jan - 20:05

Poumona

[Jour deux ]

Pou…Pourri … Pourritures Royaliste !!!

Le front perlant de sueur, la main sur la garde de son épée prête à frapper, Poum’ se réveilla en sursaut. Toujours sur le sol froid et sale de la taverne à Saint Aignan. La fatigue avait fini par l’emporter sur son énergie naturelle la laissant gisante sur la crasse maculée toute la journée par les chausses enneigées des personnes de passage. Elle se releva avec une certaine pesanteur dans la tête, cette dernière n’avait cessée de lui tournée et une sensation d’avoir quelques chose de bloqué au fond de la gorge n’arrangeait en rien son état…

Norf !! Didiou de cauchemar !

La raison, si si elle en a, si peu mais elle en a.. Bref la raison lui disait d’aller voir Astérie de suite mais sa peur bleu des soins et autre médicastre la rendait toute tremblante … Ou bien était ce le froid ? Ou la fièvre ? Les jambes en cotons elle se tenait à la table dont le bois marqué de nombreux coups de dague et autre brulure prouvait une certaine animation du lieu ..

Après une longue bataille mental elle décida de ce rendre au dispensaire d‘Astérie après tout elle se trouvait être à Saint Aignan il n‘y avait pas grande route à faire. Appuyée sur le pommeau de son épée la lame de cette dernière se plantant dans le sol elle sortit de la taverne chancelante. La neige avait continué de blanchir les rues de la ville et les rendre des plus glissante.

Avec grand mal elle s‘aventurait dans les rues Saint Agnanaise quand soudain une chose froide vint se coller dans sa nuque, la peau bouillante mains sur l‘endroit ou la sensation glaciale venait d‘apparaitre elle se retourna pour voir trois mômes qui s‘amusait à ce lancer des boules de neige… Elle aurait eu envie de les gronder mais lorsqu‘elle ouvrit la bouche ce ne furent pas des mots qui en sortirent mais son dernier repas… A genoux sur les pavés de la rue elle fini de vomir sous les regards écœurés des caniots…

Des larmes de panique coulaient sur ses joues, la respiration haletante elle sortit sa flasque d’alcool afin de ce rincer la bouche, une fois fait elle tenta de se relever tant bien que mal.. C'est au bout de vingt bonne minutes qu'elle arriva enfin devant le dispensaire...Une douleurs étrange à l'aine, passant sa main sur la partit de son corps endoloris elle y découvrit une sorte d'excroissance, sans plus attendre elle souleva sa chemise prise de panique et c'est ainsi qu'elle y vit une boules noire, elle n'avait jamais vu cela qu'es ce qui pouvait bien lui arriver ?

Elle ne pouvait pas laisser une chose pareille pousser sur son corps afin d'attraper sa dague elle laissa son épée tombé dans un bruit de fer brisé, la main tremblante, la vision embuée de larme, elle posa la lame de sa dague sur le bubons prêtes à couper.

Un... Deux.. TrOOOOOOOOOOOOOOOiaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaiiiiieee !!!!

La neige blanche se colorait doucement de vert et de rouge rappelant les couleurs des arbre d'automne... Malheureusement il ne s'agissait pas d'arbre mais de sang mêlé au pue du bubons... Perdant peu à peu ses forces récupérant malgré tout ses armes tombées au sol elle entra dans le dispensaire.

Astérie... Astérie..

Euriphile

[Jour 1, Sancerre, vapeurs et frayeurs]

Eriphile, hors d'elle, court dans les couloirs, les rats sont de plus en plus nombreux, il y en a partout, d'ailleurs, ils commencent tous à mourir en groupes, et à travers toute la maisonnée, sur le superbe plancher ciré de noyer, gisent d'immondes tas de cadavres.

Soudain.
"Ahhhhhhhhhhh! Ca piiiqueee! Ca pique! Ca pique!"
Martine se jette sur Eriphile, inquiète.
"Mademoiselle! Tout va bien, Mademoiselle ? Que vous arrive-t-il ?"
Eriphile la regarde, épuisée, les yeux rouges et ulcérés, les cheveux en bataille.
"Une bestiole m'a piquée, Martine, et ça pique!"
La jeune fille se passe la main sur l'échine et se gratte.
"Montrez-moi ça Mademoiselle. Qu'avez-vous donc dans le cou ? C'est douloureux?"
Martine s'avance pour examiner la piqure.
"Non, c'est passé, mais maintenant ça me démange! même beaucoup Martine!"
"Oh Mademoiselle, mais c'est bien rouge, venez en cuisine, on va vous mettre quelque chose pour vous soulager un peu..."

La journée avait été pénible pour tout le monde, pour le personnel de maison, comme pour les fragiles épaules de la pauvre enfant. Tous les rats de la maison sont pourtant enfin mort, des nids dont la maison était pleine, plus aucune bête n'en sort. Lentement, mais sûrement, on se débarrasse de tous les cadavres, dans le jardin, Bertrand fait un grand feu de joie.

Enfin arrive l'heure du repas, le cou d'Eriphile la tourmente toujours, la zone est devenue écarlate et la piqure a commencé à enfler. A table, Eriphile n'a pas faim, elle fixe son assiette les yeux vides.

"Et bien Mademoiselle, vous ne mangez pas ?"
"Je n'ai pas grand faim Martine !"
"Enfin, Mademoiselle! J'ai préparé des Tailliz aux fruits et des Pastez spécialement pour vous. Vous n'en prendrez donc pas ?"
"Non Martine, je crois que je vais aller me coucher maintenant, je ne m'en sens vraiment pas bien. Merci pour cette si douce intention."
"Comment ça Mademoiselle ? Vous avez des vapeurs ? Faut-il faire appeler un médicastre ? Je vous en supplie, mangez un peu, si vous sentez faible, il faut prendre des forces!"
"Merci Martine, mais il ne me faut que du repos, la journée a été éprouvante!"
"Vous avez raison Mademoiselle et vous avez été extrêmement courageuse aujourd'hui!"
Eriphile sourit, elle sait bien qu'elle n'a pas beaucoup aidé et qu'elle s'est contentée de crier à travers la maisonnée, mais, trop exténuée pour en discuter, elle acquiesce d'un signe de tête, sans mot dire.
"Enfin... Nous en voilà débarrassés, après avoir déversé tous ces rats, la maison semble saine à présent. Pourvu qu'ils ne nous ait pas apporté quelques germes malfaisants !"
"Merci Martine, je vais monter."

Le front d'Eriphile est humide, sur sa tempe on distingue une perle de sueur. Chancelante, elle tente de se lever, elle essaie de redresser sur ses bras, mais s'effondre au premier pas.

"Mademoiselle!" s'écrie Martine en accourant vers elle.
"De l'aide! Qu'on vienne aider Mademoiselle Eriphile!"

De tous côtés, des valets aux livrées des Hennfield pénètre dans le salon et vienne secourir la jeune fille.
"Emmenez là dans sa chambre! Mademoiselle a besoin de repos! Et surtout qu'on ne la dérange pas!" ordonne sur un ton sec la vieille femme.
Martine s'approche d'Eriphile et lui glisse à l'oreille :
"Ça va aller Mademoiselle Eriphile... Je vais faire quérir un médecin et je resterai auprès de vous jusqu'à ce qu'il arrive. Reposez-vous! Je veille sur tout."

Johanara

Lignières. Jour 2


Tout un chacun dans l’état de Johanara, resterait au chaud , près d’un bon feu à lipper quelque tisane infecte mais salvatrice en attendant l’arrivée du mire.

Mais non. Pas cette gourgandine.

Enveloppée d’une pelisse d’hermine, la belle patientait au balcon, scrutant l’horizon de son œil limpide dès fois que le coche frappé aux armes de Lignières apparaisse plus vite au détour d’un chemin…

L’inquiétude la rongeait. Ses doigts longs et fins tordaient avec force le tissu soyeux de ses jupes et ses lèvres gourmandes ne semblaient plus qu’un pli, rictus d’angoisse, qui ne se défit que pour laisser échapper un soupir….

Son jeune valet Léopold était parti depuis deux jours vers le village en quête d’un médicastre. Bien qu’elle vouait à tous ces gens une certaine forme d’affection, le blondinet à la crinière bouclée gardait en son cœur une place particulière. Sa mère, veuve et sans le sous avait déjà sept autres bouches à nourrir et avait bien failli abandonner le petit dernier dans la forêt de Bourges. Mais l’enfant était si beau avec son petit nez en trompette et sa chevelure dorée qu‘elle ne put s‘y résoudre. Lorsqu’il eu quinze ans, Johanara, son aînée d’à peine deux années alors, le prit à son service et jura sur sa vie à la pauvresse qu’il n’arriverait jamais rien de fâcheux à son dernier né.

Et pourtant…Combien de fois avait il frôlé la mort depuis qu’il servait la Lignières?
Des loups l’avait attaqué alors qu’il suivait sa maîtresse dans quelques folles aventures, Mathilde lui avait refilé la syphilis, une mauvaise chute à cheval, plusieurs fractures dues à l’inconséquence de l’ivrogne de cocher…

S’était il égaré? Son cheval avait il cabré le laissant pour mort au milieu d’une clairière enneigée?

Et le pauvre marchand qui agonisait. Le front de la Baronne se fit plus soucieux à cette pensée. Il ne se nourrissait point et c’est à peine si elle réussissait à lui faire boire un peu d’eau….

Elle se gratta vivement le bras. Depuis peu elle souffrait de démangeaisons mais n’en fit que peu de cas.
Un hurlement la détourna de ses pensées et de la route.


Ma dame! Ma dame!!! Le marchand est mort! Il ne bouge plus! Ma dame!!!


La pauvre Mathilde venait de la rejoindre après avoir traversé la moitié du Castel en courant. Elle haletait, le visage rubicond et n’eut guère le temps de reprendre son souffle , que sa maîtresse l’entraînait par la manche de sa robe de lin dans la chambrée du malade.

Cette dernière poussa un hurlement en découvrant l’homme, inerte et baignant dans son vomis.

Apporte moi une bassine d’eau et de nouvelles couvertures. Cet homme mérite une mort décente.

La pauvre Baronne souleva du bout des doigts la couverture de laine pour découvrir le spectacle apocalyptique de plaies purulentes et de bubons noirs et gonflés.

Interdite , elle se signa. La peste…

Il fallait brûler les couvertures , se débarrasser du corps, éloigner son fils et prier…

Un râle franchit alors les lèvres desséchées du pauvre bougre.

Sainte vierge! Il est en vie…

Sylvain d'aupicAupic, jour 2:


Sylvain gardait peu de souvenirs de la veille, hormis une bosse sur l'arrière du crâne. Mais cela était bien le cadet de ses soucis. La fatigue était toujours très présente malgré les 12 heures de sommeil qui avaient suivi sa crise de convulsions de la veille. Mère avait dû avoir bien peur.

Et puis il y avait toujours cette fièvre, qui semblait toujours aussi forte, à tel point que le garçon craignait de subir à nouveau une crise identique. S'il ne pouvait donner de nom au mal qui le rongeait, au moins était il certain que ce mal était profond.

Sylvain était maintenant bien éveillé. Il tenta de se lever mais renonça, il était vraiment trop faible. Et quelle pouvait bien être cette espèce de boule qu'il sentait sous son aisselle? Voilà un symptôme qui n'était pas là hier, avant la crise...

Affolé, Sylvain se mit à crier:

Mère, Mère, venez vite... J'ai peur! J'ai mal!

Asterie

[Fin de journée le premier jour]

Asterie arriva à l’université se rendit directement dans les locaux de l’université, elle se dirigeait vers le bureau de la rectrice lorsqu’elle fût intercepter par un huissier.

Dame Asterie ! Dame Asterie.

Elle se retourna.Oui que se passe t’il on m’a fait quérir pour Dame Ysabeau j’étais en route pour Saint Aignan.

Tenez Dame Ysabeau m’a donner ce courrier pour vous.

Asterie regarda l’homme et soupira, elle ne comprenait plus grand chose la fatigue, sans doute.

On m’a fait quérir pour une missive !! Si c’est une plaisanterie je ne la trouve pas très excellente.

Non, non Dame je …

Asterie soupira pris la missive un peu agacé …

Citation :
Ma chère Asterie,

C'est d'une main tremblante que je t'écris ces quelques mots. Hier, Anne t'a envoyé un message te demandant de passer me voir à mon bureau, car je ne me sentais pas bien. Je pensais qu'il ne s'agissait que d'un simple refroidissement, car, imprudente, j'avais fait à pied et sous la neige la route entre Sancerre et Bourges.
Hélas... Hélas, c'est bien plus grave. Chère Asterie, je crois que je suis atteinte par le mal dont on n'ose prononcer le nom, celui qui est transmis par les rats... Et justement j'avais trouvé un rat mort devant chez moi, quand j'ai quitté mon échoppe... et justement le bras droit m'a gratté toute la journée..
Et voilà que ce matin, sous mon aisselle droite... deux affreux bubons remplis de pus noir. Et j'ai toujours la fièvre.
Ne viens pas me voir, tu risquerais d'être contaminée. Dis-moi seulement ce que je puis faire, quels remèdes prendre, quelles précautions pour éviter la contagion.
Je retourne à Sancerre. Je vais me cloîtrer chez moi, prier Aristote. Que faire d'autre ?
Pardonne-moi pour cette si mauvaise nouvelle. Et crois à mon désir de m'en sortir, mais seul Aristote sait ce qu'il en adviendra.
Ysabeau

Au fur et a mesure qu’elle lisait la missive son visage se décomposa, relut

Citation :
Et voilà que ce matin, sous mon aisselle droite... deux affreux bubons remplis de pus noir. Et j'ai toujours la fièvre.

La peste ! Non ce n’était pas possible pas une fois de plus !

La peste Bubonique non c’était impossible, elle devait se trompée mais en relisant la missive …
Par Aristote si …si…Elle avait le cœur qui battait rapidement si c’était vraiment la peste alors le temps d’incubation …Elle avait du contaminé plusieurs autres personnes.

Asterie se rendit le plus rapidement dans le bureau des professeurs, et alla trouver la vice Rectrice, il fallait en avertir tout le personnel ainsi que les étudiants.
Elle espérait que cela ne se soit pas propager ont allait compter les morts par centaines, les rues seront remplis de cadavres. Elle n'osait l'immaginer.
Mais avant il fallait que se soit confirmé.
Elle ne voulait pas créer une hystérie général si cela s’avairait inexacte.
Mais si c’était le cas ! Il lui faudrait en informer les pouvoir publics, le Duc, le prévôt …Le Maire de Sancerre et tout les autres Maires...
Elle sortit le plus rapidement puis se rendit directement à l’hôtel Dieu prévenir Mère Abigael la Mère supérieur de L’hôtel Dieu de Bourges.


Asterie sortit de l’université regarda de toutes part au niveau des ruelles pour apercevoir des rats, la manifestation d’une éventuelle épidémie.
La phrase d’incubation était de 2 à 5 jours certain ne manifestaient aucun symptômes c’était trop tôt ou trop tard pour certain …


[Hôtel Dieu de Bourges]

Bien le bonjour Dame Asterie.

Bonjour Sœur Portière pardonnez-moi mon empressement mais il faut que je vois le plus rapidement Mère Abigael c’est d’une très grande importance.

Asterie se dirigea presqu’en courant dans le bureau de la Mère Supérieur.
Elle lui expliqua la situation.
La mère supérieure donna des directives.


[Tard dans la soirée]

Une sœur se rendit au bureau de la mère supérieure.

Ma mère j’ai une missive pour Dame Asterie.

Elle se trouve avec la sœur Apothicaire.

Asterie prit la missive apporté par la Sœur et la lut.

Citation :
Dame Asterie

Pourriez-vous rentrer sur Saint Aignan le plus rapidement possible.
Nous avons reçus se matin plusieurs personnes présentant de fortes fièvres, douleurs musculaires, grande fatigue…Puis des douleurs au niveau des ganglions…dans la salle commune destiné au plus démunis des piqures de puces sur certain.
Il à été rapporter également la présence de rats morts dans certain ruelles de la ville.
Je commence à faire brûler des troncs de choux et des pelures de coing .

Respectueusement .
Sœur Mariette.

Asterie devient pâle, oh non pas Saint Aignan ! Ma fille ! Mes…

Ma sœur je dois vous laisser je dois me rendre le plus rapidement au dispensaire de Saint Aignan.

Asterie partit le plus rapidement …

Anne blanche

Jours 1 et 2, Aupic

Toute la nuit, Anne resta au chevet de son fils. L'enfant dormait, d'un sommeil tantôt agité, tantôt si lourd que sa respiration devenait ténue, à peine perceptible. Anne se penchait alors, son visage frôlait celui de Sylvain, cherchant son souffle. Elle se rejetait en arrière dans son fauteuil, murmurait une rapide action de grâces, et reprenait sa veille.
La potion préparée par Matheline ne semblait pas faire effet. Le front de l'enfant restait brûlant, ses lèvres parcheminées, ses pommettes rouges.
La servante, à plusieurs reprises, tenta d'envoyer Anne se coucher. Elle refusa.

Était-ce sa faute, si l'enfant était malade ? Avait-elle rapporté du bureau de la rectrice quelque miasme ? Non, non : Sylvain était déjà malade quand elle était rentrée de Bourges. Mais si elle avait été là, elle l'aurait empêché de courir dans la neige. Il n'aurait pas pris froid. Dès que le sommeil la gagnait, quand elle se trouvait au moment où l'on n'est déjà presque plus conscient, elle se gourmandait, se fustigeait. Un sursaut de terreur l'éveillait tout-à-fait, et elle se reprenait, se raisonnait, s'assurait à elle-même qu'elle n'était pour rien dans la maladie du petit.

Au petit jour, alors que la fièvre semblait un peu tombée, Anne se résigna à aller s'allonger. Épuisée, elle se laissa tomber toute habillée sur son lit. Nette n'était pas là. La petite servante, lassée d'attendre sa maîtresse, avait dû rejoindre son grenier.
C'est en vain qu'elle chercha le sommeil. L'angoisse la tenaillait. Après s'être tournée et retournée vingt fois, elle se releva, dans le but d'aller quérir auprès de Matheline une tisane de tilleul.

Mère, Mère, venez vite... J'ai peur! J'ai mal!

Anne se précipita. Sylvain semblait terrifié. La main de sa mère se posa sur son front, qu'elle trouva brûlant.

C'est la tête qui vous fait mal, Sylvain ?

Le petit désigna son aisselle, et Anne faillit hurler. La peste. C'était la peste.
Il s'écoula plusieurs secondes, au cours desquelles le temps sembla se concentrer. Anne passa par une phase de totale panique, puis de révolte et de colère. La résignation suivit, et enfin le calme, un calme froid, inhumain, celui qui la prenait et la jetait hors d'elle-même quand tout allait mal. Ce ne fut que lorsqu'elle éprouva cette sensation assez familière de planer au-dessus de son propre corps et de se regarder agir qu'elle put rouvrir les yeux et s'adresser à son fils d'une voix unie.

Recouchez-vous, Sylvain. Il vous faut dormir pour vite guérir.

Sur le seuil, Matheline lui adressait des signes impérieux et effrayés. Anne la rejoignit dans le corridor.

Dame Anne, la petite Nette ...

Eh bien, Matheline ?

La peste, Dame !

En un éclair, Anne se revit, la veille, dans l'église de St-Aignan : elle frôlait au passage la dame qui se grattait, elle tendait à Nette son manteau...
Ses yeux, d'ordinaire si bleus, avaient viré au gris ardoise. Elle scruta le visage de Matheline, à la recherche de symptômes. Elle ne vit rien d'autre que la peur.

Envoyez Bacchus chercher Dame Astérie. Qu'elle vienne au plus tôt. Barrez la porte d'Anne-Marie, qu'elle ne sorte pas de sa chambre.

Elle n'en dit pas plus. Elle avait l'habitude d'être obéie. De retour au chevet de son fils, c'est un visage lisse et serein qu'elle présentait.
Il n'y avait plus qu'à prier, et attendre.

Beni tance

[Jour 1, Lignière - entrée]

Voix fluette et lasse tandis que le chapelain passe la porte qu'on vient de lui ouvrir.

Pfiou…
Quelle harassante mais si intense journée mon enfant.
Je suis sur que cela vous allègerait le cœur que d’ouvrir vous aussi votre bourse pour nos pauvres.

Bruit de vaisselle qui se casse.

Ahh ! Voyez comme la maitresse de maison se porte bien ! Grâce à ses dons que je viens de distribuer. Assurément !
Aristote est bon. Dieu est grand.

Regard doucereux qui fait trembler le valet venant de lui ouvrir. L’aumônier avait beau parler doucement, d’une voix presque efféminé, il se retrouvait toujours coincé et surtout toujours en tord. Et qui dit tord..dit pénitence, du moins chez celui-la.

Vous semblez mal en point mon fils.

Le chapelain posa une main délicate sur son bras et parla encore un ton plus bas, se penchant en avant:

N’hésitez pas à venir vous confesser. C’est le seul moyen de libérer votre âme de ses tourments.
Je suis là pour toi mon enfant.

La haute silhouette avança dans les couloirs, les épaules légèrement voutées.

[Jour 2, Lignière]

Le chapelain n’avait guère eut vent des petites mésaventures de la veille. Il était avec la bonne Mathilde dans les couloirs. Un peu plus vouté, les mains s’agitant nerveusement l’une dans l’autre… sa langue dardant occasionnellement entre ses lèvres. La voix doucereuse sermonnait :

Hé bien ma fille ?!
Ca fait longtemps que je ne vous ai point vu à la confession.
Humm ?
Vous pensez être trop pure pour cela ?

Langue qui passe sur les lèvres, étincelle dans le regard.

Vous ne devriez pas laisser germer le mal et la culpabilité en votre cœur. Même les plus choses semblant les plus anodines sont importantes et peuvent devenir un funeste noyau.
Allons ma fille, tu ne…

Un bruit sourd non loin. Les deux tournèrent le regard et se dirigèrent vers la chambre du marchand... apparemment mort. La bonne hystérique partie en hurlant à la recherche de la baronne. L’homme d’église resta à distance respectable scrutant l’homme de ses yeux enfoncés. Il commença à marmonner une prière tandis que Johanara arrivait.

Johanara a écrit:
Sainte vierge! Il est en vie…


Hochement de tête.
Pour le moment...
Il a du commettre d’atroces péchés.
Et de non moins atroce ont du être perpétré ici pour qu’il soit dans cet état dans cette maison.

Yeux légèrement plissés qui se posent tour à tour sur chaque personne. Puis dans un rictus, reprenant le tic des mains comme à chaque fois qu'il était excité:
Je vais préparer le confessionnal. Je pense que bon nombre ont beaucoup de chose à me dire…

La voix restait toujours aussi douce dans cette atmosphère lourde…
Pour le salut de tous !

La phrase fut finie en se redressant, l’index levé et les yeux grands ouverts.
Puis, les sandales claquant doucement, la bure glissant sur le sol, l’aumônier se dirigea vers la chapelle de Lignière.

Ysabeau

deuxième jour, sur la route entre Bourges et Sancerre

Aidée de l'huissier (Ysabeau pria intérieurement Aristote pour que le pauvre jeune homme ne soit pas contaminé par son contact), Ysabeau était montée dans le coche. Elle se calfeutra à l'intérieur, et les lourds chevaux de trait s'ébranlèrent dans la nuit. Elle avait toujours la tête qui lui tournait, son aisselle brûlait, la fièvre ne baissait pas. Elle s'enveloppa d'une couverture qui était restée sur le siège, et se laissa bercer par les cahots. La neige tombait, l'aube commençait à poindre, une aube grise, froide.
Norf, avait-elle contaminé des élèves, des professeurs ? Elle tenta de se souvenir, qui avait-elle pu rencontrer ? Mais sa pauvre tête refusait de se souvenir.
Elle sombra dans une semi-inconscience, la bouche pâteuse, envie de vomir.
Asterie avait-elle eu son message ? Pourrait-elle lui donner quelques conseils, au moins de prudence ? Elle divaguait, voyait des rats partout, imaginait son cher village en proie au mal... Prévenir le maire, prévenir...
Elle sombra.
Le coche poursuivait sa route, les chevaux allaient d'un bon pas sur le chemin forestier, ah, les forêts du Berry...

Johanara

Lignières-Jour 2

Johanara n'était pas dénuée de bon sens. Et bien qu'il n'en parût rien, elle faisait souvent montre d'un pragmatisme redoutable, du moins in petto...

Elle pouvait écouter les flagorneries et autres amadouements sans que le flatteur ne se douta un instant qu'elle n'était point dupe de ses agissements, il lui suffisait pour cela de quelques battements de cils et de coller un sourire candide à sa bouche amarante. Manœuvres politiques, manipulations grotesques dans le but de profiter de son aimable personne, amitiés intéressées, elle avait appris à faire semblant d'y croire, étant déjà dotée d'un physique incroyable il n'aurait point fallu qu'elle se montra maline de surcroît, cela aurait bouleversé l'ordre naturel. Alors oui, elle aimait parfois à jouer les jolies idiotes. Surtout par gentillesse. Il aurait été mal élevé et vilain de confondre les bonimenteurs.

Mais il était un domaine où la Baronne pouvait se montrer d'une sottise incroyable à en faire pâlir d'envie le plus ignare et le plus niais des basins.

Oui, Johanara perdait l'esprit à la première robe de bure venue. Superstitieuse, attachée à son chapelet plus encore qu'à ses longs cheveux -c'est dire- nul doute que si elle fut née en d'autres temps, vous l'auriez retrouvée dans une secte, à implorer le dieu des courges.

Alors quand l'aumônier lui expliqua gentiment de sa voix doucereuse qu'il fallait qu'il enduise son cou délicat d'huile d'olive pour chasser le Mal, elle le laissa faire, poussant le zèle à réciter le credo en même temps.

Mais pour l'heure, une grande veillée était organisée en la Chapelle Saint Louis.

Les lueurs vacillantes des chandelles dansaient dans la nuit noire. La Dame de Saint Lys jeta un coup d'œil par dessus son épaule. Un étrange cortège la suivait : ses gens, les villageois venus du bourgs voisin, quelques pleure-pain désireux de profiter de la générosité de la rouquine qui ne manquait jamais dilapider son pécule en offrandes aux mendiants et aux nécessiteux à la fin de chaque messe. Le chapelain ouvrait la marche, agitant d'une main son exemplaire du Livre des Vertus et tenant de l'autre une sainte croix.

Mathilde disparut de la procession, quelques minutes. Lorsqu'elle revint à moitié défroquée et les cheveux emplis de brindilles, emboîtant le pas à un jeune Berger, Johanara crut mourir d'apoplexie. Un regard à Serguei , ce suppôt de Bacchus saoule en permanence et qui connaissait mieux que ses propres enfançons, chaque tripot, chaque bordel, chaque ribaude à des kilomètres à la ronde, suffit à l'achever pour de bon. En lieu d'une chandelle, une bouteille de vinasse.

Elle avait laissé sa valetaille se complaire dans le pêché. De la bonne lubrique au cocher dégoûtant, en passant par son orgueilleuse suivante qui se donnait des airs de marquise et à Ambi , l'intendant, dont le poil dans la main finissait par ressembler à une queue de vache.

Quant à elle!

Johanara se jeta sur l'homme d'Eglise, les bras levés vers le Ciel et l'œil hagard.

Confessez moi mon père! Confessez moi!

On vous l'avait bien dit qu'elle devenait nigaude devant le premier bigot en soutane. Mais pour sa défense, la fièvre n'avait cessé d'accroître et d'embrumer son esprit. A s'agiter de la sorte, elle ne passerait pas la nuit!

Asterie

[Au dispensaire de Saint Aignan]

Asterie arriva au dispensaire la nuit était bien avancé, elle fît un récapitulatif avec Sœur Mariette de la situation.
Il était difficile de s’apercevoir de pouvoir faire quelque chose dans l’immédiat, elle avait demandé que l’on fasse des bains chauds aux malades puis faire brûler des troncs de choux et des pelures de coing.

Puis pour les fièvres appliquer sur les deux poignets un mélange de racines de persil, de gros sel, de suie et d’ail en cataplasme et le laisser plusieurs jours.

Sa fille était absente elle était retournée au château d’après Sœur Mariette rien de particulier.
Elle vérifierait plus tard pour l’instant elle était fatiguée et il fallait mieux quelle se repose quelque heures... Elle s’avait que les jours à venir allaient être difficile.
Elle s’allongea dans la pièce réservée à cet effet. On pourrait penser qu’elle ne prenait pas ses alertes au sérieux mais pas du tout. Il valait mieux un médecin en forme, qu’épuiser avant de commencer.
Elle s’endormie aussitôt.


[Jour 2]

Au dispensaire.

Asterie se réveilla peu après l’aube, elle n’avait pas énormément dormi mais cela lui suffisait, une question d’habitude sans doute à cause de toutes ses attentes, ses veilles auprès des blessés ,des malades, des parturientes tout cela avait eu raison de ses heures de sommeil.

Elle fît le tour des malades certain avaient de fortes fièvres luttant comme ils pouvaient...
En s’approchant d’un des malades ,elle découvrit avec horreur des pustules au niveau des ganglions lymphatiques des symptômes qui ne trompaient pas …C’était bien la peste.

Elle demanda que l’on frictionne tous les malades avec du vinaigre des quatre Seigneur puis demanda que tout soignant en imprègne un mouchoir et le respire en s’approchant de quiconque.
Entre temps elle avait eu quelques instants pour répondre enfin à la missive de son amie Ysabeau.


Citation :
Ma chère Ysabeau

Pardonne –moi ce retard de courrier.
J’ai bien reçue ta missive mais tu étais déjà parti pour Sancerre, je suis donc retourné à Saint Aignan comme prévu.
Ce que tu me décris est le pire fléau que l’on pouvait avoir.
En effet je pense que la peste noire est de retour.
Reste chez toi surtout évite les visites ne à pas à l’université.
Demande à l’une de tes servant de te frictionner avec du vinaigre des quatre voleurs je te donne la préparation.
Fait le de même pour tes gens.

Met à macérer, dans 1 litre de vinaigre de pommes, 20 g de chaque plante séchée suivante : absinthe, lavande, menthe, romarin, rue, sauge et 3 g de cannelle en poudre, 3 g de poudre de clous de girofle, 3 g de muscade râpée, 3 gousses d'ail, 20 g d'acide citrique, 5 g de camphre ; on attend 2 semaines, on filtre et on met en bouteille.
Ma chère amie en espérant que tout aille pour le mieux. Je vais essayer de passer chez toi mais je ne garantis pas en avoir l’accés si la maladie se repend.
Amicalement
Asterie.


La journée passa très rapidement.
Elle devait écrire à ses confrères pour leur signaler et ainsi qu’aux autorités. Elle partit chercher son accoutrement pour ce genre de maladie au cas où.
Elle fût appeler par Marion une jeune servante qui était logé et nourrit en compensation de son travail au dispensaire.


Dame Asterie venez vite quelqu’un, dans l’entrée elle n’est pas bien.

Asterie se rendit à l’entrée.

Non ne la touche pas attention Marion met le linge que je t’ai donné sur la bouche.

Oui Dame.


Asterie se pencha un linge imbibé des quatre voleurs sur le nez. ELEL ouvrit de grand yeux.


Par Aristote Poumona !!
Poumona tu m’entends ?
Aide moi Marion vite il faut la rentrer elle va prendre froid.


Tout en parlant Asterie observa le cou de la jeune femme des pustules typique de la peste !
Il n’y avait aucun doute …Une épidémie se préparait.
Elles réussirent à trainer La jeune femme jusqu'à la salle commune on y plaça un paravent.


Il faut la déshabiller et la frictionner puis lui donner un bain chaud.
Il faut que j’aille prévenir la santé publique et prévenir la Mairesse …


Aryan

[Sancerre, J2]

La nuit fut agitée, Aryan passa la nuit à rêver de son Tendre et à éclater en sanglot en se réveillant, quand elle prenait conscience qu'elle avait fait qu'un stupide rêve.
Le Courant d'Air s'assit dans son lit et se tint la tête; et cette fièvre qui semblait s'installer. Elle entendit de l'agitation dans la chambre des lardons et se leva en lâchant un long soupir.

Aryan longea les murs et rentra dans la chambre de ses trois monstres; Tristan tremblait tandis que Gabrielle et Eolia sanglotaient. Aryan posa sa main sur leur front brulant.

Là mes petits, ça ira, rendormez vous...

Maman, maman, y'a des choses qui ont poussé sur nous ! Comme ce que tu as sous ton bras!

Allons, il n'y a rien sous ...

Aryan devint pâle en touchant son aisselle, elle sentait un bouton, un énorme bouton.

Ils sont tous noirs mais on les a près de l'endroit du pipi, dis maman, c'est grave ?

Aryan s'assit sur le lit de ses enfants. Non, il ne pouvait s'agir de ça ... pas la peste... Elle appela à plusieurs reprises sa vieille nourrice.

Oui m'dame ?

Lison ... j'aimerai que tu fasses le tour du village pour savoir si d'autres personnes ont la peste ... et je voudrai que tu pries aussi longtemps que tu peux pour nous, j'ai peur qu'il n'y ait que ça à faire ...

Sous le regard inquiet de Lison, Aryan s'allongea auprès de ses enfants et se laissa gagner par son sommeil agité.

Poumona

La main collée contre la plaie qu'elle venait de ce créer avec sa dague elle vit arriver une femme qui lui dit quelques choses mais elle ne comprenait pas ses paroles. Tout était flou aussi biens dans l'audition que dans la vision elle vit la masse informe de la femme s'éloigner en courant pour revenir quelques minutes plus tard accompagné d'une autre personne... Les yeux de la deuxieme grossissaient à vue d'œil, un son de tambour raisonnait dans ses oreilles sans doute les battements de son cœur...

La deuxieme femme avait l'air de s'adresser à elle,

"Bar à linottes ouh olha !!
Ouh olha du maman ?"


Maman ? Pourquoi cette dame lui parlait de linottes et de sa mère ?? La jeune berrichonne vacilla légèrement puis se sentit accompagné vers l'intérieure du dispensaire, elle n'avait cessé de presser sa plaie mais le sang coulait à présent à travers ses doigts. Elle ne se sentait plus la force de rester debout, et forte heureusement on l'allongea sur un lit. Un bruit strident raisonnait dans son oreille il montait en crescendo comme le bruit d'une fourchette sur une assiette... Elle porta les mains à ses oreilles.

Arrêtez ce bruit !! Arrêtez !!!!!

Son corps frêle commençât à s'animer de convulsions, le bruit était de plus en plus fort quand soudain plus rien.. Elle avait fini par s'évanouir seul quelques tressautements nerveux faisait bouger ses bras, la respiration rauque elle resta là inconsciente.

Ambi

Lignères jour 2

Ambi , qui avait alors réussi à toutes les corvées du jour que son poste incombait, s'était vu dérangé lors de sa sieste quotidienne par d'étranges bruits.

Il erra donc dans les couloirs du Castel en quête de la source du maudit raffut. Il eut un frisson lorsqu'il découvrit que le son provenait de l'extérieur. Sachant les écurie situées a l'opposé , il savait ce qui trônait non loin des fenêtre de cette aile . La chapelle . Il sortit donc à contre cœur pour en être sûr. Faut dire que l'intendant prenait grand soin d'éviter cet endroit au possible.

Il traversa la distance séparant le Castel de la chapelle aussi discrètement qu'il pu , tout grelotant qu'il était, a cause de cet hiver déjà bien entamé. Arrivé près de la porte, il entendit la voix familière du chapelain résonné dans le lieu saint.

Ambi , qui venait de se réveiller avait du mal a comprendre. A moins qu'il ait dormi plusieurs jours ,nous n'étions pas dimanche .Alors pourquoi tant de monde dans la chapelle ...

Il entrouvrit la porte pour voir tout cela. Quasiment tout le petit monde était là. Et au milieu , se tenait la baronne tantôt rouge tantôt livide. Elle donnait l'impression d'être devenu folle , au pied de l'aumônier , se grattant tout partout a une fréquence inquiétante ...

Il allait accourir vers Johanara pour savoir ce qu'il se passait mais se retint au dernier moment. L'homme d'église allait encore le sermonné et Dieu seul sait à quel point il pouvait l'ennuyer. Il murmura a voix basse pour se donner du courage :

" Tu rentres , tu vois ce qu'a la baronne et tu repars aussitôt comme si de rien n'était ..."Se donnant une petite claque sur chaque joue"Allez mon grand , t'es l'intendant !"

Il entra dans la chapelle d'un pas ferme , qui se voulait confiant. Et s'exclama :

"M'enfin que se passe-t-il ici ? Pourquoi tout le monde est réuni ici ? Les taches ne vont pas s'accomplir toutes seules !" S'approchant de Johanara"Vous aviez l'air humm... différente de loin , mais de près c'est bien pire! Que se passe-t-il donc ? Vous êtes malade ? Ou c'est le vieil homme aigri qui vous a mis quelque idées saugrenues en tête ?"

Ambi lança un regard accusateur sur le vieil homme puis en reporta un autres interrogateur sur la baronne...
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asterie
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MessageSujet: Re: RP: La peste ( 13 Déc 2010.....)   Dim 9 Jan - 20:01

Brianna

Jour 1

[Dispensaire de Saint Aignan]



Brianna avait travaillé une toute la matinée au dispensaire.
Elle en avait un peu assez tous ses malades et pas de nouvelles de sa mère.
Sa mère n’était toujours pas présente, Brianna se demandait bien ce qu’elle pouvait fla retenir.
Elle s'en doutait une éventuelle visite inopinée surement...
Elle soupira Sœur Mariette venait de recevoir une missive de sa mère celle-ci donna quelques directives pour le dispensaire.
Tout le monde s’activait.
Elle s’avait ce que représentait la peste, Il y a bien des années lorsqu'elle était enfant elle en avait entendu parler par sa mère puis par toutes les personnes qui y avaient été confronté de près comme de loin...


Ah, ça gratte saleté d'insectes!!

Elle se pencha pour se gratter regarda rapidement, une piqure d’insecte surement.
A la fin de la journée un peu épuiser elle avisa Sœur Mariette qu’elle était fatiguée et voulait rentrer sa mère ne serait pas là tôt donc et avait besoin d’une nuit de sommeil.

Sœur Mariette lui avait montré une chambre à disposition pour sa mère lorsqu’elle restait se reposer.
Non rester il n’en était pas question rester au dispensaire encore avec tous ses malades, ses odeurs et ses cris et si elle était contaminé ! Pas question elle irait chez elle.
Elle fît venir la voiture et s’en retourna au Château de Châteauneuf –sur -Cher.
Arrivée au Château elle continua a ase gratter demanda qu’on lui apporte un onguent pour les démangeaisons…


Asterie

[Jour 2]

Asterie sortit du dispensaire, elle avait dans une grande besace son habit de protection pour la peste et les accessoires qui en fessait partit.
Elle n’arrivait pas à y croire la peste ! Mais comment cela était ‘il possible.
Elle repensa la dernière fois qu’elle avait eu affaire à ce fléau elle n’était qu’une étudiante en médecine. Mais elle se rappela très bien les morts, les plaintes, l’odeur que dégageait les corps décomposé …Puis les médecins qui avaient l’air de vautours …
Elle frissonna rien que d’y repenser.
Elle serra son habit contre elle maintenant c’est elle qui devra le porter. …
Elle regardait partout, l’épidémie n’était pas encore déclarer. Il fallait prendre des précautions maintenant. Elle n’était pas du genre inquiète mais là …
Elle arriva à la mairie la Mairesse était absente elle laissa un un parchemin.


Citation :
Madame le Maire

Je viens par la présente vous signaler un risque d’épidémie de Peste.
Quelques cas ont été déclarés au dispensaire.
Je vous demande de prendre des mesures nécessaires.
J’en ai informé les autorités de santé. Maitre OMS qui est en charge du Berry pour tous problèmes liés à une éventuelle épidémie.

Cordialement.

Maître Asterie Ambparé.
Docteur en médecine.

Elle se rendit ensuite à l’église informé le diacre de Saint Aignan beaucoup de personnes vont se réfugiés à l’église pour prier.
Puis nous aurions besoin d’espace pour accueillir les futurs malades …


Bachus

Jour 2, quelque part dans St-Aignan

Je vous dis, mon brave, que Dame Astérie n'est pas là ! Elle est sortie tôt matin.

Bacchus en pleurerait. On l'a envoyé chercher Dame Astérie, pour le petit Sylvain, qui est fort malade, et voilà qu'il ne la trouve point. Et si l'enfant allait mourir ? Le bon Bacchus ne l'a pas vu : Dame Anne a défendu que quiconque l'approche, hormis Matheline et elle-même. Elle a interdit aussi qu'on approche la nouvelle petite servante, la Nette, celle qui rit tout le temps. Les deux filles de cuisine qui partagent son grenier ont été priées de transporter ailleurs leur galetas.

Bacchus a compris. Il se souvient, il y a fort longtemps... La peste avait sévi en Berry, laissant bien des morts. Sa maîtresse d'alors, Dame Mentaïg, à qui il voue un véritable culte, s'était dépensée sans compter auprès des malades. Elle avait été atteinte. La peste ne l'avait pas emportée, pas tout de suite. Mais elle l'avait laissée si affaiblie qu'elle n'avait pas résisté à la mort de son cousin, le père de Dame Anne.

Lui-même n'avait rien eu. Le vieil Anicet, intendant du domaine de Culan, qui était moult savant en toute sorte de choses, disait que les cochers n'attrapent jamais la peste, à condition qu'ils dorment près de leurs chevaux. Bacchus dort toujours près des ses chevaux.

Palsembleu ! L'est bien quéq' part, c'te dame Astérie !

La nonnain qui le renseigne indique vaguement la direction de la Mairie. Elle tient devant son visage un linge qui pue le vinaigre. Elle a hâte de regagner l'abri - tout relatif - du dispensaire.
Bacchus remercie, et court vers la Mairie. Un huissier à l'oeil craintif tend à bout de bras sa hallebarde, non pour interdire l'entrée, mais pour laisser entre lui et Bacchus une bonne distance.

Dame Astérie l'est là ?

Non point. Elle est partie par là.

C'est le clocher qu'il désigne. Bacchus s'empresse. L'autre le hèle.

Elle est couverte d'un grand manteau, et porte un masque ! Tu ne peux pas la manquer !

Bacchus agite son fouet en l'air, sans même se retourner, en guise de remerciement. Il se souvient de la fulgurance de la maladie. L'angoisse le tenaille, l'urgence lui donne des ailes. Il en oublie de suer et souffler.
C'est elle ! Bacchus a vu un bec de canard tourner le coin de la sacristie.

Dame Astérie ! Dame Astérie !

Pauvre Bacchus ! Si Dame Anne le voyait hucher ainsi après une dame, sans même ôter son bonnet, il se ferait tancer d'importance ! Mais il n'y pense point.

Dame Astérie ! Par pitié venez vite. Messire Sylvain est bien mal !

Il s'avise soudain que la dame n'a probablement jamais entendu parler du petit Sylvain, et peut-être même pas de sa mère.

C'est le fils de feu le baron d'Aupic. L'est au château avec Dame Anne, qu'est sa mère, par le fait.

Bacchus baisse la voix, on y entend des trémolos d'angoisse.

Je cuidions ben qu'il a la peste, Dame. Faut v'nir vite !

Euriphile

[Jour 2, Sancerre, nuit d'Agonie, nuit de Folie]

Il est tard dans la nuit, Eriphile est toujours au lit. Dans son sommeil, Martine l'entend pousser de longs et pénibles soupirs, elle semble avoir grand peine à respirer. Son front est dégoulinant de sueur. Martine s'approche avec un baquet d'eau fraiche pour nettoyer et rafraichir la malade. Elle est bouillante et parcourue de lourds frissons. Martine trempe un linge dans l'eau et l'approche du visage d'Eriphile. Lentement et avec précaution, elle le parcourt en intégralité. A l'oreille, elle lui chuchote :

"Mademoiselle... Tout va bien se passer... Vous entendez, Eriphile ? Madame Pandorha revient demain et vous serez sur pied, n'en doutez pas..."

Le linge humide de la vieille femme atteint le cou d'Eriphile. La jeune fille se débat légèrement.

"Chuuutt... Tout va bien... Chhuutt... C'est seulement Martine... Chhuuut... Laissez-vous faire, un peu d'eau fraiche sur la nuque ne peut vous faire que du bien. Voilà... c'est ça laissez-vous fai..."

Mais la femme n'a pas le temps de terminer sa phrase, que Eriphile pousse un hurlement.

"Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh! Non! va t-en démon! Va-t-en et ne reviens pas, non ne reviens jamais..."

Martine observe la jeune fille atterrée. Que se passe-t-il ?

"Ahhhhhhhhhhhhhhhh! Oui toi! là! Créature du Sans Nom! Tu ne m'auras pas ! Non tu ne m'auras pas ! Quitte ma chambre ! Quitte ma maison ! TOUT DE SUITE ! A moi ! Au secours ! Il veut m'emporter avec lui !"

Le bruit ayant alerté et réveillé toute la maison, des valets accourent vers la chambre. Six ou sept domestiques pénètrent dans la chambre.

Sous leurs yeux se tient Eriphile, les yeux injectés de sang, les cheveux en bataille, hurlant de toute sa voix, parcourue de spasmes et se roulant dans ses couvertures.

"CA brule, oh mon dieu! Comme ca brule! Arrêtez ça ! Oh par tous les saints! Arrêtez ça! Mettez fin à mes tourments! Emportez-moi! OUI! EMPORTEZ-MOI! Mais par pitié, laissez-moi tranquille... laissez moi tranquille..."

Les derniers mots d'Eriphile s'étaient fait plus plaintifs, plus languissants. Soudain elle s'effondre sur son lit.

Martine

Eriphile vient de s'effondrer sous les yeux du personnel de maison, après une crise de démence... Et chacun reste là, immobile, incapable de faire quoi que ce soit... Heureusement, Martine reprend ses esprits rapidement, il faut prévenir un médecin, le plus rapidement.
Martine s'entend encore murmurer à la jeune fille, le soir même, qui se sentait mal, que tout irait bien, qu'un peu de repos lui passerait cette petite faiblesse.
Mais ça ne s'est pas arrêté là ! Pour sa plus grande peine !

Martine quitte soudainement la pièce. Les autres toujours sous le choc ne bougent toujours pas. Elle retourne précipitamment à l'intérieur, leur lance un regard méchant :

"Allez! Tout le monde dehors! Vous ne voyez pas que Mademoiselle se sent mal, vous n'allez pas restés comme ça toute la nuit ?! Dehors, j'ai dit!"

Reprenant progressivement leurs esprits, les domestiques quittent la pièce, interloqués. Martine se jette sur le secrétaire où elle espère trouver de quoi écrire au médecin. Alors que les derniers quittent la pièce, elle entend murmurer...

"Alors là, si la p'tite Hennfield est possédée! Moi j'quitte la maison!"

Possédée... Ce que je suis sotte, pense Martine. Elle allait faire chercher un médecin, alors qu'Eriphile ést peut-être possédée... Quelle erreur elle s'apprêtait à faire. On aurait pu la lui arracher, on aurait pu faire d'elle une sorcière, on aurait pu la... Non, Martine ne veut pas y penser.
Derrière elle, Eriphile a une nouvelle crise, plus légère cette fois, elle marmonne dans son sommeil des choses incompréhensibles, ses mains s'agrippent à son matelas et se contractent violemment, Martine entend également ses dents grincer...

Il faut absolument faire quelque chose... Mais quoi ? Le choix est cornélien. Le médecin ou le Curé et c'est sa fin... Ou bien... Eriphile est encore jeune, fragile, innocente, on peut toujours faire venir un médecin, au cas où ce ne soit qu'une maladie passagère, et le forcer à garder le silence, ou bien... ou bien le faire taire, quoi qu'il en coûte. Martine a de bons amis parmi les domestiques, qui sont également de fidèles serviteurs, ils sauront étouffer l'affaire si il le faut.

La décision prise, Martine inspire une grande bouffée d'air, puis tousse. C'est un air moite, humide, un air triste, qui sent la mort. Léger soupir.

Finalement elle attrape une plume, décapsule l'encrier et griffonne sur un mot.



Citation :
Dame Astérie,

Je connais votre réputation de médecin.
Ma maîtresse, Eriphile de Hennfield, est au plus mal. Elle est fiévreuse, et animée de spasmes musculaires.
Venez au plus vite.
Je crains qu'elle ne passe pas la nuit dans l'état où elle est.

Je reste auprès d'elle pour la veiller, mais mon messager saura vous guider jusqu'à elle.

Cordialement

Martine
Ysabeau

Jour 2. Sancerre

Le coche s'arrêta devant le 17, place de la Halle. Le cocher descendit, ouvrit la porte. Ysabeau était évanouie à l'intérieur, le front brûlant de fièvre, marmonnant des mots inintelligibles.
Il s'approcha d'elle, la secoua doucement.

Dame... dame... on est arrivés. Dame... faut vous réveiller... Dame

Elle ouvrit un oeil, se redressa, le vertige la reprit. Norf de norf, elle n'aimait pas montrer sa faiblesse. Pourtant... il fallait bien sortir du coche, et seule, elle ne le pourrait pas. Elle tendit la main vers le cocher, lui prit le bras, et, appuyée contre lui (norf qu'il sentait le cheval... peut-être une chance, car elle avait ouï dire que dormir près des chevaux préservait de la contagion), sortit péniblement du coche.
Elle ouvrit son aumonière, sortit la clé de chez elle, la tendit sans un mot à l'homme qui ouvrit la porte.
Sous le seuil, une lettre... Asterie, elle reconnut l'écriture.
Elle entra, s'assit dans le premier fauteuil venu. L'homme avait ramassé la missive, bien aimable ce cocher...

Merci mon ami... Servez-vous donc un verre de poire, ça va vous réchauffer. Il y en a une bouteille sur la table, là... et prenez ces quelques écus pour le voyage. Puis laissez-moi, j'ai besoin de repos.

Elle décacheta la missive. C'était bien d'Asterie.

Citation:
Citation :
Ma chère Ysabeau

Pardonne –moi ce retard de courrier.
J’ai bien reçue ta missive mais tu étais déjà partie pour Sancerre, je suis donc retourné à Saint Aignan comme prévu.
Ce que tu me décris est le pire fléau que l’on pouvait avoir.
En effet je pense que la peste noire est de retour.
Reste chez toi surtout évite les visites ne à pas à l’université.
Demande à l’une de tes servantes de te frictionner avec du vinaigre des quatre voleurs je te donne la préparation.
Fait le de même pour tes gens.

Met à macérer, dans 1 litre de vinaigre de pommes, 20 g de chaque plante séchée suivante : absinthe, lavande, menthe, romarin, rue, sauge et 3 g de cannelle en poudre, 3 g de poudre de clous de girofle, 3 g de muscade râpée, 3 gousses d'ail, 20 g d'acide citrique, 5 g de camphre ; on attend 2 semaines, on filtre et on met en bouteille.
Ma chère amie en espérant que tout aille pour le mieux. Je vais essayer de passer chez toi mais je ne garantis pas en avoir l’accés si la maladie se repend.
Amicalement
Asterie.



Vinaigre des quatre voleurs... Où pourrait-elle en trouver ? parce que deux semaines de macération... Il serait trop tard.
Peut-être au dispensaire ? Mentaïg avait dû laisser des herbes, des onguents... Mais cela faisait si longtemps...
Sa tête tournait.
Elle se leva, se tint tant bien que mal sur le seuil de sa porte que le cocher avait laissée entrouverte.
Elle cria :

Mes amis, au secours ! La peste est de retour en Berry et je suis atteinte ! Je cherche du vinaigre des quatre voleurs ! Qui viendra à mon secours ? Mais... attention...

Oui, attention, Asterie lui avait bien dit d'éviter les visites... Contagieuse, elle était contagieuse...
Elle sentit une coulée tiède sous son bras. Le bubon venait d'éclater, répandant une odeur pestilentielle , une odeur de mort.
Un vertige, à nouveau. Elle tomba comme une feuille morte sur le sol.

Clealan

Jour 2


Il s'était couché de bonne heure la veille, préférant dormir à l'Archange plutôt que de rentrer chez lui, l'impression pénible que ses jambes ne le portait plus, il avait passé une mauvaise nuit, la fièvre montait d'une part, et il se rongeait les sangs...qu'avait il? Il savait que la peste faisait ses premices en cé début d'hiver 1458, il avait déjà échappé quelques années auparavant à ce fléau, il pria toute la nuit , mais la prière fut veine, au reveil, les boutons étaient toujours là grattés à sang, mais le pire quand il s'examina soigneusement en faisant sa toilette, des bubons noiratres dans l'aine, il fallait absolument qu'il voit un médicastre, mais il n'y en avait point à Chateauroux, la seule à pouvoir l'aider serait Astérie, seul médicastre reconnu dans le Berry, il fit chercher un parchemin, une plume et un encrier, il était nauséeux, se sentant au bord de l'évanouissement , il fit un effort pour rester à la table de travail, et ecrivit rapidement (oui ben heu enfin aussi rapidement qu'il le put^^)

Citation:
Citation :
Astérie,

Je crois que je suis atteint de ce fleau qui court le Berry en cemoment, je ne me souviens plus du traitement, pourrais tu me dire en quoi consiste les soins, je m'isole pour te contaminer personne, je me suis epouillé, je n'ai point retrouver de puce..mais ces bêtes sont si rapides et agiles..je te remercie de m'envoyer au plus vite le procédé pour essayer de me guerir au mieux, cependant je continue les prières pour le Berry et pour moi même.

Cordialement

Clealan

La rédaction de la courte missive l'avait totalement épuisé, il retourna dans son lit, pour se reposer avant de faire quérir un des conseillers qui pourrait peut-être lui relater ce qui se passait au conseil. Il prit au passage un seau, malgré le peu de nourriture ingurgitée le matin il avait l'estomac aux bords des lèvres.

Asterie

[Jour 2 Saint Aignan]

Firmin le cocher d’Asterie aida sa maitresse à monter dans la voiture.

Ou allons-nous Dame Asterie?.

Asterie lui avait demandé de venir cela serait beaucoup plus simple et moins fatiguant pour elle, car les journées allait être très longue et elle avait besoin de toute sa concentration. Et surtout de toutes ses forces. Elle avait hésité à revêtir son habit mais plusieurs cas c’étaient déclarer et il ne fallait pas prendre de risque inutile.
Elle avait fait envoyer une missive des plus urgentes à Maître OMS pour lui décrire la situation.
Les dispositions allaient être mise en place.
Ou allons-nous et bien nous allons passer à l’église puis au dispensaire.
Il doit y avoir de nouveau cas je suppose.

Elle aperçue du monde devant le dispensaire …


Dame ! Dame Mon frère aidez-moi !

Maître s’il vous plait pourriez-vous venir voir mon époux il est…

Maitre Ambparé vous êtes là je voudrais que…

Asterie étaient accaparé de tous côtés des demandes d’aides de part et d’autres.
Firmin la protégeait comme il pouvait en essayant de séparer les personnes présentes.


Laisser le Médecin tranquille, elle ne peut pas tout faire …


Mais mon enfant il est malade …On nous a dit que c’était la peste noire !

C’est vrai c’est la peste noire !!!

Aristote nous sommes condamnés !!!

Le médecin arriva enfin à entrer.

Sœur Mariette !

Oui je suis ici Dame Ici !


Avez-vous ce qu’il vous faut ! Linette a-t-elle rapporté les préparations de chez Maître Pharmacien.

Oui tout y est Dame voilà deux gros flacons de Vinaigre des quatre voleurs et les autres préparations.
Nous en avons suffisamment pour le moment mais d’autres sont en préparation puis il y a eu d’autres cas...


Je m’en suis un peu douté. Plusieurs cas ont été signalés.
Je ne pourrais pas rester mais du monde va venir.
Je suis inquiète pour Brianna je n’ai pas de nouvelle il ne faudrait pas …
Je vais passer par derrière.


Le médecin rejoignit son cocher un peu plus loin comme convenu.
En route pour l’église.
Elle entra dans l’église et aperçue la diaconesse Choose.
La diaconesse la regarda un peu surprise.


Pardonnez-moi cet accoutrement mais nous avons un problème de grande envergure la peste nous avons plusieurs personnes contaminé.
Il a été trouvé des rats morts un peu partout dans saint Aignan et ainsi que dans tout le Berry.
L’église va recevoir beaucoup de monde il faudrait faire de la place je vous fais quérir quelques remèdes.
Nous aurons surtout besoin de l’aide d’Aristote et du votre par la même occasion.


Après avoir tout expliquer .Elle était sur le point de partir lorsqu’elle entendit …

Citation :
Dame Astérie ! Dame Astérie !

Elle s’arrêta net !

Oui

Citation :

Dame Astérie ! Par pitié venez vite. Messire Sylvain est bien mal !
Syl…

Citation :
C'est le fils de feu le baron d'Aupic. L'est au château avec Dame Anne, qu'est sa mère, par le fait.

Par Aristote !
Et bien je…


Ah l’air effrayé et inquiet de l’homme qui se trouvait devant elle.


Oui je vous suis.

Le Baron d’Aspic cela lui disait quelque chose. Elle avait l’esprit un peu embrouillé. Elle se rappela Mentaig était sa cousine, et il avait une fille Anne et…
Ce n’était pas vraiment le moment de refaire le nobiliaire Berrichons, il y avait plus urgent elle suivit l’homme.


Je vous suis. Mais avant vous aller mettre sur votre bouche lorsque vous parlerez à quelqu’un ceci. Elle sortit un linge puis l’imbiba de la préparation des quatre voleurs.
Tenez et respirer devant lorsque vous vous adresser à quelqu’un.


Elle sortit de l’église.

Dameeeeeeee Asteriiiiiiie

Décidément !

Tenez! une jeune fille lui donna une missive .

Elle l’as prit et monta dans la voiture .
Une fois dans la voiture elle la lu.


Citation :
Dame Astérie,

Je connais votre réputation de médecin.
Ma maîtresse, Eriphile de Hennfield, est au plus mal. Elle est fiévreuse, et animée de spasmes musculaires.
Venez au plus vite.
Je crains qu'elle ne passe pas la nuit dans l'état où elle est.

Je reste auprès d'elle pour la veiller, mais mon messager saura vous guider jusqu'à elle.

Cordialement

Martine

D’accord j’irais après.

Arrivée à la sortit de Saint Aignan den direction du domaine Aupic .
Le garde à l’entrée inspecta la voiture.


J’ai des ordres Dame personne ne sort.

Je suis Maitre Asterie docteur en médecine j’ai un laisser passer.

Maître pardonnez –moi j’vous y avais pas reconnu et l’autre c’est qui.

Il est mon assistant.


Le garde observa Bacchus d’une drôle de tête ben si c’est votre assistant aller y Maître.

Ah attendez, Attendez !le connétable y m'a dit si t'y vois Dame Asterie tu lui donne ça.

Asterie pris la missive.


Merci .
Citation :

Astérie,

Je crois que je suis atteint de ce fleau qui court le Berry en cemoment, je ne me souviens plus du traitement, pourrais tu me dire en quoi consiste les soins, je m'isole pour te contaminer personne, je me suis epouillé, je n'ai point retrouver de puce..mais ces bêtes sont si rapides et agiles..je te remercie de m'envoyer au plus vite le procédé pour essayer de me guerir au mieux, cependant je continue les prières pour le Berry et pour moi même.

Cordialement

Clealan
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MessageSujet: Re: RP: La peste ( 13 Déc 2010.....)   Dim 9 Jan - 20:08

Beni tance

[Jour 2 après les funérailles]

Le chapelain pris un air doux et apaisant en se penchant sur la baronne affolée. On l'aurait facilement pris à cet instant pour un bon père aimant.

Venez mon enfant.
Nous allons vous confessez.
Je gage que tant qu'il me restera un souffle toute votre maisonnée sera confessée.
Allons. La chapelle est prête.

Le vieil homme l'aida à se relever. La langue qui jaillit de sa bouche à cet instant retrouva aussitôt sa cache et une étincelle passa dans son regard tandis qu'il regarda par en dessous l'assemblée, son mielleux sourire toujours fiché sur sa figure.

[Lignière, la chapelle - pendant le sermon]

Le chapelain s'était dit qu'un léger prêche serait une bonne idée pour commencer histoire que personne ne manque sa confession personnelle ensuite.

... oui mes enfants, le mal est sur nous!
Les responsabilités, mes...

L'aumônier se tue à l'entré de l'intendant et la tête légèrement penchée, il l'écouta les lèvres pincées.

Mon fils, je te prie, range donc cette colère et inquiétude fille de la promptitude et des sottises.

Il s'avança vers l'homme qui l'avait interrompu:

Je suis heureux que tu sois enfin venu vers le seigneur. Tu ne le sais pas encore mais c'est sa voix qui t'a guidé, ses pas que tu as suivi. Nous nous préparions tous ensemble pour la confession, pour notre salut.

Il posa une main sur son épaule.

Mon fils, le salut de ton âme est aussi important que celui de notre chère baronne de Lignière.
Je vais la sauver rassure toi. Dieu ne nous abandonnera pas, Aristote nous guidera.
Mais pour cela nous devons croire et nous laver de nos péchés.
Tu comprends?

Le ton était toujours calme et il donna un doux sourire à Johanara.

Allons mes enfants.
Laissez nous pour le moment je vais confesser dame Johanara.
Toi aussi mon fils, je te confesserai juste après.
Les autres venez ensuite.
Il est vital que tous me rencontre dans l'intimité du confessionnal.

De ces deux mains il aida la baronne assise à se lever et la guida vers le confessionnal tandis que la chapelle commençait lentement à se vider. Il pensait déjà aux pénitences que devraient subir Johanara... Mathilde pour valider l'absolution et eut du mal à retenir sa langue s'agitant. Il avait bien des idées aussi pour Serguei et les autres. Pour Ambi...humm..pour Ambi il fallait être plus fin pour en jouer plus aisément.[/quote]

Johanara

Lignières - Jour 2.


Si la fièvre avait été moins exacerbée, peut être que Johanara aurait surpris la lueur concupiscente s’allumer dans les petits yeux du ragondin lubrique qui faisait office de confesseur alors qu’elle balançait sa croupe incendiaire sous son nez avant de disparaître dans l’intimité du confessionnal.

L’air lui manquait dans le cloître de bois mais pour rien au monde elle n’aurait voulu être ailleurs. Le salut de ce pauvre marchand et de ses gens dépendait de la volonté d’Aristote…

Aussi s’appliquerait elle à lui plaire, à le servir de toute son âme.

Sa voix calfeutrée raisonnait avec douceur contre les parois que traversait la lumière ténue des grands candélabres d’argent.

J’ai…encore écrit à l‘angevin. Je sais bien que lors de notre dernier échange vous m’aviez adjuré de cesser toute relation avec lui même épistolaire mais je ne puis m’y résoudre. J’ai imploré le Ciel maintes fois de me donner le courage de me détourner de lui et du mal qu’il ne manquera certainement point de me faire.

Je suis faible… Fallait il qu’Aristote nous fasse si vulnérables et vous si forts?

A peine ces mots avaient ils franchi la barrière carminée de ses lèvres, que les pommettes de Johanara s’empourprèrent violemment. Mon Dieu! Elle le flattait, espérant quelque clémence! Elle mentait en pleine confession!


Hum. J’aimerais que tout soit comme avant. Du temps où j’étais une épouse irréprochable que le Très -Haut comblait de ses bienfaits et quand votre honorable personne me gratifiait de sa bénédiction…Vous savez comme cela compte pour moi…

Bougresse! Elle remettait ça! Et d’une voix des plus sirupeuse!

J’ai toujours pensé que Valezy était un ange envoyé par Aristote pour baigner mes jours de la lumière céleste de son regard azuréen.. Mais… Je compte une à une toutes les douleurs qu’il a mise en mon existence… Nous étions de nobles nature l’un et l’autre mais il m’a damné. Je me suis bannie de son cœur parce qu’il a méconnu le mien. J’ai brûlé tous mes vaisseaux, aucun retour en arrière n’est désormais possible. Ce divorce est un affront au présent incommensurable qu’Aristote m’avait fait : mettre sur ma route un être en tout point digne d’être adoré de toute la passion dont mon être exalté est capable. Est il devenu ce monstre d’égoïsme parce que je me suis détournée de lui? Ou ai-je trouvé dans d’autres yeux la force d’avancer parce qu’il m’avait abandonné sur le chemin…

Rien, ni personne ne pourra me sauver de moi-même.

Le suave contour de sa bouche s’étira en un sourire particulièrement doux, presque séraphique à faire rêver le ciel. L’évocation de son mari en des termes élogieux lui rappela le feu qui l’avait consumé pour lui des années durant. Jamais plus elle n’aimerait de la sorte. Et jamais haine ne serait plus farouche et plus redoutable, n’avait il point détruit la forteresse idyllique qu’elle s’était bâtie à l’orée de ses grands yeux saphirs?

Johanara ne se rendait pas même compte qu’elle se grattait telle une démente, perdue dans quelque mirage onirique. Lorsque ses ongles mirent à mal sa chair rosée traversant le tissu de sa toilette luxuriante , elle réprima un cri de douleur.

Ses mains s'agrippèrent aux jupons de dentelles avec frénésie avant les remonter le long de ses cuisses avec une extrême lenteur. La douleur était lancinante mais son esprit enfiévré faisait rempart. La couture de ses bas la démangeait, elle s’en défit. Ses souliers claquèrent contre le bois et sa jarretière ornée de satin bleu fut presque arrachée.

La chaleur l’accablait.

Plus haut, les ravages de la peste marquaient l’aine d’écrouelles noirâtres. La vue des bubons la fit hurler sans qu’elle en prenne conscience. Sa main poussa la porte du confessionnal comme dans un rêve.

Elle s’agrippa à la première chose venue, ses doigts devenant des serres sous l’emprise de la frayeur.

En l’occurrence ce fut Ambi.

Johanara vomit. Sur les chausses du malheureux. Mais le spectacle de ses longues jambes nues, fuselées jusqu’aux courbes de ses cuisses était plus saisissant encore.

Elle tomba inerte entre ses bras.

Ysabeau

Jour 2, Sancerre, 17 place de la Halle

Une langue râpeuse sur sa joue. Une fois, deux fois... Ysabeau ouvrit un oeil torve, tourna la tête. Baastet, c'était Baastet, sa petite chatte, qui manifestait sa présence. Les animaux ont le sens du danger, de la souffrance. Elle se souvenait vaguement avoir lu la missive d'Asterie, il fallait qu'elle trouve du... vinaigre des voleurs... vinaigre des voleurs... Elle avait crié, puis... plus rien. Le noir.
Elle tenta de se relever, retomba, rampa jusqu'au mur, s'y appuya et réussit, péniblement, à se mettre debout.
La tête lui tournait toujours, la fièvre était là, son front en sueur. Elle s'épongea, puis imbiba un linge d'un vinaigre bien ordinaire, ça serait mieux que rien après tout.
Sortir... bien qu'Asterie lui ait conseillé d'éviter les visites, il fallait bien alerter les sancerrois... et trouver ce vinaigre...
La Sancerroise ! oui, à la taverne municipale, elle trouverait certainement quelques amis attablés.
Elle s'enroula d'un manteau, et sortit d'un pas chancelant dans les ruelles, manquant tomber à plusieurs reprises sur le sole couvert de neige.
Arriva à la taverne.
Entra. Un bon feu brûlait dans l'âtre, lumière et chaleur.
Bertrude, Somalien, Pepino, Mamaco étaient là, et quelques voyageurs. Pour une fois la taverne était presque pleine, en d'autres temps cela l'aurait réjouie mais là...
Elle salua l'assemblée et dit, derrière le linge qui lui couvrait le bas du visage

Bonjour mes amis. Je ne suis pas au meilleur de ma forme. Fièvre, bubon noir sous mon bras droit, vertiges persistants... Il semble que la peste noire sévisse en Berry et qu'hélas elle m'ait atteinte...
Je ne vais point rester longtemps. J'ai écrit à Asterie, elle m'a recommandé le "vinaigre des... des voleurs" je crois. Elle m'en a donné la recette, mais hélas il faut deux semaines de macération...
L'un d'entre vous aurait-il connaissance de ce remède ?

Elle s'effondra sur un banc, près du feu. Bertrude lui parla de sa belle-soeur, et se mit en devoir de lui écrire, trouvant au fond de la salle parchemin, encre et calame que le maire laissait là en permanence à la disposition des visiteurs. Prévoyant, Lazario...

Merci Bert, je vais pour ma part écrire à Asterie, peut-être a-t-elle des réserves...

Pendant que Bertrude attachait le message à la patte d'un des pigeons qui voletaient au plafond (hé oui, il faisait froid dehors, ils s'étaient réfugiés dans la chaleur de la taverne), elle prit encre, calame et parchemin et...

Citation:
Citation :
Ma chère Asterie,

Merci de ta missive. J'ai bien noté que je devais trouver du vinaigre des voleurs. Hélas il semble que nous n'en n'ayons point à Sancerre. J'ai bien noté la façon de le fabriquer, je pourrais peut-être réunir les ingrédients, mais... Mais il faut deux longues semaines avant que le remède soit efficace. Deux semaines ! dans deux semaines il sera trop tard...
Je me permets donc de te solliciter à nouveau. As-tu des réserves à Saint Aignan ? Pourrais-tu m'en envoyer un tonneau à Sancerre ? ça vaut certainement pas la poire, mais c'est sûrement plus efficace contre ce mal affreux...
J'attends de tes nouvelles avec impatience. J'ai toujours la fièvre, des vertiges, mon bubon a éclaté... Bref le temps presse.
Je vais rester chez moi, au 17 place de la Halle, calfeutrée. Une de mes amies, Bertrude, a écrit à sa belle-soeur qui, peut-être, aurait de ce vinaigre.
Je me doute que tu dois être débordée, pardonne-moi de t'importuner ainsi, mais l'heure est grave.
Je t'em... non, je ne t'embrasse pas de peur de la contagion.
A bientôt
Ysabeau

Elle roula et cacheta la missive, attrapa un second pigeon, lui attacha le message et le regarda s'envoler vers Saint Aignan. Puis, épuisée, elle dit au revoir à ses amis, espérant que la nuit ne lui serait pas fatale, et , à pas chancelants, regagna le 17 place de la Halle, et s'effondra sur son lit.

Brianna

color=red][Au Château de Châteauneuf sur Cher] [/color]

[Jour 1 fin de soirée]



Brianna était rentré chez elle n’avait pas pu rester plus longtemps au dispensaire, les odeurs, la fatigue soudaine, puis avait mal à la tête, frissonnait .Sa mère rentrerait et elle la consulterait donc rien de bien grave. Elle avait dû être contaminée par quelques humeurs de malades qui se trouvaient au dispensaire.
Elle se rendit dans sa chambre et fît appeler une servante pour qu’elle lui apporte une infusion de saule blanc.


[Jour 2]

Brianna n’avait pas dormi de la nuit elle frissonnait on lui avait apporté des bouillottes pour réchauffer son lit. Puis un édredon supplémentaire ...
Elle avait du mal à réfléchir, ses pensées étaient confuses comme dans un brouillard, .Ce n’était pas la première fois qu’elle était malade, des fièvres elle en avait déjà eus et ce ne serait pas la dernière mais celle –ci était arrivée plus soudainement.

Gertrude était venue la voir c’était la cuisinière du Domaine, elle connaissait Brianna depuis sa naissance. Elle s’avait la jeune fille malade donc elle voulait s’assurer que tout allait bien.
Elle la découvrit grelottante malgré les infusions.


Et bien ma petite que ce passe-t-il ?

Oh Gertrude je ne sais pas j’ai mal partout et j’ai froid et j’ai pris des remèdes. Mais rien y fait.

Ne vous inquiéter pas ma petite je vais m’occuper de vous le temps que votre mère soit informer.

Brianna sourit à Gertrude elle appréciait beaucoup cette femme elle avait toujours veillé sur elle et combien de fois plus jeune était-elle resté dans la cuisine entrain d’observer la cuisinière préparer les repas. Les gâteaux…

Vous voulez un bon lait chaud avec du miel cela vous fera du bien et puis après je aiderais à vous laver d’accord.

Oui Brianna sourit Gertrude allait s’occuper d’elle pas une servante mais Gertrude.
Gertrude s’inquiétait cette fièvre ce n’était pas normal, elle ne voulait pas affoler Brianna elle l’aimait beaucoup cette petite malgré son caractère ….
Gertrude revient avec un lait chaud et du miel.
Après avoir bu ce qu’elle pouvait Brianna se laissa faire elle n’avait pas assez de forces pour se lever . Gertrude prit un récipient plein d’eau puis découvrit la jeune fille.
Son regard se stoppa sur la cheville de Brianna elle était rouge et marquer par le faites que cet endroit avait été gratté plus que n nécessaire.


Que vous est ‘il arrivée à la cheville?

Brianna ouvrit les yeux.

La cheville …et …bien …j’ai été piquer par un insecte je pense .

Gertrude la regarda

un insecte vous en êtes sur ?

Je ne sais pas il y avait des rats qui courait et …


Gertrude ouvrit de grands yeux se signa par Aristote !!!

Elle se pencha vers Brianna puis regarda son cou elle aperçue au niveau du cou des marques noires typiques de la peste.
La cuisinière pâlit elle n’était pas médecin mais connaissait malheureusement ses symptômes son mari et un de ses fils était mort de la peste. Elle y avait survécu par miracle…
Brianna sentit l’inquiétude de Gertrude.


Que ce …que se passe-t-il Gertrude tu fais une drôle de tête.


Ma petite Brianna il va falloir que tu sois forte, je pense que tu as attrapé la peste.

La PESTE !!! Elle avait crié se nom la peste ... Ce n’est pas possible Gertrude ? Ce n’est pas possible je ne veux pas mourir, ma mère je veux ma mère elle va pouvoir faire quelque chose, maman j’ai besoin de ma maman s’il te plait je ne veux …

Ne vous inquiété pas votre mère ne laissera pas la peste vous emporter mais il va falloir que vous soyez forte Nous allons priez Aristote et Saint Roch vous aller vous en sortir.

Mon, Mon frère.

Ne vous inquiété pas on va l’éloigner de votre chambre Ekimos son Maître d’Armes va s’en occupé. Il restera aussi avec moi.

Merci Gertrude tu sais même s’il m’énerve je l’aime mon frère je ne veux pas…

Je sais ne vous inquiéter pas tout va aller …Je vais vous frictionner et faire circuler vos humeurs d’accord ?

Oui.

Ne sachant pas écrire à pars son nom et sachant que le majordome avait été moines hospitalier donc quelque notions de médecine. Gertrude parti chercher Gaston pour qu’il puisse faire parvenir une missive à Asterie et l’aider en attendant.

Asterie

Jour 2 Domaine Aupic.

Asterie se rendit au domaine d’Aupic les chemins commençaient à devenir encombrés, il lui serait plus facile de prendre son cheval Zéphir puis que Firmin la suive avec la voiture car là, elle ne pourra plus circuler comme elle le voudra.

Le Serviteur la fît entrer dans le domaine .Elle attendit dans le hall d’entrée que la Dame du Domaine vienne la chercher.
Elle demanda à Firmin d’aller chercher le plus tôt possible son cheval Zéphir et lui donna quelque instructions.



[En route pour Sancerre au domaine de chez Eriphile de Hennfield] .

Firmin était revenu avec son cheval Zéphir elle demanda à se changer.
Elle revêtit un pantalon y plaça un jupon juste pour faire office de robe. Elle avait la permission de se travestir en homme hors conteste de l'armée et monté en cavalier lorsqu’elle ne pouvait faire autrement.

Elle monta en selle à califourchon ce qui n’était pas des plus pratique avec sa robe et son habit pour se protéger de la peste .Elle devait avoir une drôle d’allure... Mais cela lui permettrait de pouvoir aller plus rapidement.
La monté en amazone ne l’aurait pas des plus déranger mais au moins elle pouvait monter plus facilement. Et sauter quelques obstacles s’il le fallait.


Aller mon bon Zéphir en route.

Arrivée au domaine elle se présenta.

Bien le bonjour, je suis Asterie Ambparé Médecin de mon état Dame Eriphile de Hennfield m’a fait quérir.


[Jour 2, Sancerre, 17 place de la Halle

Ysabeau]


Elle n’était pas très loin autant en profiter.

Bonjour mon brave.

Asterie frappa à l'échoppe entra une jeune femme vient à sa rencontre .


Bonjour Dame Asterie.

Asterie l'a reconnu c'était une des servante d'Ysabeau .

Dame Ysabeau m’a envoyer une missive elle était au plus mal pourrait tu me conduire à son chevet ?

Bien sûr .

[En direction du domaine de Mouher chez Cléalan]

Arrivée au domaine Asterie se présenta puis on la fît entrer.


[A Châteauneuf –sur –Cher domaine D'Asterie]

Asterie arriva au domaine inquiète pour sa fille Brianna, elle n’avait pas eu le temps de passer au dispensaire mais qu’importait elle voulait avoir des nouvelles un pressentiment …qui perdurait depuis le matin, une sensation bizarre comme ci il était arrivée quelque chose...
N’étant pas passé au dispensaire elle n’avait bien entendu pas reçue la missive de Gaston qui l’informait de l’état de sa fille.
Gaston sortit et viens à sa rencontre Dame Asterie enfin vous voilà !
Elle regarda Gaston inquiète.


Comme ça enfin me voilà ?


Vous n’avez donc pas reçue la missive. La missive quel missive !

Par Aristote Brianna ! Maxence …

Elle se précipita dans le domaine.
Brianna est dans sa chambre elle ….Elle n’écouta pas plus et partie en courant dans la chambre de sa fille. Le cœur battant à tout rompre. Priant St Roch fait que tout aille bien, fait que tout aille bien …
Pas ma fille, pas ma fille …Oh par Aristote !!

Asterie entra dans la chambre aperçue sa fille dans son lit.

Ma chérie que c’est ‘il passer elle lui toucha le front elle était brulante !


Elle aperçue au poignet de sa fille deux cataplasmes. Sur son front un linge humide.
Puis tout en observant elle aperçue les ganglions de sa fille enfler et noir !


Oh non pas toi ! Pas toi !
Ma chérie tu m’entends c’est maman, tu m’entends ?


Oui ? Oui maman tu es là je ne suis pas bien j’ai mal maman …

Ne t’inquiète pas ma chérie tu vas t’en sortir je suis là.
Il va falloir que tu te battes d’accord ma chérie tu es forte je le sais.


Oui maman je ne vais pas laisser la peste gagner pas question je veux aller à Paris tu me l’as promis hein !

Asterie ne peut s’empêcher de sourire sa fille était incroyable elle avait une forte fille, la peste mais ce qu’elle pensait c’était d’aller à Paris voir Versailles ! Incroyable. Si cela pouvait la faire tenir elle aurait accepté n’importe quoi et promis bien des choses.
Elle se leva appela pour que l’on vienne l’aider.


Dame Asterie !

Gertrude ?

Oui j’ai survécu à la peste donc je reste auprès de ma petite Brianna.

Tu vas la frictionner et puis on va faire bruler quelques….


Gaston m’a aider il lui a mis les deux cataplasmes, et puis je l’ai frictionné avec ça elle lui montra la solution du vinaigre des quatre voleurs.

Elle lui fit avaler aussi un remède à base de plusieurs plantes. Sa fille fît la grimace mais qu’importe elle réussi à l’avaler .

Il faut la faire boire également Gertrude.

Oui, oui Dame


Et les autres ?

Personnes n’est atteint Dame Maxence est avec Linette et son Maître d’armes.

Merci Gertrude.
Je vais le voir de loin au cas où.


Elle sortit et se rendit dans la salle d’arme ou se trouvait comme la plus part du temps son fils.

Maman !


Non ne t’approche pas mon chéri on ne sait jamais reste loin, je voulais juste s’avoir si tu allais bien ?

Oui maman je vais bien mais Brianna elle est très malade c’est la peste hein ?

Oui c’est la peste donc ne t’approche surtout pas de sa chambre. Et ne sort pas du Domaine compris.


Oui, oui maman.
Maman tu vas la guérir ma sœur hein ? Tu vas la guérir t’es le meilleur médecin au monde alors tu vas…


Asterie sourit à son fils oui je vais …Elle ne pouvait pas dire qu’elle allait la guérir car c’était un mensonge .

Je ferais mon maximum. Il va falloir prier A Saint Roch à la chapelle.

Oui j’y suis déjà aller mais je vais y retourner. Tu sais si elle s’en sors-je promets que je ne lui dirais plus rien sur ses cheveux et ses robes.

Asterie le regarda un peu perplexe. Elle sourit…

Elle retourna vers a fille la frictionna. Puis elle la laissa se reposer.
Elle s’installa dans un fauteuil dans la chambre. Elle ne pouvait pas laisser sa fille seule du moins pour cette nuit …
Gertrude lui apporta de quoi se restaurer.


[hrp]HRP : J’ai mis plusieurs posts en même temps c’est volontaire de ma part une journée se découpe sur plusieurs heures. Non Asterie n’a pas le don d’Ambiguïté.
Chaque cas sera pris séparément. Je baliserais pour que ce soit logique.
Ne pouvant attendre que chaque personne post avant de faire la suite. Se serait trop long merci de votre compréhension. [/hrp]

Cléalan

[l'Archange jour 2]


Il avait missvié Astérie, la réponse ne s'était pas fait attendre, la décoction

Citation:
Citation :
1 litre de vinaigre de pommes, 20 g de chaque plante séchée suivante : absinthe, lavande, menthe, romarin, rue, sauge et 3 g de cannelle en poudre, 3 g de poudre de clous de girofle, 3 g de muscade râpée, 3 gousses d'ail, 20 g d'acide citrique, 5 g de camphre ; on attend 2 semaines, on filtre et on met en bouteille.


Il l'avait obtenu par son Fils Robiin, celui ci avait été la chercher chez l'infirmière de Chateauroux , Canta elle allait sans doute le sauver, par chance elle en avait dans son armoire, Robiin courut ventre à terre et ramena la décoction salvatrice à son père.



Il saisit la bouteille, s'enquerrant de savoir si Canta en avait d'autres,

T'inquiète pas Père elle en a tout un rayon d'"armoire,


Il s'isola dans sa chambre craignant de contaminer plus avant son fils, et se frictionna conscensieusement, surtout cette aine dont le bubon murissait, puis soudain pensant à son fils il transvida un peu de la décoction dans un récipîent.

Robiin....frictionne toi mon garçon!!!!...mieux vaux prévenir que guérir!

[b]Ysabeau


Troisième jour, Sancerre, 17 place de la Halle

Nuit difficile, en proie aux cauchemars et aux délires. Nuit épuisante, en proie à la fièvre qui ne baissait pas. Elle était brûlante, les draps de son lit tachés d'un pus noir et malodorant. Mal au ventre, envie de vomir, envie de...
Elle se leva brusquement, en proie à une envie irrépressible de... Mais n'eut pas le temps de se rendre à l'endroit où l'on ne va que seul... Le long de ses jambes, sous la chemise, elle sentit s'écouler une matière liquide et brûlante, une odeur pestilentielle envahit la salle. Un vertige, elle tomba à genoux au pied de son lit.

Noooooon !

C'est qu'elle entendit vaguement frapper à la porte de l'échoppe. Manon, la jeune fille qu'elle avait embauchée pour faire le ménage, ouvrit. Une silhouette indistincte s'approcha. Qui ?... Elle murmura...

Asterie ? Bertrude ? qui est là ? Attention, la contagion... Il me faudrait du vinaigre des...

Elle ne put en dire davantage et sombra dans une semi-inconscience

Asterie

[Sancerre, 17 place de la Halle]

Asterie regarda la jeune femme.

Hum si vous … Vous me le permettez je …Je elle se tortillait les mains.

Oui ?

Et bien j’étais juste passer pour …Et Dame Ysabeau elle va pas bien et comme elle a la peste je...Je …

Asterie regarda la jeune servante.

Oui tu as raison éloigne toi ne touche personnes et prends ça elle lui tendit un petits parquet tu l’infuseras.

Mer…Merci Dame Asterie.

Elle partit en courant.
Asterie monta les escaliers entra dans une pièce supposant que c’était celle où se trouvait Ysabeau. Elle l’aperçue au lit, s’approcha elle avait recouvert sa bouche et son nez d’un linge imbibé de la solution de vinaigre des quatre voleurs. Elle a l’avait attaché par un lien pour qu’il reste maintenu en place et pouvoir avoir ses deux mains de libres.
Ce n’était pas agréable le vinaigre lui remontait par le nez ses yeux lui piquaient parfois elle s’écartait et soulevait son « masque « pour respirer de l’air frais si on peut l’entendre de cette façon.
Elle posa son masque à grand bec.


Bonjour Ysabeau j’ai reçu ta deuxième missive et comme je n’étais pas très loin je suis venue le plus rapidement possible.
J’ai quelques réserves et Maître Pharmacien qui est mon apothicaire attitré en a toujours en a toujours d’avance.
Donc en voilà.


Elle s’approcha.

Tu es brulante de fièvre. Je vais examiner pardonne moi ce maillon sur la bouche, mais c’est pour éviter la contamination.

Elle l’examina elle avait les ganglions au niveau du cou qui était bien enfler des burons noirs près à éclater. Elle évita d’y toucher au cas où.

Je vais te déshabiller puis te laver pour enlever les humeurs que tu as sur toi..
Puis je te frictionnerais et te donnerais quelques choses à boire.
Mais auparavant je vais mettre quelques bûches dans le foyer et y glisser quelques clous de Girofle pour les miasmes…
Je vais chercher dont j’ai besoin dans ton échoppe je reviens de suite.


Soeur Mariette.

Au dispensaire de Saint Aignan
JOUR 3




Sœur Mariette s’affairait donnait des ordres par –ci par-là .En l’absence du Médecin c’est elle qui avait la direction du dispensaire.
Elle était aidée de Maître Urgence Chirurgien de son état un ami d’Asterie un des rare Chirurgien qui avait la confiance du Médecin.
Ce n’était pas la première fois que l’on faisait appel à lui et là en l’absence d’Asterie il était là pour tous les soins médicaux.


Maître Urgence pouvez-vous venir immédiatement nous avons plusieurs cas …

J’arrive Sœur Mariette, j’arrive.

Il commençait à y avoir des décédés il fallait les évacuer le plus vite possible le croque mort avait du travail en perspective.

Que l’on fasse appeler une charrette et que l’on évacue rapidement les mort pour éviter une éventuel propagation les miasmes se répandent rapidement.
Non ne toucher point ses bubons mon brave vous mettez des linges dessus pour éviter que les humeurs de ses bubons ne s’échappent partout.


Oui Maître Urgence.

Pour celle –ci je suis désolée mais il n’y a plus rien à faire.

Maître par pitié aidez mon fils il n’a que 12 ans …

Je suis navré mais je ne peux faire plus les humeurs vont avoir raison de son corps dites-lui au revoir.

nooooonnnn Nonnnn pas mon enfant ! je vous en supplie pas lui !!!

Désolé mais je vous l'ai dit je ne peux rien faire ...

Combien de fois ne l'avait 'il pas dit, il n'y avait pas un instant sans qu'il entende les cris désespérer, les larmes des parents qui venait de perdre un proche.
Les gémissements, les supplications des mourants devant la maladie. Il n'était qu'un homme parmi d'autres il faisait son possible comme le faisait tous les soignants mais c'est Aristote qui décidait et non lui ...

La seul solution c'était de prié Saint Roch.
La peste avait envahi les rues, les maisons personnes n'étaient épargnées ...


Sœur Mariette il nous faudrait un Curé il nous serait bien utile.


Cléalan

Jour 3 l'Archange Chateauroux;



Dès que Robiin lui avait apporté la décoction il s'était enfermé dans sa chambre, se frictionnant régulièrement avec la potion qui devait le débarasser des miasmes, au matin il se sentait mieux, le bubon avait pratiquement disparu restait encore un peu de fièvre et beaucoup de fatigue. Cependant il descendit prendre l'air, le confinement de ces derniers jours l'avait considérablement affaibli, une fois dehors il respira à pleins poumons, s'étourdissant de l'air frais. La neige était encore au sol, mais ses bottes l'isolaient du froid pénétrant, il parcourut quelques rues de la vile pui regagna l'Archange, il lui fallait penser à remercier Astérie, il le ferait dès qu'il sera rétabli. Il se demandait si les autres malades avaient eu autant de chance que lui, il était d'une constition forte, une nature qu'il tenait de sa mère, il ne l'avait jamais vue malade. Il se promit d'aller prier pour tous ceux qui étaient atteints. Il prit une plume, un parchemin et écrivit à sa Douce, depuis plusieurs jours il dormait à l'Archange pour ne pas contanimer sa famille.
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MessageSujet: Re: RP: La peste ( 13 Déc 2010.....)   Dim 9 Jan - 20:09

Ysabeau


J3 , Sancerre, 17 place de la Halle

Elle entendit quelques mots, du fin fond de sa fièvre et de son délire. Reconnaut la voix apaisante. Asterie... Asterie était venue, bravant miasmes et contagion.

Bonjour Ysabeau... suis venue le plus rapidement possible.
J’ai quelques réserves... en voilà.
Tu es brulante de fièvre...éviter la contamination.
Je vais te déshabiller ... humeurs que tu as sur toi..
Puis je te frictionnerais ...à boire.
..uelques bûches dans le foyer... quelques clous de Girofle pour les miasmes…
Je vais chercher... je reviens de suite.

Elle ouvrit un œil, voulut répondre. Mais les mots refusaient de sortir de sa bouche. Son front ruisselait de sueur. Elle sentait son cou la tirer, elle ne devait vraiment pas être belle à voir. Une vision fugitive... Elle bredouilla quelques mots sans suite.

Oxy... prévenir Oxytan... Bourges, convalescent... Merci... ma soeur, ma soeur, Maybee... rester chez elle... La mairie... les cours... merci...soif, j'ai soif...

Elle entendit vaguement la porte se fermer, des pas dans l'escalier... et s'endormit, épuisée

Asterie

[Dans le bureau du responsable de santé ]

Jour 2

Des missives arrivaient de plusieurs villages ainsi que différentes villes. Une épidémie de peste commençait à faire des ravages dans le Berry la situation était grave une pandémie se préparait il fallait fermés les routes interdire à tous étrangers de rentrer en sol Berrichons.
Il y avait réuni dans ce bureau les responsables de l’archevêché puis des Médecins ainsi que certain représentants du conseil ducal , le prévot , ainsi que le Duc des dispositions.




Il faut mettre prévenir tous les croque morts mettre en place des fosses communes et puis de la chaux.

Nous avons besoin d’une procession priée Saint Roch. !


La peste ! Qu’elle malheur je le disais ! Les Berrichons ne sont pas assez fervents voilà pourquoi ce fléau . Aristote nous met en garde !
Il y a trop hérétiques !!


Protégeons nous qu’elle est exactement la situation ? Avons-nous des nouvelles du nombre de morts à ce jour ?

Jour 3 ….4….

Les jours passaient et les morts étaient de plus en plus nombreux les rues étaient remplis de cadavres ont les emmenaient par charrettes entière puis on le mettait dans les fausses communes et ont les recouvraient de chaux.
Puis on voyait apparaitre des processions pour conjurer le sort et demandé de l’aide à St Roch.

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MessageSujet: Re: RP: La peste ( 13 Déc 2010.....)   Mar 11 Jan - 16:31

Johanara

Lignières - Jour 3 -

L’Aube caressa le visage de Johanara des premiers rayons d’un soleil pusillanime qui peinait à faire fondre la mante immaculée dont s’était parée le Berry.
Ses paupières s’ouvrirent nonchalamment et ses grands yeux verts furent baignés de clarté. Sa longue chevelure éparse sur l’édredon ivoire, flamboyait dans le demi-jour , elle y nicha son doux minois, humant avec délice les fragrances de jasmin avant de s’étirer avec langueur…

Johanara se redressa soudain, effarée et tâta ses joues rosacées, sa bouche vermeille et son cou gracile comme pour s’assurer qu’elle ne flottait pas dans l’autre Monde!

Elle était vivante! Loué soit Aristote, la Peste ne l’avait point emportée durant la nuit! Et pourtant, la veille, la rousse s’était sentie toute proche du repos éternel…


[La veille.]

Lovée dans les bras de son intendant, la rouquine semblait étrangère à tout ce qui se passait autour d’elle. La fièvre atteignit l’acmé en cette nuit de décembre, jetant la pauvre baronne dans des abîmes de démence. Elle n’était plus que douleur et tremblement. Sa peau brûlante la démangeait au point qu’elle eut souhaité être dépecée toute entière.

Mathilde jeta une couverture de laine sur son corps recroquevillé et essuya ses lèvres d’un fin mouchoir de soie tandis que la belle leva vers Ambi , des prunelles enfiévrées et hagardes.

Amenez moi les enfants…Je veux voir les enfants avant de partir…Et ce marchand a-t-il ma vaisselle?

Les limbes de son esprit fébricitant avait eu raison de son entendement. Plus tôt, elle avait donné l’ordre à tous ceux que la peste n’avait point encore frappé de quitter Lignières prestement, d’emporter des vivres et de trouver refuge à Saint Hilaire, le domaine de son vassal le Gambiani. Son fils y était déjà en sûreté depuis quelques jours. Seuls les plus dévoués ou les plus fols étaient restés auprès d’elle.

Ambi la déposa délicatement sur sa couche et le contact des draps de satin velouteux sur sa peau irritée l’apaisa quelque peu. Lorsqu’il rabattit les couvertures sur la pauvre baronne, elle se saisit prestement de sa main avant de souffler la voix chevrotante :

Ne m’abandonnez pas encore amour… Où est notre fils?

La rousse fondit alors en sanglot, se cramponnant à l’intendant de toute ses forces couinant , braillant, le mordant même. Mathilde, effarée, lui apporta alors un petit paquet de lettres entourée d’un ravissant ruban de satin rose.

Ma dame, relisez donc les billets de votre angevin et ne pensez plus à toutes les vilaines choses qui semblent hantées votre tête…

Les missives volèrent bientôt dans la chambrée et Johanara, hystérique, hurla qu’on lui amène un parchemin, une plume et de l’encre!

Je vais lui écrire la plus jolie lettre du monde!!!!!!!!!!!!!!!!!

Et la belle de se mettre à chanter tout en écrivant telle la dernière des ivrognes, la voix perchée, l'oeil vitreux, en agitant ses longs cheveux flamboyants.


J'essaie en vain de penser à autre chose que toi
Mais ton image est là comme une obsession
Quoi que les gens fassent ils ont quelque chose de toi
Dans leur démarche, leur voix
Ou juste leur blason*

Et tout bouillonne dans ma tête
Je suis en sueur comme une chevrette
Je tremble comme un écureuil
Je sens que je vais tourner de l'oeil
Ma gorge se noue quand je te vois
J'ai attrapé le mal de toi...

Ou peut être la Peste* lalalalala
Ou peut être la Peste lalalalalal

Et j'ère comme un poulpe* en peine
Je bois d' la bug* à perdre haleine
Je me sens vidée comme une truite
Tu retournes mon estomac
C'est toi que j'ai au fond de Moiiiiiiieuhh


Cette fois on avait bel et bien égaré la Baronne chez les cinglés! La toquée finit par s’endormir du sommeil des justes et tous prièrent pour qu’elle survive à la nuitée…

[ A l’Aurore…]


Mathilde!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Mathilde!!!!!!!! Je crois que la fièvre est tombée!!!!!

Affolée par les criements de sa maîtresse, la bonne déboula à moitié nue, son corsage découvrant à moitié des mamelles dignes de la foire aux bestiaux de Bourges et ses jupes retroussées jusqu’à mi- cuisse.

Norf de norf! En voilà une façon de se tenir! Où diantre étais tu encore? Ribaude!

Rassurée par l’éclat de voix de la rouquine, la blonde frivole sourit l‘air mutin:


Je donnais au marchand quelques instants de plaisir avant son trépas…Car le pauvre n’ayant pas votre vigueur physique, nous le perdrons à coup sûr avant le crépuscule…
Il y a une lettre pour vous. Votre angevin. Et bien sûr nous avons mis au feu la missive que vous vouliez lui envoyer hier au soir…

La Baronne s’empourpra, se rappelant à moitié des élucubrations sans queue ni tête qu’elle avait couché sur le velin.

Avec grande hâte , elle décacheta la lettre et en fit lecture, un large sourire ancré à ses lèvres gourmandes, perdue dans quelques souvenirs heureux et oubliant jusqu’à l’existence du pauvre marchand qui agonisait dans la chambre voisine.

Mais le sourire se figea bientôt. Elle posa la lettre sur le guéridon et demeura pensive un instant. Méchante? Elle? Il n’avait rien compris. Se méprendre ainsi sur ses sentiments, sur sa crainte de le perdre et de ne plus le revoir, et l’accuser de mauvaiseté alors qu’elle n’avait que les plus douces intentions à son égard.

Tire les rideaux. Qu’on me laisse mourir en paix…

Anais- "Peut être une angine" pour les délires fiévreux de la rousse.
Dans le texte original :
*Blouson
*Angine
*Ane
* Rhum ( La bug est la bière berrichonne.)

Zoyah

Jour 1..Châteauroux...

La baronne de Valençay avait passé toute l'après-midi dans diverses échoppes. La Saint-Nowel était vraiment une des fêtes qu'elle aimait le plus. Surtout depuis qu'un petit ange et un petit démon avaient pris une place importante dans sa vie. Une fois rentrée dans sa demeure, elle s'inquiéta de la vieille nourrice...

Comment ça ? Mathilde n'est toujours pas rentrée ?!.

Noonn...Madame..se lamenta la jeune Jeanne qui avait écopé de la charge de s'occuper des deux turbulents enfants.

Un peu étonnée, mais pas encore inquiète, la Baronne prit son jeune fils dans les bras et ordonna à Jeanne de donner le bain à Jehan-Gabriel.

La nuit tombée, Zoyah s'alarma enfin et décida d'envoyer Gaspard le portier et quelques valets à la recherche de la vieille dame.

La nouvelle tomba...cette dernière avait fait un malaise et était alitée chez la famille Martin.

A dire vrai, rien ne pouvait permettre à Zoyah de deviner que le mal qui sévissait était la Peste. Les quelques cadavres que l'on découvraient dans les quartiers pauvres, n'étaient malheureusement pas rares. Si quelques bourgeois semblaient également en proie aux mêmes douleurs, ils n'étaient pas encore assez nombreux pour perturber le quotidien de la baronne dont l'esprit était ce jour occupé par bien autre chose.

La Baronne fit porter quelques vivres à la brave famille qui hébergeait Mathilde et donna quelques consignes à ses valets afin qu'ils aillent chercher la vielle nourrice dès le lendemain matin.


Jour 2...


La Baronne était en train de rédiger une lettre pour les allégeances au duc de Berry, lorsque Gaspard pénétra en trombe de son bureau. Le pauvre homme avait courut tellement vite qu'il en avait le souffle coupé.

Que se passe-t-il...dit-elle d'une voix calme tout en laissant courir sa plume sur le vélin.

C'est....forte respiration...Mathilde....souffle...

La tête de la baronne se relève brusquement...Mathilde ! Mais parle donc !

Elle....elle....est en proie à un mal étrange....souffle encore....et c'est pas la seule.....beaucoup de morts .

Comment ça un mal étrange ?! Alors faite la venir ici qu'on la soigne et appelez un médecin !

Le valet baisse la tête...le transport la tuerai...elle est si faible....et les médecins sont débordés ou ont fuit la ville.

Un moment de silence...un instant où la baronne comprend qu'elle pourrait bien ne jamais revoir celle qui avait été un peu comme une seconde mère pour elle.

Attelez les chevaux...et menez moi jusqu'à elle !

Mais Madame....

Vous ! Prenez Fanchette, Jeanne et les enfants et allez à Arpheuilles...l'air y est sain et surtout ne laisser entrer personne.

Mais Madame...vous risquez d'attraper la maladie...vous devriez rester ici, le quartier semble ...sûr.

Il suffit ! Obéissez ou sinon....obéissez !

Tout en parcourant les quelques mètres qui la séparait de son coche la baronne chaudement emmitouflée se demandait de quelle manière la maladie se propageait. Visiblement les pauvres comme les riches étaient touchés, les gueux comme les nobles, elle n'épargnait personne. Son quartier semblait être pourtant encore immunisé. Un regard vers le 118 rue de la Soule Royale, le 116 étant alors inoccupé. Serait-ce donc le vicomte qui en plus de terroriser les domestiques, faisait fuir le mal ?

Moriarty

Saint Aignan- Jour 2&3

La lUUUnne est bleue. Ohhhh, pourquoi je n'ai plus de meringues ! Il me faudra acheter de la meringue. Ah oui, il le faut, vraiment ! Mais maintenant, je dois tondre ma table !

Silence.

Le temps est venu. Le voilà. Mon ami, Mathew ? Georges ? Sigsfried ? Est ce ton nom ? Tu es Boulanger, c'est sa. Tu vends des crevettes et du bois charnu ? Pourquoi refuses tu de parler. En voilà des manières. Il fait si chaud, tu aurais dû éteindre cette cheminée depuis longtemps. Houuah. Allons jouer à la belote.

Silence.

Le réveil fut rude. Un mal de crâne, intense, remarquable. Une soirée trop chargée ? La cuite de l'année ?
Il transpirait, il suintait à tel point que ces vêtements ne faisaient plus qu'un avec sa peau.
La nuque raide, Moriarty tenta de se hisser du sol sur lequel il était couché. Sa tête lui tournait affreusement. Dans quel navire était il ? Sa vue était trouble.
Des morceaux de pains rassit se collèrent à sa paume. Il en avait plein sa chemise humide.

Qui était passé dans sa chaumière ? Quel combat s'était ici déroulé ?
Tables, chaises, tout étaient renversés. Du bois était empilé devant sa fenêtre dont on ne pouvait aperçevoir que l'enseigne azur du poissonnier d'en face.

Combien de temps était il resté inanimé ? Qu'avait il bu ? Qu'avait il fait ?

A quatre pattes, luttant contre lui même, notre homme vit à travers sa chemise blanche détrempée une grosse pustule sur son bras.
Lourdement, il s'assit en tailleur. Des pustules jonchaient également son pied... ses pieds... et plus haut, son entre-jambes. Deux excroissances noirâtres siégeaient là, monstrueusement, crânement presque sysmétriquement l'une de l'autre. Outre la gêne évidente, la douleur qu'elles suscitaient n'avait nul autre pareil. Un coutelas n'aurait fait meilleurs effet !

Le voilà qu'il se souvenait un peu mieux. Il avait un peu bu certes, mais peu. Son bras le grattait et c'était un euphémisme. Depuis quand un bras qui gratte donne... ça... il n'avait pas d'insectes dans son lit, il en était sûr. Il avait parcouru nombres de camps militaires et il en connaissait assez les ravages pour faire attention à son couchage quand il était fixé en un lieu.

Mais qu'est ce que c'était. Il avait de la fièvre, une fièvre même délirante, des boutons... des boutons noirs...

D'apparence et de caractères calmes, Moriarty haïssait plus que tout perdre le contrôle de la situation. Que c'était il passé ? Voilà la question qui le taraudait depuis son réveil et à laquelle il n'avait aucune réponse.
Il était à peine capable de se lever. Comment allait il parcourir la ville ? Comment allait il travailler ?

L'individu frappa de son poing le sol, excédé avec l'envie unique et irrépressible de s'arracher ces sacrées verrues, à la main si il le fallait !

Maladroitement, en s'accrochant à la table renversée, il pu se relever. Sa peau le brulait tellement. Sa tête...
Une à une, il dégagea les buches de sa vitre.
Il n'y avait rien. Mais comment ne pouvait il rien n'y avoir à midi ?

Une charrette passa, recouverte de paille. L'homme qui la conduisait avait un foulard sur la bouche.
La Cloche sonna. Elle sonna longuement, bien plus longuement que d'habitude.
Il y avait une messe ? Quelques femmes habillées en noire longèrent le mur de la poissonnerie en courant. Que se passait il donc ?!

Moriarty fit une prière, se plongea ce qui lui restait de tête dans l'eau, se retenant à chaque instant de gémir...

Il lui fallait sortir, allez consulter un savant.
Les savants savaient, c'était sa le principe. Mais les savants es médecine, il y en avait des vrais, et il y avait aussi des crapules ; Des marchands de malheurs qui à l'image des vautours, gravitent le visage grave autour de leurs patients, résignés devant des maux auxquels ils n'entendent rien, perclus de certitudes quand à un remède miracle, de fait inefficace...
Il ferait attention à la prescription, il prendrait sa lame au cas où. C'était ça ou le curé... ou le sapin. On commencerait donc par le medicastre, l'apothicaire ou le barbier même, si il voulait bien lui couper ces bouts de lui qui dépassaient pour le tuer de l'intérieur !

Quelques heures plus tard, Moriarty était dans la rue. Il ne savait dans quelle rue était le dispensaire, heureusement pour lui, il avait une certaine mémoire géographique lui permettant de visualiser malgré ces maux, les lieux par rapport aux tavernes.

Il ne savait si il marchait les yeux ouverts, quel était son aspect extérieur mais nul doute qu'il devait avoir un air bien pitoyable.
A sa grande surprise, il vit quelques gens à proximité du dispensaire. D'autres que lui étaient dans le même état. Malgrè cela, il ne put se payer le luxe de se satisfaire de ce malheur commun.
Saint Aignan avait ces Limbes... c'était son dispensaire. Les gens criaient, gémissaient, se tordaient de douleurs, agonisaient et pleuraient tout en même temps.
Il lui fallait quelqu'un pour l'aider pensa t'il enfin.
Il fit quelques pas dans la grande salle du dispensaire, puis s'effondra une fois encore, inanimé.

Mathilde

Jour 2

Mathilde ouvrit péniblement les yeux....
Elle avait mal, très mal....
Une douleur aiguë et lancinante se faisait sentir au niveau des aisselles.
Un homme était venu l'occulter à la hâte, à peine avait-il frôlé les énormes bubons qui avaient germé que la vieille dame poussa d'horribles cris de douleurs.
C'est la male-mort, la mort noire...avait-il conclut
Elle se sentait faible, très faible...
Pas assez pour ne pas voir les visage terrorisés qui l'observaient.
Pas assez pour ne pas pas voir sa jeune maîtresse, le visage défait, agenouillé à ses côtés et lui tenant la main.

Où suis-je donc....d'une voix faible.

Vous êtes chez la famille Martin..ma brave Mathilde...j'ai fait mander un médecin afin qu'il vous soigne car vous êtes très malade.

Un sourire triste se dessina timidement sur le visage ravagé par la vieillesse...on ne guérit pas de ce mal là...vous le savez bien....si j'étais jeune et encore rob....

Bien sur que si Mathilde....vous allez guérir...vous ne pouvez pas nous quitter maintenant, pas déjà...ton larmoyant...que vais-je devenir sans vos bons conseils et pensez à Fabian...

Et déjà la vieille Mathilde repart dans un sommeil agité.

Alors que le médecin se préparait à sortir, il se fit happer par la Baronne...
Mais où allez vous ?
Soigner les autres Madame...
Oh...
Que pouvons-nous faire pour elle ?
Priez...Priez et vous procurer quelques potions. J'ai donné la recette à la mère Martin, elle est partie chercher les ingrédients.

Ysabeau

Fin du J3, Sancerre, place de la Halle

Asterie remonta l'escalier avec ce qu'elle avait trouvé dans l'échoppe. Une bassine d'eau qu'elle fit chauffer dans la cheminée, où elle jeta quelques clous de girofle, des linges pour frictionner, une cruche d'eau fraîche.
Ysabeau gisait toujours dans son lit, front brûlant, dans une semi-inconscience.
La médicastre, le visage toujours couvert d'une compresse imbibée du vinaigre salvateur, la déshabilla, mouilla un linge et la frictionna, d'abord avec de l'eau tiède, puis avec le fameux vinaigre des quatre voleurs. Une odeur piquante envahit la pièce.

Aaaaaaaaatchoum !

Ysabeau éternua. Vraiment piquante, l'odeur. Mais la friction lui fit du bien.
Asterie lui démêla doucement les cheveux, l'habilla d'une chemise propre, l'assit dans un fauteuil près du feu et appela la jeune servante pour qu'elle change les draps du lit. Elle lui recommanda de les brûler au plus tôt.


Appuie-toi sur moi, tu vas te recoucher et rester au lit jusqu'à demain. Prions Aristote pour que le remède agisse...

Ysabeau se laissa conduire à son lit, se coucha, s'endormit sans même avoir la force de remercier son amie. La medicastre s'en fut vers d'autres malades, d'autres tâches.
Une nouvelle nuit commençait.

Sylvain d'aupic

Aupic, 3ème jour
Sylvain avait passé les deux derniers jours au lit, alternant éveil et sommeil dans un cycle où le sommeil dominait. Si les convulsions n'étaient pas revenues, les hallucinations avaient gagné l'esprit de l'enfant. La fièvre, toujours élevée, occasionnait des visions très déconcertantes.

Après avoir vu passer Bacchus à cheval sur un fût de vin et compté trois canards au pied de son lit, Sylvain s'éveilla en nage. Il se leva et commença à traverser la demeure tout en cherchant quelqu'un qui pourrait lui donner un peu d'eau.

Ysabeau

Jour 4, Sancerre, 17 place de la Halle

Elle ouvrit les yeux. Il faisait déjà grand jour. Norf, elle avait dormi comme ...un loir, une souche, un bébé, un ours hibernant, une marmote, enfin comme ce qu'on veut.
Elle se sentait mieux. La fièvre était presque tombée. Plus de vertiges, seulement une grande faiblesse. Elle s'examina... les bubons avaient presque disparu sous son bras, à l'aine...
Le remède d'Asterie avait agi. Intérieurement elle remercia la médicastre.
Le feu était éteint dans la cheminée, une odeur de clous de girofle embaumait encore la pièce.
Elle appela :

Manooon ? es-tu là ? il faudrait rallumer le feu, faire chauffer de l'eau !

Puis elle se leva avec précaution. Une grande faiblesse, c'était le seul symptôme qui restait. Ouf...il semblait qu'Aristote eût entendu ses prières, et surtout que le vinaigre des quatre voleurs...
Elle se promit d'en faire une bonne réserve, car nul doute que les sancerrois en auraient besoin. Elle pensait à son amie Ary, aux lardons durement atteints, à Saya...
Elle fit quelques pas dans la chambre, non... plus de vertige, seulement des jambes qui flageolaient.
Des pas, dans l'escalier. Prestement, elle imbiba un linge de vinaigre, le posa sur son visage. Si elle était encore contagieuse... On frappa.

Dame Ysabeau, c'est moi, c'est Manon.
Entrez, merci d'être là Manon...

La jeune fille entra, mit bûches et petit bois dans la cheminée, ralluma le feu. Ysabeau y jeta à nouveau des clous de girofle.
Puis elle accrocha à la crémaillère une marmite d'eau , la laissant chauffer.

Merci Manon. Tenez, voici une bouteille du vinaigre des quatre voleurs. Portez-la chez mon amie Aryan, dites-lui d'en frictionner ses petits lardons... et de s'en frictionner elle aussi. Et dites-lui aussi que je viendrai la voir dès que je le pourrai, et que je vais un peu mieux.

Manon sortie, l'eau étant chaude, Ysabeau se lava soigneusement, puis se frictionna à nouveau avec ce bienheureux vinaigre.

Asterie

Jour 4
Saint Aignan


Plus de marchands dans les rues, plus de crieurs publique, tous se cachaient tant bien que mal pour se préserver. Le Médecin entrait et sortait d’une maison à une autre les rues commençaient à se remplir de personnes en procession priant St Roch. Elle priait elle aussi espérant que sa fille Brianna irait mieux.
Tout le monde se méfiait de tout le monde.
Elle s’était un peu culpabiliser de la laisser seule mais malheureusement elle ne pouvait rester elle avait donné toutes les instructions nécessaires le temps de son absence.
On pouvait voir sur les portes des maisons le sigle de la peste. Chaque maison contaminée bientôt ont y placerait devant la porte les cadavres qui se compterons par centaines …
Certain en la voyant déambulé avec son masque sur la figure et son habit tout de noir s’écartait en se signant.
D’autres au contraire venaient la chercher pour lui demander de l’aide.
Elle était repassé chez son amie Ysabeau elle allait mieux la maladie n’avait pas gagné mais elle commençait à reculer petit à petit.
Elle passa au dispensaire devant la porte un panneau qui indiquait à chaque passant une épidémie et dans ce cas précis celui de la peste noire.


Soeur mariette

Jour 3
Dispensaire de Saint Aignan.



Sœur Mariette ne s’avait plus où donner de la tête il en arrivait de plus en plus .Des policiers étaient passé et avaient placardé une affiche avec une croix indiquant l’épidémie.
Elle trouva Une jeune novice effondré les yeux hagards n’osant bouger dans un coin de la grande salle.


Que faites-vous ici !

Je ne peux pas ma ? Ma Sœur je, j’ai, j’ai peur.

Tout le monde a peur ma fille donc lever vous et aider nous.

Mais, je.

Vous quoi! devant l’air sévère et sans appelle de Sœur Mariette la jeune novice n’osa répondre bien au contraire elle rentra les épaules comme pour se faire toute petite.

Vous êtes au service Aristote donc venez aider et prier mais ne rester point là comme une hystérique lever vous immédiatement !

La jeune novice n’avait pas le choix elle était rentrée dans les ordres et devait obéir qu’elle le veuille ou non.

Maître urgence ; Maître Urgence nous avons un problème …

Le Chirurgien se rendit au chevet d’un malade, il délirait la fièvre était au plus haut point. Il transpirait les bubons avaient éclaté le pu se répandait tout autour de son cou.
Personne n’osait le toucher à pars avec une baguette et un manche au bout un linge imbibé de solution.

Faites brûler des troncs de choux et des pelures de coing près des malades les plus atteints dans des vasques.

Ne peut 'on point pratiquer la saigner Maître ...

La saignée non cela affaiblirait ce malheureux plus qu'autre chose.


Mettez des linges sur lui pour éviter que les miasmes ne s’évaporent.


La jeune novice passa devant l’entrée un homme venait de s’écrouler à terre.
Elle se pencha vers lui tout en gardant ses distances du bout des pieds elle le toucha pour voir sa réaction.


Messire, Messire vous …vous, vous m’entendez ?

Ma sœur ? il s’est évanoui le bougre, faut pas le laisser devant l’entrée.

Mais je Elle grimaça, je ne peux pas le toucher …Elle aperçue Dédé le balafré.

Dédé, venez m’aider un homme est dans l’entrée et il faudrait le dégager.

Dédé s’approcha puis sortit deux crochets. La jeune novice la regarda avec un air horrifié …
Mais que….

Ben vais pas l’y laisser d’vant la porte et vais pas y toucher d’trop alors j’y vais faire comme avec mes animaux à la ferme y accrocher les habits, ben y comme c’est pas comme les animaux j’y vais attraper ses vêtements. Et y trainer dans la salle. Vous y croyez quoi !

Dédé haussa les épaules ah ses bonnes sœurs ! Sont pas comme nous …

Je vais vous aider.

Ben avant regarder c’qui là si faut que j’y mette dans quelle partie de la salle.

Je ne sais.

Dédé grommela et demanda à voix haute.

Ou faut ‘ty que l’y mette !!

Dans la salle commune dans la partie 2.


Dédé traina l’homme dans la salle commune en partie 2.


Euriphile

[Sancerre, Jour 2, dans l'après-midi]

Martine s'était dépêchée pendant la nuit de contacter un médecin, mais ils semblaient tous débordés... Dame Astérie, la seule médicastre qui avait répondu par l'affirmative aux demandes de visites de Martine, ne devait passer que dans l'après-midi, laissant Eriphile, toujours alitée, fiévreuse et exténuée, en proie à de terribles tourments.

On avait essayé de le lui cacher, mais Eriphile avait réussi à surprendre des bribes de conversations entre deux domestiques qui passaient devant la porte de sa chambre, entrouverte, en chuchotant.

"J'ai vu Virgile, tu sais le forgeron, et bien, il a neveu qui est l'ami du beau frère de la grande tante d'un médicastre, et il aurait entendu dire que dans l'milieu on parle de la peste, ils ont d'jà rmarqué plusieurs cas, qui r'ssembl'raient à ça. Et la môme qu'est malade! Moi, j'crois qu'j'vais rester en cuisine, loin... d'Elle !"

La Peste! En effet! Ce pouvait être la peste! Tout s'éclairait dans son esprit perdu : les rats qui sortent en masse des entrailles de la maison pour venir rendre l'âme à la lumière du jour, la piqure, sans doute d'une puce (infestée!), puis les démangeaisons, les vertiges, la fièvre, les spasmes musculaires, tout concordait ! Et bientôt ce serait les bubons.

Dans son lit, Eriphile frémit d'horreur... Les bubons... tout mais pas les bubons... et leur pue infecte et leurs germes nauséabonds. Elle serait alors laide, elle ne serait plus qu'un morceau de chair pourrissant, attendant que le Très Haut dans sa grande mansuétude veuille bien mettre fin à son supplice, lorsque agonisante, la douleur serait arrivée à son paroxysme, lorsque toute humanité aurait quitté son corps, et que dans un dernier spasme, elle rendra son ultime cri et avec, son ultime souffle de vie.

Heureusement, du bruit dans le couloir vint mettre fin, pour un moment, à ses macabres considérations.

"Maitre Astérie Ambparé..."

Maistre Astérie... le médecin! le médecin était enfin là! La porte d'entrée se ferma, on la débarrassa de ses affaires et les pas se dirigèrent dans sa direction. La peur saisit Eriphile, la peur d'entendre prononcer ce mot maudit : "La peste... La peste..." La sentence du médecin la condamnerait ou la sauverait. En quelques minutes tout pouvait basculer, entre la vie ou la mort.

Le médecin pénétra dans la chambre, autour d'elle gesticulait Martine qui tentait de lui faisait un résumé chronologiques des évènements de la veille et des symptômes. Eriphile remarqua, sans y prêter vraiment attention que trois domestiques solidement bâtis attendaient sur le pas de la chambre. Elle distingua un reflet sur un objet brillant et long, qu'un des hommes tenait dissimulé derrière son dos.

Quand Martine eut fini son récit : les rats, la piqure, les démangeaisons le manque d'appétit, le malaise et la chute à l'heure du diner, la fièvre, puis les spasmes et les cris poussés pendant la nuit, le médecin s'approcha d'Eriphile, qui la considéra, le regard vide.

Ysabeau

Jour 4, Sancerre, 17 place de la Halle

Une fois frictionnée, lavée, habillée de frais, Ysabeau prit le parchemin, missive qu'Asterie lui avait envoyée, donnant la recette du vinaigre des quatre voleurs.
Il en restait une bouteille. Nul doute qu'il en faudrait d'autres.

Citation:
Met à macérer, dans 1 litre de vinaigre de pommes, 20 g de chaque plante séchée suivante : absinthe, lavande, menthe, romarin, rue, sauge et 3 g de cannelle en poudre, 3 g de poudre de clous de girofle, 3 g de muscade râpée, 3 gousses d'ail, 20 g d'acide citrique, 5 g de camphre ; on attend 2 semaines, on filtre et on met en bouteille.


La liste des ingrédients était impressionnante. Elle avait par devers elle bonne quantité de vinaigre de pommes, elle en faisait chaque année avec les pommes de son jardin. Cannelle itou, Ysabeau était renommée pour son gâteau à la cannelle. Ail, romarin, menthe, sauge, clous de girofle... oui, elle avait aussi ces épices dans sa cuisine.
Il lui manquait... absinthe, lavande, rue, acide citrique et camphre. Où trouver cela ?
Elle réfléchit un instant puis son visage s'éclaira...
Le dispensaire ! le dispensaire Saint Roch, hélas bien désert depuis le départ définitif de dame Mentaïg... Elle avait souvenance d'une salle où la dame entreposait herbes et onguents. Oui, le dispensaire !

Elle sortit de chez elle, longea la place de la Halle, prit la rue du sergent Galvane, puis à droite dans la rue Fangeuse. Au croisement de la rue du marché aux Porcs et de la rue saint Roch, elle tourna à gauche dans cette dernière, bientôt les hauts murs du dispensaire, au 30, s'élevèrent devant elle.

Au dispensaire Saint Roch

Juste à côté, les maisons de Nephertiti et d'Amelyana. Pensée émue pour ses amies qui n'étaient plus...
Point de clé sur la porte, qui grinça fort quand elle l'ouvrit, avec difficulté. Cela faisait si longtemps que nul n'y était entré...
C'était comme si elle rentrait dans un lieu familier, après un long voyage. Le sol était poussiéreux, ainsi que les meubles.
Elle monta l'escalier, arriva dans la salle.
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MessageSujet: Re: RP: La peste ( 13 Déc 2010.....)   Mar 11 Jan - 16:36

Moriarty

Lentement, Moriarty reprenait ces esprits. Il n'avait qu'à peine la force d'ouvrir les yeux.

Mais ils sentaient que ces membres douloureux... glissaient. Quelque chose le tirait, et petit à petit sa chemise craquait. On l'amena sur une paillasse.

Des bruits d'agonie, toujours. Un oeil s'ouvrit. Une figure défiguré, voilà la seule chose qu'il avait dans son champ de vision. Une balafre immense, une bouche grimaçante, des yeux noirs, perçants, des cheveux hirsutes mais manquant mystérieusement au dessus de son oreille droite. C'était Charon, Le Portier de l'enfer. Il avait frappé à la mauvaise porte.

Par Saint André !!

Puis, son second oeil s'ouvrit ce qui déclencha une nouvelle salve de douleur. Il se mordit les lèvres jusqu'au sang pour ne pas geindre lui aussi.
Il vit alors qu'il se trouvait dans le dispensaire, un homme immense se tenait bien devant lui mais il semblait révulsé par son aspect. Il avait donc une nouvelle fois pâmé...

Sa lame pendait à coté de lui, la traction au sol l'avait sorti de sa cachette.
D'un geste maladroit, Moriarty fit un geste, semblant désigné une nonne un peu plus loin. L'individu face à celui tourna la tête pour repérer l'objet de ce geste désespéré.
Profitant de ce détournement de regard, notre homme enfonça la lame comme il pu dans son lit de fortune.

Qu'ai -je lança t'il sans prévenir.
Qu'avons nous ?

Asterie

[Jour 2 Domaine d’Eriphile]

Asterie attendait dans le hall lorsqu’une servante vient lui débarrasser de son vêtement.


Venez ! C’est par ici …

Asterie suivit la jeune servante. Elle sentit des regards entendit quelques chuchotements .Elle sourit involontairement. L’habitude peut être un médecin dans une demeure cela ne valait en général rien de bon surtout ses temps –ci.

A peine eu t’elle mit un pied dans la chambre d’Eriphile qu’elle reconnut la jeune servante qui l’avait abordé le matin même.
Elle gesticulait parlant assez rapidement. Essayant de lui faire une chronologie des évènements.
Elle lui parla des rats qui couraient dans presque toute la maison, ceux découverts dans la cuisine.

Asterie écoutait attentivement ce que lui disait la jeune servante. Parfois une légère grimace pouvait se lire sur son visage.
Un peu rassuré il faut l’avouer les rats avaient été éliminé donc au moins les risques d’une éventuelle piqure …Quoique elle jeta un rapide coup d’œil très discret à terre un réflexe…Elle était peut être médecin mais n’en demeurait pas moins une personne.
Les piqures, le manque d’appétit puis de fortes fièvres...

Asterie regarda la jeune Damoiselle toute en sueur, pâle, les yeux larmoyants .
Elle la regarda puis, elle la découvrit et l’examina.... Il y avait sur les jambes des petits points rouge caractéristiques à des piqûres d’insectes.
Elle se pencha fît tourner le cou d’Eriphile à droite à gauche ,rien de particulier à première vue, palpa son cou et sentit deux gonflements au niveau des ganglions à la base du cou. Le médecin fronça les sourcils.
Elle regarda à l’intérieur des yeux...
Le doute n’était plus permis c’était bien les symptômes de la peste noire...


Il faut la frictionner avec une lotion que je vais vous donner, vinaigre des quatre voleurs mais auparavant donner lui un bain chaud. Attention lorsque vous la frictionnerez ne frotter surtout pas au niveau du cou.
Vous mettrez également dans la cheminée des clous de Girofles.
Ca aidera à chassez les miasmes .


Asterie donna des instructions précises toutes personnes qui s’approchait de la chambre devait se munir d’un linge sur le nez .Ne pas ouvrir la porte rester le plus éloigner possible.
Personne ne sort du domaine tout le monde en quarantaine.


Puis elle revient vers la jeune Eriphile lui sourit.

Vous allez vous en sortir j’en suis sûr. Mais il va falloir être forte. Manger un peu sinon vous aller vous affaiblir.
Je repasserais demain promis.
Pour l’instant il faut prier très fort St Roch.


Poumona


[Saint Aignant, Jours .... suivant !]

Elle ne savais pas combien de temps elle était restée là allongée à dormir dans le dispensaire pendant que les médicastre s'agitaient pour évacuer les morts et soigné ceux à qui il restait un espoir de guérison . Les yeux grand ouvert elle regardait dans le vide réfléchissant essayant de se rappeler ce qui s'était passé. C'est le corps tout engourdit qu'elle fit basculer ses jambes de la couche ou elle se trouvait. La fièvre l'avait quittée mais elle se sentait toujours un peu faiblarde, cependant devant le spectacle désastreux des corps inanimés certains entassé dans un coin en attendant d'être transporter pour être brulés, Poum bondit sur ses jambes il fallait qu'elle aide tout ces gens ne pouvaient pas mourir !

Les personnes qui tentaient de soigner les malades portait toute un truc sur la bouche une sorte de tissu, une odeur acre de vinaigre embaumait l'endroit. Très rapidement la gazoute se procura un morceau de tissu imbibé de vinaigre, et se présentât devant une dame que l'on nommait sœur Mariette..

Excusez moi ? Je peu aider ?

Un léger vertige lui vint sans doute car elle s'était relever trop vite, puis une douleur au ventre... Sans aucun doute elle avait faim !

Johanara


Lignières -Jour 4-


Lorsque sonnèrent Vêpres, Johanara achevait sa toilette dans l’intimité de sa chambrée. Les plaies étaient propres et les bubons sur-infectées n’avaient laissé que d’infimes traces sur sa peau d’albâtre.

Ses longs doigts coururent le long de ses hanches et dans le creux de l’aine tandis que ses yeux contemplait le grand Miroir de Venise. Son image lui arracha un soupir désabusé. Les si jolies courbes acquises lors de sa grossesse s’étaient estompée quelque peu.

Mathilde? Mais lâche donc cette éponge bougre d‘andouille, mon dos est propre maintenant tu ne crois pas??? Il va falloir que le maître queux me mijote des plats en sauce et qu’il mette du beurre partout! Jusque dans les fraises! Je suis maigre! On me voit les os! Ciel que c’est laid…Une grande courge!

Johanara lança un regard d’envie à la bonne qui ressemblait à quelque gâteau à la crème onctueux et appétissant. Cette dernière l’enveloppa d’un regard empli de tendresse.

La pauvre Baronne avait rougi ses jolis yeux à force de pleurs. Et la chambrière avait fini par lui arracher la lettre des mains. Mathilde était là le jour où ce médicastre avait diagnostiqué chez Johanara un « état mélancolique profond ». Cette dernière l’avait mis à la porte, le traitant de charlatan et d’esbroufeur, hurlant qu’elle ne lui avait demandé son avis que pour un mal de gorge!

Mélancolie. Rate en Anglois. Organe considéré comme le siège de tous les maux de l’âme ou de l’esprit. La belle depuis longtemps ne parvenait plus à contrôler ce mal de vivre qui la rongeait depuis son plus jeune âge et qui s ‘était singulièrement accrue avec les épreuves de la vie. N’avait elle pas perdu ses parents ,sa tante Jazzette, sa sœur cadette qu’elle chérissait plus que sa vie ainsi que la plupart des membres de sa fratrie? Sa rupture avec Valezy lui avait porté le coup de grâce et tous ces chocs émotionnels successifs avaient renforcé son extrême sensibilité et son habitude de tout noircir.

Vous êtes très belle ma dame. Les valets parlaient encore ce matin de votre croupe et de votre corset qui lui ne désemplit pas!

Pour la peine, la blonde reçut le seau d’eau en pleine trogne. Une lueur s’alluma alors dans les prunelles émeraudes de la rouquine qui en plus d’être un brin dépressive, avait une case en moins.

Pis la fièvre, la peste tout ça… Et même pas un homme pour la soutenir! Fallait pas s’étonner qu’elle devienne barge!

Sautillant du baquet, éclaboussant la servante au passage , elle se précipita à son pupitre!


Ma dame, prenez une serviette , un linge … Vous n’allez pas écrire dans cette tenue…

Johanara lui intima l’ordre de se taire et jeta avec nonchalance un châle sur ses épaules.

Déguerpis. J’ai une lettre de la plus haute importance à écrire! Du vent! Fissa!

Quelques longues heures plus tard, la Baronne traînait dans tout le château son édredon favori, trois lys blanc fraîchement cueillis ainsi qu'une missive. Sa mise manqua faire mourir Rosaline la vieille gouvernante alors que Mathilde applaudit en trépignant.

La jeune noble s’était parée d’une longue robe de satin vert et blanc . Une broderie de perles de nacres rehaussait les crevés blancs des manches évasées et une collerette étoilée en dentelle empesée soulignait la blancheur de sa gorge et de sa poitrine. Elle portait un collier monté de dix rangs de perles et la couronne baronnale sertie de diamants qu’elle ne mettait jamais trônait sur sa luxuriante chevelure, qui malgré toutes les richesses qu’elle arborait en cette glaciale soirée d’hiver semblait son plus bel atour.

Qu’on scelle les chevaux! Ses missives doivent parvenir à destination au plus vite! Quant à moi…
Je reste au Castel mais oubliez moi pour les cents prochaines années!

Elle ignora les regards stupéfaits de sa valetaille et la rumeur qui montait parmi les murmures que la châtelaine avait finalement perdu l’esprit…




[Un jour, mon Prince viendra….]


Johanara serrait les trois Lys entre ses mains liliales et sur son cœur. Allongée sur une couche de soie et de brocart , elle patientait les paupières close en pensant au messager qui devait certainement avoir pris la route pour l’Anjou. Des chandeliers lançaient sur la pièce et sur les cheveux flamboyants de vives clartés et des plumes jonchaient le sol, ça et là.


Mais partageons la teneur du billet sans quoi personne ne comprendrait ce que fout la rouquine en tenue de bal , avec ses fleurs et la bouche en cul de poule.


Citation:
Au plus beau,
Au plus grand,
Au plus fort,

A Eikork, mon futur sauveur,


J’ai été sotte. Et vaniteuse. Et bêtement fidèle. Par deux fois. Me pardonnerez vous?
Je suis tombée gravement malade et la mort a bien failli m’emporter mais il faut croire que personne ne veut de moi , pas même la faucheuse! Alors que la fièvre tiraillait mon esprit, j’ai repensé à notre première rencontre. A cette nuit qui m’avait paru une éternité tant je brûlais de vous revoir le lendemain, à la coupe de la tentation qui ne m’a jamais quitté et contre laquelle j’ai lutté en vain.

Je ne veux plus la combattre. Je suis brisée. Vaincue. Votre trophée vous attend.

J’ai les plumes, amenez la paille.

Johanara.



Sauf que la rousse ignorait que son « prince » était coincé dans sa lointaine contrée. Et qu’à moins d’attendre l’invention du ballon gonflable pour survoler les vilains duchés qui lui interdisaient de faire goguette en leurs terres , elle allait se brosser pour avoir son baiser!

Mais un de perdu…
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MessageSujet: Re: RP: La peste ( 13 Déc 2010.....)   Mar 11 Jan - 16:42

Euguerande de vaisseau

[Je suis, le chevalier blanc!!! ]

Une épopée, une vie, une histoire, l'incroyable, la magnifique histoire du Baron et de la baronne...
Oubliez tous ce que vous avez pus lire, oublier les histoires rocambolesque de prince et de princesse, voici la terrible et belle Histoire d'un blond et d'une rousse...


Au triple galop, sur sa jument à la robe blanche aussi pure que la mère de Christos, un cavalier téméraire approche...

Il est beau, il est fort, il est riche, il laisse sa chevelure d'or volait au vent, il est baron...Il est l'incroyable baron d'Ittre: Enguerrand de Vaisneau!

Vêtu de blanc, il avait parcourut à une vitesse effarante, et sans nul doute incroyable, la route qui le séparait de la belle, de la douce, de la riche, de la magnifique Baronne de Lignières: Johanara d'Emerask-Ambroise.

Oui, le baron était courageux, oui, le baron était téméraire..Mais oui, le baron ne savait pas ce qui se tramait chez la nouvelle maman...Non, il était là pour rencontrer son futur filleul, passer du bon temps en charmante compagnie, mais cette journée allez changeait sa vie...Aujourd'hui, il allait sauver une femme!

Arrivé sur place, il laisse sa jument au bon soins d'un palefrenier qui lui dit:


-Vous v'nez voir la baronne?
-Oui mon brave! C'est bien chez elle ici?
-Oui m'sire...Mais c'est qu'elle tourne chèvre la patronne...
- Silence maraud, ou je devrait te pourfendre de mon épée!!!

Le ton était lancé, le baron était dans la place, et qui dirait du mal de son amie serait sans nul doute tué sur le champ...

[Première étape: La végétation ]

Oui, comme vous le savez tous, ce qu'affrontas le prince en premier lieu dans le récit qui a tant baigné votre enfance est son dure combat face à la végétation qui avait recouvert le château de la belle au bois dormant...Et bien pour le baron s'était pareil...

En effet, devant la porte du castel, premier obstacle, et pas des moindre, un rosier, mal taillé de surcroit, qui par un hasard malencontreux, se trouva sur la route du baron...
Et à ce dernier bien entendus, le nez en l'air, de se prendre les braies dedans et de s'écrouler dans l'allée sablonneuse...
Furieux, et en grand chevalier qu'il est, le voila qui se relève et qui dans un geste d'une grande classe abat la mécréante plante...

Sus à l'ennemi!!!! Meure infamie du sans nom!!!

Il en faisait trop? Non point, ce rosier venait quand même de lui bousiller une paire de braies qui valait son pesant d'or...

La plante en morceau, le voila dans l'entrée, échevelé, ruisselant de sueur après son combat homérique...Mais vivant...Oui, Enguerrand était brave!!

Il ne s'avouerait jamais vaincu, place à la deuxième étape!!!

Ysabeau

jour 4, Sancerre, dispensaire St Roch

Les bocaux étaient couverts de poussière, on pouvait à peine lire les étiquettes, mais heureusement ils étaient hermétiquement fermés. Mentaïg savait l'art de conserver les plantes séchées. Des années, elles pouvaient rester actives,pour autant que le bocal qui les contenait soit bien fermé.
Ysabeau s'approcha des étagères, prit un linge, essuya soigneusement les bocaux, l'un après l'autre. Ce n'était point mince affaire car ils étaient nombreux.

aaaaaaaatchoum !

Norf de norf, sa vieille allergie à la poussière qui revenait. Mais tant pis, il en allait de la vie des sancerrois. Il fallait qu'elle puisse en fabriquer des réserves, de ce fameux vinaigre des quatre voleurs.
Elle avait noté sur un bout de parchemin ce qui lui manquait

Citation:
absinthe, lavande, rue, acide citrique et camphre


Absi... ah, un bocal, une étiquette presque effacée, voilà sans nul doute l'absinthe... Elle avait préparé de petits sacs de mousseline, en ouvrit un, y déposa un peu de la précieuse plante. Puis elle fit de même avec la rue, à l'odeur amère, la lavande, le camphre qui faillit la faire éternuer de nouveau...

Maintenant, trouver de l'acide citrique...

Sur une autre étagère, des bouteilles... Norf, dur aussi de lire les étiquettes... Alcool de ... poire ? ah oui, pourquoi pas, pour enivrer ceux qu'on allait opérer... alcool... ammoni...ac... aaaaah !
une bouteille contenait un liquide qui pouvait être... elle la déboucha précautionneusement, la renifla... ouiiiiii ! elle reconnaissait l'odeur citronnée.
Elle prit la bouteille, se dit qu'elle reviendrait bientôt faire un peu de ménage au dispensaire, et s'en fut chez elle, munie des précieux ingrédients.

Mathilde la blonde

[ Deuxième étape : Le Dragon.]


Et oui! Il faut un vilain méchant. Parce que le chevalier blanc, il a beau gueuler à la cantonade sa bravoure et porter en bandoulière son hardiesse, pour l’instant à part passer ses nerfs sur un pauv’ rosier - Très bien taillé! J’insiste! Tout est beau et bien fait chez sa Rousseur! - on a rien vu!

Trouvons lui donc un adversaire à la mesure de sa témérité...

Disons… Une blonde… Mathilde, lingère et chambrière à Lignières depuis sa prime enfance. Seize ans, de jolies joues pleines et rubescentes , deux longues tresses dorées , de petits yeux bruns et rieurs. On lui donnerait le bon dieu sans confession.

Sauf que le bon dieu, la Mathilde elle en veut pas. La blonde préfère les hommes, tous les hommes. Les nobles comme les gueux, les jeunes comme les vieux, les nains et les lépreux, et même le cocher affreux qui lui a fichu des pellicules plein le décolleté la dernière fois qu’elle a joué à la nourrice avec lui.

Sur sa robe de lin rêche, brodé à même le tissu tendu par les formes plus qu’épanouies de la jeune ribaude , on peut lire : « SEPT D’UN COUP » *.

Hormis que la bonne n’a rien d’un vaillant petit tailleur . Ce serait plutôt une vaillante et grande tailleuse de … NORF!

Bref pas des tapettes à mouches mais bien des damoiseaux qu’elle se tape sans vergonde.

Alors quand ses yeux de faon croise le joli regard candide du baronnet; la blonde s’allume. Ses lèvres gourmandes se retroussent comme devant une bonne part de tarte à la crème et sa langue claque contre son palais. Pour sûr elle ne ferait qu’une bouchée du petit angelot!


Si M’sieur veut bien s’donner la peine d’entrer…

Elle l’aide à se dévêtir, jaugeant son adversaire de son œil impudique. Petite proie. Facile à manier.
Du genre qui reste au dessus, fallait pas l’étouffer non plus. Le combat s’annonçait aisé.

De toute façon elle avait pas le temps. Le confesseur l’attendait dans la chapelle et avait promis que cette fois ci ils joueraient avec des cierges.

Vous v’nez pour la Baronne? Perdez vot ‘temps, z’êtes pas son genre. Elle fait dans le vieux en ce moment. Bon chez moi ou chez vous? Z’avez d’la chance , j’ai plus d’herpès.


Et de se coller avec langueur contre le pauvre Baron et de le gratifier d’un généreux coup de langue dans l’oreille!

Asterie

Domaine de Châteauneuf sur Cher
Jour 3


Asterie se réveilla en sursaut se demandant où elle se trouvait, il lui fallut quelques secondes pour se rappeler qu’elle était dans son bureau.
Les parchemins étalés tout autour d’elle ...
Elle avait eu du mal à se reposer et s'endormir même pour quelque heures. Elle avait hésité à rester dans la chambre de sa fille....
Mais cela n'aurait pas été utile bien au contraire on avait besoin d'elle ailleurs si elle tombait malade... Elle ne pouvait pas s’approcher non plus de trop près de son fils Maxence au cas où …Il était bien entourer cela la rassurait …
Donc résigné elle était parti dans son bureau pour s'occuper l'esprit priant Aristote puis Saint Roch afin d’épargner sa fille.

Elle se leva oupsss! Elle manqua de tomber pas encore très bien réveillé, pourtant elle avait l’habitude de dormir un peu n’importe où et reprenait en général très rapidement ses esprits mais, ses deux derniers jours avaient été assez éprouvant.
Puis elle avait un peu mal au cœur, elle sentait le vinaigre des quatre voleur son nez légèrement irrité par le bâillon.
Elle le regarda de loin et dire qu’il allait falloir qu’elle le remette …Elle fît une grimace.
Elle se dirigea vers la chambre de sa fille entra doucement.
Puis se dirigea vers le lit elle alluma une chandelle la chambre était éclairer par le feu de la cheminée mais ce n’était pas assez pour observer si la maladie avait progressé.En passant devant la cheminée elle lança une poignet de Clou de giroffle l'odeur emplissait la pièce ...

Elle aperçue sa fille allonger en train de dormir ses cheveux trempé de sueur, un linge sur le front.
Puis elle regarda son cou deux bubons bien noir apparaissaient au niveau du cou de Brianna.
Elle sourit en pensant à sa fille imaginant son état plus choqué de sa tenue que de l’état ou elle se trouvait …


Dame Asterie vous êtes levé ?

Elle se retourna vers Gertrude.

Oui, comment a été la nuit ?


Pas trop mal la pauvre Damoiselle Brianna a été prise d’humeurs toute la nuit puis elle a beaucoup parlé dans son sommeil et a très agité aussi.
Je lui ai donné ce que vous aviez préparé.


Très bien merci Gertrude, il vous faut vous reposer.


Non ça ira Dame Asterie je reste jusqu'à ce que Damoiselle Brianna aille mieux.

Vous ne tiendrez pas …

Dame Asterie je reste !. Elle croisa ses bras contre la poitrine et resta assise sur le fauteuil.

Très bien Gertrude comme vous voulez mais prenez également la préparation et changer vous.
Je vais vous faire apporter des vêtements.


Asterie regardait la femme qui était assise les bras croisés sur la poitrine, elle sourit c’était quelque chose la Gertrude un caractère bien trempé ! Elle était à son service depuis des années lorsqu’ils avaient emménagé dans le domaine de Farges Allichamps avec son mari. Au domaine de Farges Allichamps...Elle s’approcha de Brianna tout en respectant une certaine distance.


Brianna, Brianna tu m’entends. ?

Hum oui que ce passe-t-il ?

Comment vas-tu ?

Ma, maman …

Oui ma chérie comment vas-tu aujourd’hui ?

Je, je ne sais pas j’ai mal partout je ne sais pas je me sens bizarre.

Comment ça ?

J’ai l’impression d’être dans un brouillard mais j’ai moins mal et elle toucha son cou.
Oh par Aristote ! Oh par Aristote j’ai des Bubons je suis défiguré, maman je ….

Mais non ma chérie tu vas aller mieux.

Mieux mais si je suis défigurée tu me vois à Paris avec oh mamannnnn.

Asterie regarda sa fille et se mit à rire.


Tu ris maman tu te moque de moi !

Non mais tu vas beaucoup mieux, tu penses à ton apparence et ça, ça ne trompe pas.

Maman !

Oui ma chérie?

Puff !!

Pas de problème ma chérie boude du moment que tu aille bien cela m’est égale. Ah au fait j’ai fait commander pour toi une belle tenue pour Paris.

Les yeux de Brianna s’ouvrirent.
Une robe pour Paris.

Mais je ne sais pas si tu es défiguré tu…

Maman!

Alors reste tranquille bois ce que Gertrude te donne puis ne te gratte pas.


Asterie souriait elle avait les larmes aux yeux se recula pour rester dans la peine ombre .Sa fille allait mieux certes elle n’était pas guérit mais Aristote avait écouté ses prières ainsi que Saint Roch.
Elle sourit en voyant toujours Gertrude dans la même position….
Quelques temps plus tard Asterie parti faire ses visites …


Euguerande de vaisseau

[ Et limite nymphomane le dragon..La dragonne? ]

Il était enfin arrivé dans le château, l'épée en main, prêt à en découdre!!!
Oui cette sombre demeure, ce castel des horreurs, antre du sans nom sans aucun doute porté un nom tout aussi effrayant: Lignières...

Oui, à ce mot, nous sentons déjà la sueur nous coulée dans le dos, nos poils se redressent, pris d'un frisson de peur...
Bien sûr nous omettrons que la scène se déroule sous un beau soleil d'hiver, que le château en lui même est coquet à souhait et sent bon le printemps et le bon gout..

Enguerrand entre donc, et là, devant lui, l'infamie, l'horreur, le dégout..Une blonde pulpeuse et juteuse à souhait, offerte comme un fruit défendu...

La reconnaissant comme la bonne, l'Ittre la laisse le débarrasser de son mantel..Néanmoins, la première attaque, dévastatrice, se fait connaitre...Elle le lèche...
Angoisse, horreur, abnégation pour notre prince charmant du jours, qui comme tout prince qui se doit et encore pur..Evitant sa question salvatrice, un piège sans doute, l'homme avec tout le courage qui le définit tente de la repousser...

Oui mais là...Obstacle, le baron, lui l'invincible trahis par son propre corps, en soit un afflux sanguin localisé, engourdissement certain propre au hommes, se déroulant de manière naturelle tout les 4 heures pour chaque homme, et qui provoque en lui une envie soudaine de jouer au chien en [ s'auto censure ]

Et à la Mathilde de posée une main doucereuse (et experte) sur ce qui définit l'homme, le soumettant tout de suite...Oui technique experte qu'utilise là la bonniche, sachant que depuis toujours, les femmes, par ce geste grappillent ca et là argent, fortune, enfant, sourire au hommes qui pour le coup ne sont pas menés par le bout du nez...

Arght..Mademoiselle...Vous êtes fort aimable...Mais...Il serait fort sympathique de lâcher mes..Armes familiales...

Bien entendu, elle ne l'entend pas et le pousse avec une violence tant redoutée sur un fauteuil, l'amoindrissant à souhait tandis qu'elle s'agenouille devant lui...
La bête est en train de gagner tandis que ses pattes ce saisisses des dites "armes familiales"
Sensation de chaleur au creux des reins, le chevalier blanc est en train de subir une défaite cuisante quand le monstre se saisit à pleine bouche, enfin à pleine gueule, de sa masculinité..

S'en est trop pour lui, qui dans un élan de courage, se sentant plongé, ce saisit de la première chose qui se présente...Soit un chandelier qui traine sur une table basse...
L'abattant sur la tête de l'assaillant, qui s'écroule au demeurant, le baron se lève et cour vers l'escalier...Qu'il grimpe a grand pas...

En haut, un couloir, et au bout, une porte ouverte...

Johanara

[Lignières -Jour 4-]


La Belle aux Bois Dormant avait sacrément dû s’emmerder. Voilà le tragique constat auquel était parvenue la jeune femme au bout de deux heures qui lui parurent interminables. Certainement les plus longues de son existence. Et somme toute les plus pénibles.

Ah la Baronne et son sens inné de la démesure!

Les dix premières minutes, la rouquine resta inébranlable , les lèvres cinabarines offertes au baiser salvateur , les paupières closes sur deux océans limpides et les doigts tendus sur la blancheur virginale des grands Lys. La couche était agréable et propice aux plus liquoreuses chimères…

Au bout d’un quart d’heure, la gorge se mit à démanger. Toute cette dentelle aussi.. La belle tirailla la collerette qui non content de gratter affreusement, taquinait son menton chaque fois que son jolis minois se tournait vers la porte. Moult fois, elle pensa l’arracher.

Par tans, la fragrance entêtante des fleurs vint lui chatouiller les narines et ne manqua guère provoquer éternuements et reniflements. Agacée, Johanara éloigna les larges pétales de son gracieux museaux.

Sitôt les effluves évaporées, les perles prirent le relais. Comment pouvait on garder à son cou un tel poids? Sa nuque délicate se fit douleur et la rousse, sanguine, arracha le sautoir d’un geste courroucé tandis que se rependaient sur les sols milles gouttes de nacre.

Foutre- Dieu! Mes perles!

Maugréant, elle se laissa glisser sur le parquet et, relevant ses amples jupes, se mit en quête des évadées. Une à une…Dans tous les recoins qu’une pièce vaste comme la bicoque d’un artisan pouvait receler. Trois quart d’heures à ramper le séant plus haut que les coudes, et la Baronne pestait contre la terre entière , les huîtres plus particulièrement responsables de tous ses maux!

Une heure plus tard, la couronne reposait, scintillante, sur le guéridon, les souliers de vairs avaient relâché leurs étreintes, et la belle jouait aux cartes sans grande conviction, assise en tailleur, la robe froissée et le cheveu rebelle bouclant sur le front d’albâtre.

Mais quelle idée grotesque. D’ors et déjà elle savait que pour son plan de carrière, elle pouvait rayer l’option « Héroïne de conte de fées ». Dormir au bois très peu pour elle. Les aurores pourprées déchirant le ciel, les routes sinueuses vers des horizons hasardeux, les caravanes dodelinant sous un clair azur ou portées par des vents grondeurs berçaient ses rêveries.

Elle avait frôlé du bout des doigts ses envies d’ailleurs lorsqu’Il avait accepté qu’elle l’accompagne dans ses errances. Mais les silences terrassaient les promesses… Sa main s’accrocha au satin de sa joue tandis que des lueurs mélancoliques s’allumaient à ses larges prunelles jade. Cette joue qu’elle avait imaginé reposer sur son dos tandis qu’un étalon à la robe de jais les emportait vers quelques tourbillons lointains.

C’était du vent qu’elle serrait dans ses bras , la rousse. La lippe boudeuse, elle envoya valser les cartes contre le mur de pierre.

Sa voix argentine raisonna dans la chambrée.

Mettons fin à cette mascarade, je t’en ficherai du Prince Charmant!

Alors qu'elle s’acharnait sur les dernières épingles qui retenaient sa lourde crinière de feu, des pas se firent entendre dans le grand escalier de marbre. Interdite , Johanara se figea.

Une voix masculine semblait hanter le corridor…


Morte-couille! On se fout de moi!

Prestement elle enfila ses chausses, posa sa couronne sur la cascade indisciplinée de ses boucles rousses et redressa la dentelle de sa collerette..

Les Lys faisaient désormais peine à voir mais elle les serrait avec ferveur en son giron. Plus encore lorsque la porte s’entrebâilla. Ses pommettes s’empourprèrent et sa respiration se fit bise légère et hésitante.

La princesse de Pacotille offrit ses pétales amarante à la cueillette, priant pour qu’il ne s’agisse point d’un crapaud...

Ysabeau

Fin du jour 4, Sancerre, 17 place de la Halle

Ysabeau, qui allait mieux, hé oui elle est résistante la dame, Ysabeau donc avait rapporté du dispensaire St Roch les ingrédients qui lui manquaient pour fabriquer le fameux vinaigre des quatre voleurs.
Elle avait déposé sur la grande table de la salle de vie
la recette fournie par Asterie de ce liquide qui lui avait fait tant de bien

Citation:
Met à macérer, dans 1 litre de vinaigre de pommes, 20 g de chaque plante séchée suivante : absinthe, lavande, menthe, romarin, rue, sauge et 3 g de cannelle en poudre, 3 g de poudre de clous de girofle, 3 g de muscade râpée, 3 gousses d'ail, 20 g d'acide citrique, 5 g de camphre ; on attend 2 semaines, on filtre et on met en bouteille.



... et les ingrédients donc à savoir
- une grosse bouteille de vinaigre de pommes
- absinthe, lavande, menthe, romarin, rue, sauge... 20 onces chacun
- cannelle en poudre, clous de girofle, muscade râpée, 3 onces
- gousses d'ail, 3
- acide citrique, 20 onces
- camphre, 5 onces.
Elle se demandait si elle n'allait pas doubler les doses, voire les tripler, pour faire au moins 2 ou trois litres du vinaigre bienfaisant.

Elle alla chercher dans la resserre quelques grandes bouteilles, y versa les épices,puis, précautionneusement, le vinaigre de pommes. Boucha soigneusement les bouteilles. Les entreposa au frais (pas difficile, le froid était piquant) dans la resserre. Attendre deux semaines... mais au moins il y aurait de la réserve.

Puis elle se rendit à la Sancerroise, annoncer à ses amis qu'elle allait mieux, que la fièvre était tombée et les bubons en voie de disparition.
Là elle retrouva Soma, Bertrude, et Ary... Ary qui se mordait les doigts, Ary qui avait envie de pleurer. Oh, elle aussi allait mieux, mais... deux de ses lardons, deux de ses enfants ne voyaient point leur état s'améliorer malgré les frictions... Tristan et Eolia ne répondaient plus, Tristan et Eolia étaient toujours brûlants de fièvre.

Ary... on va tout faire pour eux, je vais écrire à Asterie, il y a peut-être d'autres remèdes, et puis je me souviens, quand la peste avait déjà frappé... j'avais pu obtenir un remède auprès d'un marchand venu d'orient... peut-être qu'il m'en reste ?
Elle embrassa fort son amie, salua Bert, Soma et Pandorha, nouvellement élue maire, et s'en fut chez elle à pas pressés pour écrire à la médicastre.

Citation:
Ma chère Asterie,

Aristote et saint Roch en soient loués, je vais mieux. Tes frictions au vinaigre des quatre voleurs, les clous de girofle dans la cheminée, ont été souverains et je t'en remercie infiniment. La fièvre est tombée, les bubons ont presque disparus.
J'imagine que tu dois être débordée, et je m'en veux de t'importuner à nouveau.
Je t'écris cette fois pour mon amie Ary, qui, ainsi que ses enfants, a été atteinte par ce mal. Elle va mieux, la petite Gabrielle aussi... Mais hélas, hélas, Tristan et Eolia ne voient point leur état s'améliorer. Elle m'a dit qu'ils étaient toujours brûlants de fièvre, en proie aux délires, inconscients. Pourtant ils ont été eux aussi frictionnés.
Connaîtrais-tu un autre remède ? Que peut-on faire ?
J'attends avec angoisse ta réponse.
Je t'embrasse, hé oui je ne suis plus contagieuse.
Ysabeau


Elle roula le parchemin, l'attacha d'un rouge ruban, s'en fut au pigeonnier et attacha à la patte de son pigeon le plus robuste la missive.

Eugurande de viassau

[De milles saveurs, une seule me touche, lorsque tes lèvres effleurent ma bouche..]

Le grand moment était enfin arrivé, le moment, le moment m, avec un grand m...Donc le moment M..
Un moment, ou tout homme se serait posé des questions...Oui oui, tout homme..

Imaginez, vous vous trouvez devant une belle rouquine, pulpeuse à souhait, aussi désirable qu'une fraise bien mûre, allongée, offerte, les lèvres en coeur...Alors là plusieurs questions se posent à vous...

1) Vais-je profité de cette charmante personne?

2) Un seau d'eau devrait la réveiller non?

3) Et si j'en profitait pour tâter la matière?

Questions que tout homme normalement constitué se poserait.. Mais pas Enguerrand...Non, le Vaisneau était un gentleman, comme il ne s'en fait plus, un homme de qualité qui respectait l'honneur de toute femme..Oui, Enguerrand de Vaisneau était le gendre idéal pour toute maman noble qui cherchait à marier sa fille...

Non, le baron, la devant cette femme réfléchissait à comment la réveiller en douceur...
Et une seule solutions, bien entendu se proposa à lui...

[Etape 3: Le baiser ]

Un baiser, oui, il allait embrasser la divine rousse...
La chance dirait vous? Et bien vous avez raison...

S'approchant donc, il la contemple quelque peu échevelée, mais belle dans ce rayon de lumière vive, soleil d'hiver à travers les larges fenêtres, éclairant parfaitement la peau d'albâtre de la jeune femme...

Et de se pencher au dessus d'elle, la respiration se faisant de plus en plus entre coupé alors que ces lèvres s'approchent irrémédiablement de celles vermeilles de la baronne de Lignières....
Et quand enfin elles se touchent, la teigne blonde, le terrible baron d'Ittre, le plus gros chiard que cette terre ai porté ferme les yeux, et se laisse aller à la douceur...
Ses lèvres s'entrouvrent sur celles de la flamboyante tandis que sa langue se mêle à la sienne dans une chorégraphie des sens...Le coeur battant à s'en rompre, L'Ittre perd peu à peu la conscience du temps, oublié et oublieux dans un des rares moment de tendresse que le très haut daigne lui donner...Oui il est bien, et tant pis si ce moment est volé à un autre, car le regret ici n'a pas sa place...
Johanara était une amie, une des meilleures certainement, mais elle était surtout une des personnes que le baron estimait le plus au monde, malgré le fait qu'elle l'énerve assez souvent...
Non pour rien au monde il n'aurait ici échangé sa place...Et tant pis si elle lui en voulait, si elle le chassée ou autres, l'occasion était trop belle...

Et de sourire pendant ce baiser, digne des contes de fée tant admirés..

Oui, aujourd'hui le crapaud qu'il était s'était transformé en prince...

Cléalan

Enfin il allait bien, se retrouvant, grâce à la réserve de Cantarella, il s'était oint de cette décoction trainant derrière lui non plus les miasmes de la maladie mais les relents du vinaigre des 40 voleurs, il pouvait enfin rentrer chez lui, laisser les chambres de l'archange où Zozo veillait toujours à la sécurité sanitaire. Il avait alors pris la direction des Thermes pouir se défaire de l'odeur persistante mais néanmoins bienfaisante de la décotion. Il se promit d'aller remercier Astérie pour avoir répondu rapidement à sa missive, sans cette réponse il aurait sans aucun doute perdu la vie.



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asterie
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MessageSujet: Re: RP: La peste ( 13 Déc 2010.....)   Mar 11 Jan - 16:47

Johanara

[Partons, dans un baiser, vers un monde inconnu. -Musset- ]


Que le visage de son prince charmant était proche du sien… Johanara pouvait sentir son souffle tel un zéphyr ténu effleurer l’ivoire de sa frimousse qu’elle imaginait aisément empourpré.

Bien que troublée et le cœur tambourinant aux portes de son sein, la belle endormie se posait une question cruciale..

Ventre saint gris! Qui diantre était l’hurluberlu qui se tenait au dessus de sa gracieuse personne?

Sa missive au Colosse devait à peine à voir quitté le Berry et encore, si la crème d’anchois de messager ne s’était point arrêté dans le tripot le plus proche… Alors qui?

La course de son palpitant se fit plus effrénée encore…Se pouvait il que son vieil angevin soit rentré de ses aventures en terres sauvages et se soit résolu à la rejoindre malgré la mauvaise disposition et le détachement dont il avait fait montre dans sa dernière missive? Ses pensées s’emballèrent… Quinze jours à enfiévrer ses prunelles à l’encre de ses mots , quinze nuits à maudire le mufle et son mutisme épistolaire… Un mois. Peu ou prou la durée de ses pérégrinations maritimes.

C’était sot et vain d’espérer le revoir, telle une Pénélope moderne, fidèle malgré les nombreux soupirants qui ne cessaient de solliciter ses faveurs. Leurs ruses pour la faire faillir étaient chaque jour plus ingénieuses… Des douceurs pour son anniversaire, des poèmes enflammés…On lui contait même fleurette en italien…

Leurs souffles finirent par se mêler. Ce n’était point l’objet de ses tourments et de ses pensées… Le souvenir de leurs embrassades était trop fortement ancré, emprunte éthérée et chérie, pour qu’elle puisse avoir ne serait ce qu’un doute.

Le baiser d’abord balbutiant se fit impétueux, les mains de la rouquine s’accrochèrent au pourpoint de velours du blondinet. Elle tâta les épaules. Certainement pas le géant. Beaucoup trop fluet.

Lorsque l’intimité de sa bouche fut violée, ses grands yeux s’ouvrirent de surprise et d’indignation.

Un chaste baiser! La belle aux bois dormant est réveillée par un doux et chaste baiser! Pas par l‘exploration assidue de ses amygdales!

Malepeste! Enguerrand!

Il était jeune. C’était peut être son premier baiser, elle n’allait pas le traumatiser en le mordant violemment ou en lui collant son genoux dans l’estomac.

Elle recula son visage avec douceur et le fixa quelques instants à travers ses longs cils noirs. Les rayons du soleil jetaient d’enchanteresse lueurs à ses deux miroirs aux clartés verdoyantes. La rêverie s’étirait encore à l’orée de sa paupière.

Passant une main fébrile dans sa longue chevelure dénouée, elle chercha quelque chose de spirituel à lancer ,sur le ton de la badinerie…

Les seuls mots qui franchirent la barrière carminée de ses lèvres la laissèrent pantoise :

Vous embrassez bigrement bien!

Asterie

Devant le Dispensaire de Saint Aignan .
Jour 4


Asterie arriva devant le dispensaire toujours avec son accoutrement .Certaine personnes en la voyant se signait pour chasser le mauvais œil, d’autres restaient là où ils des trouvaient sans bouger de peur d’être touché, certain préféraient détourner les yeux si on ne voit pas ce qui fait peur, on n’a rien à craindre …

Ne regarde pas mon fils ne regarde pas baisse les yeux !

Mais ma…


Baisse les yeux sinon la faucheuse te prendra baisse les yeux ….

Attention la peste, des contaminés sont pas loin les corbeaux son là …Ne le touche pas signe toi prit aller prit de toute tes forces Saint Roch …

D’autres par contre hésitaient devait ‘ils demander de l’aide ou pas …
Le médecin s’arrêta devant le dispensaire. Elle frappa la porte étant fermée. On ne pouvait venir sans y être annoncé.
Une voix se fît entendre derrière la porte …


Le dispensaire est fermé !

Je sais Linette c’est Dame Asterie !


Dame Asterie c’est vous ?

Oui Linette demande à Maître urgence de venir à la porte, ou à Sœur Mariette.

J’vais y dire.Maitre Urgence, y a Dame Asterie à la porte du dispensaire et elle voudrait vous y parler à vous. .

J’arrive, Dit lui que j’arrive…

Asterie comment allez-vous ?

Je vais bien je vous remercie mais dehors nous comptons plusieurs dizaine de morts.Et vous comment cela se passe-t-il au dispensaire ?

Nous aussi Asterie nous avons beaucoup de décès. Nous les entreposons derrière le dispensaire avec de la chaux. Nous avons tout ce que nous avons besoin.
Nous avons quelques cas de rémissions mais peu je dois dire.


Très bien je dois me rendre auprès d’autres malades faites attention à vous.


Ne vous inquiéter pas pour moi Asterie j’en ai connu d’autres la faucheuse et moi ce n’est pas encore pour aujourd’hui notre rencontre définitive.


Asterie sourit derrière son masque .Elle appréciait beaucoup Maître Urgence pour sa façon de voir la vie ...C’était un ancien chirurgien de la marine. Il en avait vue en effet et parcouru des miles ….Ne pouvant plus naviguer. Il c’était retirer et exerçait dans une boutique elle avait eu besoin de ses services il y a bien longtemps….Et ils étaient restés en très bon terme et devenus amis.

J’en suis ravie je ne voudrais pas perdre un ami de votre qualité. Dites-moi pourriez-vous me dépanner de vinaigre des 4 voleurs et me faire parvenir 2 livres de la potion numéro 10.

Je vous amène cela rapidement Asterie.

Merci Urgence.

Dame Asterie y a plusieurs missives pour vous vous les fait donnent.


Linette fît passer les missives par la petite fenêtre.Elle commença à regarder la provenance en attendant Maître Urgence.


Citation :
Ma chère Asterie,

Aristote et saint Roch en soient loués, je vais mieux. Tes frictions au vinaigre des quatre voleurs, les clous de girofle dans la cheminée, ont été souverains et je t'en remercie infiniment. La fièvre est tombée, les bubons ont presque disparus.
J'imagine que tu dois être débordée, et je m'en veux de t'importuner à nouveau.
Je t'écris cette fois pour mon amie Ary, qui, ainsi que ses enfants, a été atteinte par ce mal. Elle va mieux, la petite Gabrielle aussi... Mais hélas, hélas, Tristan et Eolia ne voient point leur état s'améliorer. Elle m'a dit qu'ils étaient toujours brûlants de fièvre, en proie aux délires, inconscients. Pourtant ils ont été eux aussi frictionnés.
Connaîtrais-tu un autre remède ? Que peut-on faire ?
J'attends avec angoisse ta réponse.
Je t'embrasse, hé oui je ne suis plus contagieuse.
Ysabeau

Asterie sourit formidable ! Ravie pour toi ma chère Ysabeau.

Mais lorsqu’elle lui la suite …
Ce que l’on peut faire et bien prier puis le remède numéro 10 puis…
Le plus facile c’est de me rendre sur place

Linette demande à Sœur Mariette d’envoyer une missive à Dame Ysabeau de ma pars lui disant que j’ai bien reçue la missive pour les enfants Aryen que j’ me rends sur place. Je dois me rendre près de là je ferais juste un détour.
A tu compris ?


Oui .

Merci.

Asterie monta dans sa voiture puis se rendit au chevet d’autres patients.

Ysabeau

Sancerre, 17 place de la Halle, Jour 4

La nuit était tombée. Le pigeon était parti, plus qu'à attendre... Attendre la réponse d'Asterie.
Ysabeau avait l'espoir chevillé au corps. Après tout elle allait mieux, Aryan allait mieux, Gabrielle allait mieux... Il faudrait bien que la funeste peste lâche aussi Tristan et Eolia.
Elle s'était rendue à l'église Saint Jean, avait allumé des cierges devant les statues de Sr Arnvald et de St Roch, qui de plus était le patron du dispensaire. Elle avait prié de toute son âme.
Revenue chez elle, elle y trouva un petit pigeon transi, collé à la fenêtre... Ah... sans doute la réponse d'Asterie.
Elle prit l'oiseau, lui caressa les plumes, le fit boire et manger au chaud, ayant éloigné Baastet qui ne pouvait s'empêcher de regarder tout ce qui portait plumes d'un air gourmand, détacha le message. Ce n'était point l'écriture de la médicastre.
Elle lut.

Citation:
Dame Ysabeau,

Dame Asterie me mande de vous prévenir qu'elle a bien reçu vostre missive, qu'elle se réjouit de l'amélioration de votre état de santé, et que pour les enfants de dame Aryan... hé bien elle préfère venir sur place, les examiner, pour pouvoir trouver le meilleur remède.
Elle sera là sous peu.
Ayez du courage et priez Saint Roch.
Soeur Mariette


Soeur Mariette... Elle ne l'avait jamais rencontrée, mais la connaissait de nom. La soeur qui s'occupait avec dévouement du dispensaire de Saint Aignan. Asterie allait venir... Vite, prévenir Ary... viiiiite...
Elle prit une plume d'ange, tiens oui, écrire avec une plume d'ange, ces anges qui passaient régulièrement dans les tavernes, ça serait sûrement bien d'écrire avec une plume d'ange...

Citation:
Ma chère, très chère Ary,

Je t'écris pour te prévenir qu'Asterie a pris la route de Sancerre, pour venir examiner tes chers enfants. Elle préfère se rendre compte par elle-même, pour t'indiquer le meilleur remède. Ils s'en sortiront Ary, j'en suis sûre !
Tiens-toi donc prête à l'accueillir.
Je t'embrasse, et te dis : espère... espère...
Ysab eau, ton amie.


Elle cacheta la missive. S'en fut au pigeonnier. Attacha le message à la patte d'une tourterelle qu'elle regarda s'envoler

Zoyah

Châteauroux - Bas-fonds – jour 2 encore


La mère Martin ne revenait pas. Certains de ses enfants manifestaient déjà les symptômes de la mort noire. Les pauvres petits malheureux étaient allongés dans le même lit que Mathilde ou bien à même le sol sur une couverture. Un des trois valets s'était également effondré en proie à des tremblements incontrôlables. Après avoir essayé de le réconforter, la baronne le fit s'allonger devant la cheminée et le couvrit de la dernière couverture qui restait.
Dehors, la rue semblait animée par la folie. Des gens hurlaient, réclamant qu'on brûle une femme qui était une sorcière....la pauvre bougresse n'avait eu comme tort qu'une connaissance approfondie de certaines plantes et de posséder un chat noir...ou bien on réclamait l'éviction des tous les roux. Zoyah tâchait de se fermer à tous ces cris de souffrance...car cette haine qui s'exprimait avec hargne n'était pas autre chose que de la souffrance. Que l'Homme est faible ..se dit-elle tout en venant s'asseoir au bord du lit. Doucement, elle caressa la tête de sa vieille nourrice dans un geste quasi-maternelle, le même qu'elle faisait chaque soir lorsqu'elle venait veiller sur le sommeil de son petit Fabian.

Assis dans un coin, un garçonnet de sept ans était prostré, semblant attendre le même châtiment que sa fratrie. La baronne ne quittait pas la vieille dame des yeux et pourtant son regard fut attiré vers ce petit être ébouriffé et mal nourri. Bien qu'ayant été élevée parmi des paysans, Zoyah n'avait jamais manqué de rien. C'était une gamine frêle, mais pas maigre. Il était tellement chétif que les grands yeux de la Baronne semblait ne pas avoir assez de surface où poser leurs prunelles. La jeune femme lui parla afin de le faire lever la tête...

Comment t'appelles-tu ?

Le garçon tourne ses yeux vers elle puis jette un regard étrange aux deux gardes de la dame qui l'observaient également et reste muet.

Tu n'as point de langue... insiste doucement la brune qui s'était alors rapprochée de lui.

Gauthier, un des deux gardes se lève et apostrophe le petit miséreux.
Eh ! Répond quand la Baronne te parle !

Zoyah fronça les sourcils.
Vous ai-je demandé d'intervenir ? Sortez !...alors que Maurin essayait de s'excuser pour son comparse, elle répéta plus sèchement ..Sortez et tâchez d'aller à la rencontre de la mère Martin, cela fait plus de trois heures qu'elle est partie à la recherche des potions.

Les deux gardes s'inclinèrent et se précipitèrent vers l'extérieur. Zoyah se demandait souvent comment elle s'était retrouvée affublée d'andouilles pareilles. D'ailleurs, « les deux andouilles » remplaçait souvent le patronyme des deux gaillards et pour dire la vérité, tout le monde savait de qui elle parlait.

La Baronne s'agenouilla devant le petit...moi, je m'appelle Zoyah, j'ai un tout petit garçon qui se nomme Fabian et un filleul qui répond au nom de Jehan-Gabriel....la jeune femme parlait gentiment au petit, tentant de l'apprivoiser. Elle lui évoqua Mathilde, ses enfants, son père, ses chiens et de toutes sortes de choses. Alors qu'elle fouillait dans les vivres qu'elle avait apporté afin de préparer quelque chose à souper, elle continuait de le questionner...tu aimes la soupe aux lentilles et aux lard ?....la voix de l'enfant résonna enfin, délivrant alors la Baronne du poids de son silence....Tristan...c'est comme ça que j'm'appelle m'aame la Baronne...Tristan.
Et bien enchantée Tristan...
Elle revient bientôt ma maman ?
Y vont mourir mes frères et sœurs ...et la vieille Mathilde ?

Les enfants savent aller au cœur du sujet avec une incroyable spontanéité se dit Zoyah.

Je ne sais pas mon pauvre petit...avec un accent d'inquiétude.
Viens m'aider en attendant.

La soupe mijotait dans un chaudron lorsque les deux gardes revinrent, mais sans la mère Martin.
Et bien vous deux ..tonna la Baronne[/b]...vous en avez mis du temps !

Madame, on a trouvé la mère Martin, elle est malade aussi, elle est allongé avec pleins d'autres à l'aumônerie. On a eu du mal à la retrouver.

Zoyah échappa un petit cri plaintif tout en mettant sa main sur sa bouche.

Les même symptômes...questionna-t-elle

Maurin hocha de la tête.

Et les potions ?!!!...se hâta-t-elle de demander.

Vous nous avez dit de chercher la mère Martin, pas les potions Madame...pleurnichèrent les deux gardes.

Rhaaaa..bougres d'andouilles ! Vieilles courges panées !!!..fulminait la Baronne.

Madame...rajouta Gauthier...c'est horrible, il y a beaucoup de malades et pas mal de morts aussi. Tout le quartier est cloisonné, on ne peut même plus sortir !!...

Quoi ?...et la colère s'envola...oh....pour éviter toute propagation j'imagine.

Nous sommes tous donc condamné ?[color=darkblue]...renchérit Maurin qui tremblait comme une plume.

La Baronne ne savait que répondre ..prions, prions pour le salut de nos âmes.

Au même moment, le petit Tristan s'échappa et couru dehors en appelant sa mère.

Mais attend !! Vous deux restez ici...je vais tâcher de récupérer les potions et Tristan en même temps.

[Châteauroux – Bas-fond – et toujours le jour 2!!]

Quand on a pas le choix, il nous reste le cœur...
Et des milliers d'étoiles s'illuminaient petit à petit dans le ciel d'encre de la ville rouge. Autant de petites lueurs qui diffusaient une douce lumière argentée bien trop faible pour éclairer et pourtant certaines indiquaient la route comme une myriade de phare d'Alexandrie. Autant de petits points étincelants qui invitaient l'esprit à se réfugier dans un monde immatériel lorsque la vie vous frappait trop durement. Autant d'âmes qui venaient de s'éteindre sur Terre afin de prendre place dans les cieux.

La Baronne errait dans les rues désertes des badauds d'antan, mais pleines de folie. La petite chapelle était bondé et les gens adressaient leurs prières à Sainte-Boullasse. Alors qu'elle sautait une petite rigole d'eau sale et puante, la brunette se retrouva nez à nez avec un cadavre qu'on emmenait sur un terrain vague afin de le brûler. La peau grise, les yeux révulsés et le masque de terreur qu'affichait le moribond en disait long sur les souffrances qu'ils avait enduré avant de rendre son dernier soupire. La jeune femme remonta un foulard sur son nez et enfonça bien solidement son chapeau sur sa tête. Elle ne voulait pas voir.... les cadavres, les suppliciés, les implorants et ceux qu'on tenait pour responsable. Au détour d'une rue elle se cogna contre une grande ombre noire et se figea contre le mur en poussant un cri d'effroi. L'ombre d'un instant elle croyait avoir percuté la Grande Faucheuse en os et en os. L'ombre n'était en fait qu'un médecin drapé d'un manteau noir et le visage recouvert d'un étrange masque blanc. Il le releva et s'adressa à la Baronne.

Vous allez bien ? Vous n'êtes pas malade ?

Clignements des yeux..la petite dame reprend ses esprits.

Euh...non..enfin..oui....ça va...j'ai pas la maladie ou pas encore...je, je cherche des potions pour ma nourrice...dit-elle les yeux ronds comme des billes.

Le médecin fait une grimace...
Je n'ai plus de potion, allez chez l'apothicaire...enfin..du moins servez-vous toute seule, il vient de rendre l'âme. Vous allez bien vous rappeler des noms ?

La Baronne complètement décontenancée acquiesce ….
Mais...est-ce que tout le village....le Duché est malade ?

Non...c'est une épidémie contenue...quelques cas localisés comme dans le quartiers pauvre de Châteauroux et un peu ailleurs. C'est impressionnant car elle tue vite, beaucoup, dans d'horrible souffrances..et que les gens perdent vite la raison. Mais rien de comparable à la Grande Peste Noire de 1348, je vous rassure.

Bon écoutez-moi...vous pouvez administrer deux types de potions.
La première consiste à mêler du sang de vipère à de la bave de crapaud. C'est la formule la plus simple. Ensuite, il y a la thériaque. ...je dois partir d'autres malades m'attendent...courage !
Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort !...cria-t-il en s'éloignant à grande enjambée.

Bah..il a de l'espoir lui..marmonna la brune.

La Baronne souffla, elle avait une envie incontrôlable de pleurer. Et dire que le matin même, elle rédigeait soigneusement un courrier et là voilà maintenant au milieu de tout ce chaos.
Un vent glacial la fit frissonner...quelques flocons voltigeaient...au moins, les cadavres ne pourriront pas rapidement.

Elle se dirigea vers la boutique de l'apothicaire qui semblait avoir été pillée. Il lui fallut plus de 40 minutes pour découvrir ce dont elle avait besoin. Heureusement, le brave homme était consciencieux et il avait étiqueté toutes ses fioles.

Après un détour par l'aumônerie où elle s'était assurée que le petit Tristan allait bien, elle revint au pas de course avec ses précieux remèdes. Elle s'engouffra dans la masque telle une bourrasque de vent et déposa le tout.

Comment vont-ils ?

Euh...ben...de mal en pis

Mélangez ces deux ..euh...choses dégoutantes dans ce bol !...ordonna-t-elle.
Elle s'approcha de la vieille dame et lui fit boire de la Thériaque.

Tenez Mathilde, Buvez, je vous en supplie buvez....

Elle administra à chacun le traitement et pris place sur une chaise afin de les veiller.

Anne blanche

Aupic, jour 3

Anne-Marie avait été reléguée aux écuries. Bacchus avait ordre de l'y tenir enfermée, et de ne rien lui laisser savoir de l'état de son frère. De son bref séjour à l'Hôtel-Dieu, d'où elle était partie très vite, horrifiée par ce que l'on osait y faire, Anne n'avait pas retenu grand-chose. Elle avait décidé que des gens qui laissent des hommes - des hommes ! - assister à des cours sur l'accouchement ne pouvaient conter que sornettes et billevesées.
En revanche, elle avait lu et relu, enfant, tous les parchemins à elle légués par la cousine de son père, une vieille fille qui semblait avoir passé sa vie de bureau poussiéreux en dispensaire humide. Elle était morte depuis bien longtemps, mais savait écrire, et transmettre son savoir. De tous ces écrits, Anne avait retenu qu'il ne faut point laisser ensemble malades et bien portants, et que l'odeur des chevaux protège de la peste.

Elle aurait dû, elle le savait, rester au chevet de son fils. Elle en était incapable. Non qu'elle eût peur. Anne n'avait plus peur de rien ni de personne depuis fort longtemps. Même les fleuves et rivières, qui avaient longtemps été sa terreur, ne lui inspiraient plus qu'un vague dégoût, aisément surmontable. S'y noyer, cela n'eût précipité sa fin que de quelques années. Que sont trente ou trente-cinq ans, au regard de l'éternité ?
Ce n'était donc pas la hantise de la contamination qui la retenait loin de son fils. Mais Anne les avait si peu désirés, si peu acceptés, ces enfants nés d'une trop brève union, que la maladie de Sylvain lui apparaissait comme le châtiment de son refus. La culpabilité était d'autant plus mordante qu'elle savait pertinemment que, même s'il en réchappait, elle ne saurait pour autant découvrir en elle ces trésors d'amour maternel dont abondaient les conversations des matrones de taverne.

Elle se réfugia donc dans la chapelle du château, et pria. Oh ! Pas avec les mots convenus que certains répétaient à l'envi, aux offices du dimanche, sans en comprendre le sens, comme ces oiseaux nommés par certains voyageurs "perroquets", et par d'autres "copicols". Mais elle priait, avec ferveur, sans mots : la prière émanait d'elle, mélange d'espérance, de terreur sacrée, de menaces et de supplications. Le Très-haut, qui sait tout et comprend tout, entendrait dans cette prière tous les "Sauve-le ou je vire Lion de Juda !", les "Je vous en conjure, ne me le prenez pas", les "Je sais que vous le garderez en vie" et les "Mea maxima culpa" qu'elle était incapable de formuler clairement.

Au petit jour, une main se posa sur son épaule. Une grosse patte calleuse, légère cependant.

Dame, faut v'nir...

Oui, Bacchus ?

Combien de fois n'avait-elle prononcé, depuis sa plus tendre enfance, ce "oui, Bacchus ?" excédé et résigné ? "Dame, il faut ..."

Sylvain ?

Le cocher secoua la tête.

Nenni, Dame. Messire Sylvain l'est à dormir. Mais c'est la petite Nette, Dame.

Anne se leva, avec difficulté. La nuit à genoux sur le prie-dieu l'avait transie, et ses membres lui refusaient tout service. Son cerveau aussi.

Nette ? Qu'a-t-elle brisé, encore ?

Bacchus semblait malheureux comme les pierres, et continuait à branler du chef, avec la pomme d'Adam qui faisait le yoyo sous le poil noir bleuté qu'il n'avait pas rasé depuis deux jours.

Elle ... elle brisera plus jamais rien, Dame.

Pour le coup, Anne ferma les yeux. La petite Nette, les éclats de rire, la bonne humeur personnifiée... La petite Nette, qui avait pris la cape de sa maîtresse sur ses genoux... Cette même cape qui avait frôlé la dame malade, dans l'église, celle qui se grattait.

Menez-moi près d'elle.

Une heure plus tard, Anne sortait de la petite pièce ou elle venait d'ensevelir le corps de la petite, dans un bon linceul neuf. Elle n'avait permis à personne de l'aider. Nette était méconnaissable.

Faites porter son corps à Dame Astérie, Bacchus. Elle saura quoi faire pour éviter que les miasmes ne se transmettent à d'autres. Mais surtout, interdisez la fosse commune. Je veux que Nette ait une tombe à elle, avec son nom dessus.

Le ton ne souffrait pas de réplique. Bacchus s'exécuta. Anne descendit l'escalier à vis, enfila le corridor qui menait à la chambre de son fils. Elle se sentait prête. Elle pouvait désormais revenir près de lui.

Messire d'Aupic !

Le petit ne l'avait pas attendu. En chemise, il déambulait dans les couloirs, l'œil vif et le teint frais, quoiqu'un peu pâle. Les poings sur les hanches et le regard furibond, Anne l'interpella.

Voulez-vous bien retourner au lit ?!
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MessageSujet: Re: RP: La peste ( 13 Déc 2010.....)   Mar 11 Jan - 16:51

Asterie

[Jour 3 chez Aryan]

Asterie se rendit chez Aryan elle avait pris son cheval Zéphir plus facile pour circuler.
Arriver devant le poste de garde de Sancerre, elle s’arrêta et montra son laisser passer pour tout le Berry.
Elle se rendit chez la jeune femme …


Attention écarter vous, écarter vous !!

Une charrette transportant des linceuls passa devant elle, certain se signaient d’autres baissaient la tête …
Devant la portede chez Aryan , elle frappa on vient lui ouvrir.


Bonjour je suis Maitre Ambparé Médecin de mon état, je suis attendu par Dame Aryan je viens voir Tristan et Eolia qui sont au plus mal.

On la fit entrer il faisait sombre dans la pièce une odeur de vinaigre et d’autres odeurs se mélangeaient également qui emplissait toute la pièce. Elle s’approcha des deux enfants .
Elle demanda que l’on ouvre les tentures car, on n’y voyait pas grand-chose mais surtout l’air y était irrespirable.


Ouvrer ! Les tentures ainsi que les fenêtres l’air y est irrespirable et les miasmes s’accumules et reste, il faut les faire partir. Et puis je n’y vois rien …

Oui tout de suite …Voilà c’est fait.

Le médecin posa son masque mais garda un linge sur le nez.
En s’approcha de l’un et de l’autre,en les observant elle constata qu'ils étaient en sueurs, et très pâle l’un d’eux était même livide, il avait les joues creusés, rien qu’en le regardant elle s’avait qu’il n’y avait plus beaucoup d’espoir.
Mais elle ne pouvait pas le laisser comme cela.Lui donner un peu de temps pour dire au revoir ...


Apporter moi de l’eau froide dans deux récipients puis des linges.

Elle examina en premier Tristan les bubons étaient important, elle souleva les paupières de l’enfant les pupilles étaient dilatées ce qui confirmait sa première impression.
Elle examina le petit corps tout frêle, il y avait des rongeurs partout dû au frottement du vinaigre et un peu plus à certains endroits là où il avait dû se gratter.


Tristan, Tristan tu m’entends ? Si tu m’entends serre moi la main.

Elle lui prit la main aucune réponse, aucun mouvements l’enfant était brulant de fièvre, elle le laissa découvert. L'air frais fera baisser un peu la fièvre du moins l'espérait 'elle.
Puis elle se pencha vers l’autre enfant son état n’était pas mieux mais l’espoir c’était tout ce quoi on pouvait compter ainsi que sur Aristote ….


Eolia tu m’entends-tu peu me serrer la main.


Asterie sentit une très légère pression sur la main était-elle réel ou pas, était-ce seulement son imagination, elle lui redemanda de le refaire et n'observa rien…
Elle se pencha et aperçue les lèvres bouger elle ne comprit pas ce que l’enfant marmonnait le délire de la fièvre…


Voilà Dame les récipients.

Merci poser les là elle indiqua un endroit. Puis elle sortit de sa besace deux pots puis son mortier.
Elle demanda que l’on applique sur tout le corps des enfants les linges trempés auparavant dans l’eau froide.
Dans un même temps elle prit son mortier puis pris quelques feuilles de pourpier y ajouta du sel et du vinaigre qu’elle mélangea.
Une fois terminée elle appliqua la préparation sur la plante des pieds des deux jeunes enfants maintenant le tout avec un bandage.
Elle sortit une fiole remplit de sirop de sureau, puis une cuillère et en donna un peu du contenu à chaque enfant.


Aller boit ça c’est un peu sucré aller avale …

Elle se leva puis se rendit auprès d’Aryan pour lui expliquer la situation. Elle était porteuse de très mauvaises nouvelles cela faisait partie de son métier on ne pouvait pas gagner à chaque fois, ce qui lui faisait le plus de peine c’était annoncer la sentence aux parents plus espoir …Un jour peut-être la médecine fera des progrès et on arrivera à …Elle s’interrompit dans ses pensées c’était mal de penser comme cela ce n’était pas à elle de décider, ou à d’autres …Elle devait garder ses pensées pour elle pour ne pas être soupçonné de blasphème par l’église. Mais elle pouvait rêver …

Bonjour Aryan je vois que tu vas mieux j’en suis ravie.
En ce qui concerne Tristan et Eolia j’ai de mauvaises nouvelles les humeurs sont très fortes je leur ai donné quelques remèdes mais je ne suis pas optimisme.
Tristan est beaucoup plus affaibli qu’Eolia, je ne pense pas qu’il passe la nuit même les heures qui suivent, pour Eolia si elle passe la nuit elle sera sauvé mais j’ai des doutes. Mettez sur vous ceci et aller leur dire au revoir c’est le moment on ne sait jamais.
Et puis faites venir un diacre ou un curé si vous en trouvé un.
Je suis désolée je fais, et c’est Aristote qui décide. Prier il peut y avoir une rémission mais …


Pas un mot de plus pas un de moins que pouvait ‘elle faire de plus rien deux enfants allaient mourir un plus tôt que l’autre.
Elle avait voulu faire quelque chose retarder un peu l’échéance le temps de dire au revoir mais elle s’avait qu’il était trop tard.
Pour la petite avec un grand espoir mais sans conviction, le garçon elle en était certaine la faucheuse était à côté de lui en train d’attendre juste un au revoir et le prendrait...

Elle paraissait froide mais c’était sa seule façon d’éviter d’être trop en empathie avec ses patients sinon elle ne pourrait plus continuer son art. Elle restait donc froide et détaché mais au fond elle bouillait ce n’était pas juste …


Je repasserais demain matin pour vous tenez prenez ce sachet faite le en tisane trois fois par jour.
Je dois y aller d’autres malades m’attendent je suis de tout cœur avec vous, soyez forte pour votre autre enfant il a besoin de vous plus que jamais.


Edit : relu rectifier certaine phrase pour plus de compréhension

Euguerande de vaissau

[Lèvres et baisers, sucrés et charmés...]

Et de rougir férocement tandis qu'un sourire satisfait nait sur ses lèvres...Il aimait à être ainsi complimenté, et encore plus par une femme, une vrais, de l'acabit de la baronne, aussi exquise que d'esprit vif.

Il avait embrassé jusqu'alors qu'une fois, si on omettait le baiser au coins des lèvres de son ancienne nourrice, et encore....Non non, l'arrogant Ittre avait, pour tout premier baiser, embrassé à pleine bouche un Penthièvre, oui un Penthos, pour se sauver la vie tandis qu'une dague scindait son cou avec menace..

Oui, s'entendre dire donc qu'il embrassait "bigrement bien", le laissait aussi fanfaron qu'un paon faisant la roue.
Le narcissisme poussé à son comble quand il répond avec minauderie:

Je sait oui, Baronne, comme mes nombreuses autres qualités, ceci est inné chez moi..

Et de sourire donc, lui tendant la mains pour qu'elle se lève, la mise en scène était impeccable, mais d'autres questionnement taraudaient le sublissime minoie adolescent..

Mais dites moi...Vous attendiez quelqu'un?

Tout en la détaillant, la coiffe défaite, la mise dans un état déplorable et les perles qui jonchent le sol, éparses, comme les pensée du Vaisneau à ce moment, le baronnet cherche a expliquer d'avance, comment la rousse allait retrouvé sa servante..

Hum, soit dit en passant..Votre...Bonne, est étendue à même le sol au rez de chaussé, il semblerait qu'elle soit très vorace, et moi très alléchant..

Oui, il était alléchant, mais pour ne pas blesser la baronne qui devait certainement le jalouser, il ne s'étendrait pas plus sur le sujet..Taquin à souhait, il continue:

Et un de vos hommes m'a carrément dit, je cite,que vous "tourniez chèvre", fait amusant en soit, les chèvres à la fourrure flamboyante ne courent pas les rues, mais pour sûr que vous auriez fait un magnifique spécimen...

Et maintenant de la détailler de ses azurines, ressassant dans sa tête la, scène qui venait de se jouer...Avec plaisir ou pas...Peu importait..

Ysabeau


Sancerre, jour 3 (ou 4 sais plus mais pas grave) 17, place de la Halle, puis chez Aryan

Elle ne pouvait plus attendre, elle ne pouvait plus se contenter de prier. Asterie avait dû passer chez Ary, apporter d'autres remèdes, examiner les enfants. Elle n'en pouvait plus d'attendre, et son amie avait certainement besoin d'elle. La veille elle l'avait vue en taverne, la mine défaite, la peau sur les os.
Il fallait qu'elle sache.
Elle sortit de chez elle dans le froid piquant. Longea la place de la Halle où de rares habitants se rendaient au marché, prit la rue St Jean, puis la rue de Noirlac. Au 63, elle s'arrêta.
Resta devant la porte un instant, le coeur serré.
Qu'allait-elle trouver ?
Elle frappa doucement. Nulle réponse.
Elle poussa la porte. Ouf, c'était ouvert.
Entra.
Il faisait froid, les fenêtres étaient ouvertes. Sans douta Asterie avait-elle ainsi voulu aérer, chasser miasmes et odeurs.
Tristan et Eolia gisaient sur le lit, en proie à la fièvre, les yeux fermés, recouverts de linges, les pieds bandés.
Ary était là, près de ses enfants, abattue.
Ysabeau s'approcha d'elle, l'enlaça.

Ary... Je suis là... Je suis avec toi... dis-moi, qu'a dit Asterie ? Ary, prions pour eux, prions très fort...

Et, sans attendre, tenant toujours Ary serrée contre elle, elle pria avec toute la ferveur dont elle était capable.

Aryan

[Sancerre, jour 4]

C'est le teint blanchâtre et des cernes sous les yeux qu'Aryan ouvrit la porte à Astérie, elle songea à remercier Ysabeau de l'avoir fait quérir et se dit qu'il faudrait songer à prier d'avantage, on l'avait surement écouté.

Je vous remercie d'être venue Astérie, les enfants sont par ici ...

Elle laissa entrer le médicastre qui s'en alla auprès des lardons et déjà les ordres fusés.

Ouvrer ! Les tentures ainsi que les fenêtres l’air y est irrespirable et les miasmes s’accumules et reste, il faut les faire partir. Et puis je n’y vois rien …
Le Courant d'Air grimaça, elle se plaisait dans cette obscurité, le noir la rassurait. Elle ouvrit tentures et fenêtres pour laisser entrer le froid et la lumière. Le Vieux Meuble se mit au service d'Asterie tout en gardant un oeil anxieux sur ses deux anges. Elle regarda Astérie s'approchait d'elle, elle la regardait lui apporter de mauvaises nouvelles.

Bonjour Aryan je vois que tu vas mieux j’en suis ravie.
En ce qui concerne Tristan et Eolia j’ai de mauvaises nouvelles les humeurs sont très fortes je leur ai donné quelques remèdes mais je ne suis pas optimisme.
Tristan est beaucoup plus affaibli qu’Eolia, je ne pense pas qu’il passe la nuit même les heures qui suivent, pour Eolia si elle passe la nuit elle sera sauvé mais j’ai des doutes. Mettez sur vous ceci et aller leur dire au revoir c’est le moment on ne sait jamais.
Et puis faites venir un diacre ou un curé si vous en trouvé un.
Je suis désolée je fais, et c’est Aristote qui décide. Prier il peut y avoir une rémission mais …

Mes enfants vont me quitter ? ...

Astérie acquiesça et le Vieux Meuble porta la main à sa bouche, se sentant nauséeuse. Ce n'était pas possible, pas avec toutes les nuits qu'elle avait passé à prier, pas après toutes ces longues heures passées à leur chevet. Elle prit le masque qu'Astérie lui tendait, pris le soin de l'attacher et se laissa tomber à genoux auprès de ses anges.
Elle adressa une prière silencieuse à son Tendre qui devait veiller sur eux, de là-haut, au Paradis Solaire. "Vos enfants vous rejoignent mon Tendre, veillez sur eux, je veillerai sur notre fille".
Des bras l'enlaçant la sortir de ses prières, Aryan tourna légèrement la tête pour voir son visiteur, cette très chère Ysabeau ... Elle laissa ses sanglots sortir.

Ysa ... mes amours ... mes si petits enfants ... vont rejoindre leur père ...

Ysabeau

Ary, Ary... prions, prions sans relâche, puisque c'est tout ce que nous pouvons faire. Prions, et pensons à notre Jelu, oui, leur père...
Elle serra encore plus Ary contre elle. Pria, pria... Rejoindraient-ils vraiment le Paradis Solaire, iraient-ils taquiner leur père, les deux lardons, si jeunes encore ? Elle ne voulait pas le croire, même si l'espoir était fragile...

Ary... ne dit-on pas, tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir ?

La main de Tristan pendait, inerte, au bord du lit. Elle lui prit la main, pour le réchauffer, pour qu'il sache qu'il n'était pas seul. Pour le retenir peut-être...

Brianna

[Au Domaine de Châteauneuf sur Cher]

Jour 3 …4




Brianna avait mal partout à peine bougeait ‘elle qu’elle avait l’impression qu’on lui écartelait les membres et ses frissons qui n’en finissaient plus...

J’ai frouaaaaaaaa
Non je ne peux pas sortir dans cette tenue, je ne suis pas assez habillé oui avec … oh que ….non si vous…La fièvre la faisait délirer.
Gertrude qui se tenait non loin d’elle se levait de temps à autre lui épongeait le front. Lui parlait en la rassurant.


Tenez le coup Damoiselle Brianna, je sais que vous le prouver aller.

Qui, qui êtes-vous ?
Mon père, il n’est pas rentré il m’a dit qu’il m’emmènerait faire du poney.
Papa, tu es là je suis conte….souffla j’ai froid, j’ai mal …


Tenez prenez ceci Brianna allez, aller buvez.

Beurk ce n’est pas bon !

Buvez il faut que vous le buviez aller un effort jeune damoiselle…

Brianna bu tant bien que mal ce que lui donnait Gertrude, elle en renversa la moitié mais au moins une partie avait été avalé c’était le principal.

Au petit matin Gertrude raconta la nuit passée à sa maîtresse Dame Asterie venue prendre des nouvelles de sa fille.
Et c’était avec un grand soulagement qu’elles constatèrent une amélioration de son état.
La jeune fille pensait toilettes, frivolités c’était bon signe elle était redevenue la jeune fille qui ne pensait qu’à ses toilettes et à sa petite personne.
Malgré cela Gertrude l’appréciait beaucoup sous ses airs de jeune fille capricieuse, elle avait un bon fond...
Une fois sa mère parti Brianna s’adressa à Gertrude.


Gertrude donne-moi un miroir il faut que je vois comment je suis.

Mais vous êtes très jolie Damoiselle Brianna.

Que nenni tu dis cela pour me faire plaisir mais, je sais que je suis un monstre ! Oh Gertrude je suis laide, j’ai des ohhhhh... Elle approcha sa main vers un des bubons sans y toucher détourna le regard.

C’est fini personne ne voudra de moi ! Je vais mourir seule, délaisser …

Mais enfin jeune Damoiselle vous avez bien fini de dire des sottises !
Vous n’êtes pas laide il vous faudra encore attendre un peu que tout rentre dans l’ordre mais vous êtes en vie.
Aller je vais vous aider à changer les draps et vous resterez au lit.


Mais !

Pas de mais jeune Damoiselle au lit et prenez ceci.

Jour 4 …5…6

Ça allait beaucoup mieux la fièvre tombait de plus en plus.
Elle était toujours fatiguée. Gertrude avait regagné la cuisine.
On frappa à la porte....


Oui !

Bri, Bri ! Alors comment vas-tu chère sœur ?

Maxence! Elle lui sourit.

Je vais mieux mais je suis encore fatiguée et toi ?


Moi je vais bien
il sauta sur le lit de sa sœur et lui fît une bise.
Content de te revoir !
Je le s’avais que tu guérirais avec ton caractère ils auraient eu du travail et …


Norf ! De Norf! Maxence sort d’ici !

Il se mit à rire.

Mais non je plaisante tu sais bien !

Dit moi Maxence et je te préviens attention à ce que tu vas dire !

Maxence la regarda un petit sourire aux lèvres oui ma chère sœur .

Je suis comment ?

Il ouvrit la bouche se demandant ce qu’il devait penser de la question ,connaissant sa soeur il avait interrait à faire attention à sa réponse....

Comment ça ?

Oui j’ai des marques et j’ai maigri et …


Oh tu es comme d’habitude tu es aussi maigre et tu as la même tête t’inquiète pas le sieur An…

Maxence !


Tu voulais que je te dise si le messire que j’ai aperçu chez ton amie Marie Charlotte te ferais toujours de petits sourires.

Brianna prit un air choqué.


Tu n’es qu’un malotru, un ... on ne parle pas ainsi on dirait un garçon de ferme ! On se demande comment tu peux être mon frère.

Il se mit à rire
non je suis un futur militaire, je ne suis pas un comment dire un homme avec des rubans j’suis pas comme ton courtisan, il se mit à rire de plus belle.

Norf de Norf sort d’ici de suite tu es, tu es !!!


Je sais moi aussi je t’aime ma chère sœur. Le garçon de ferme va s'entrainer à l’épée avec son Maître d'armes. Au cas où une belle donzelle soit en danger pour la secourir...
et il partit en riant….

Elle se leva essaya de faire quelques pas mais la fatigue et le fait d’avoir été couché si longtemps.
Elle se remit au lit et appela qu’on lui monte une collation et qu’on l’aide à faire sa toilette.


Aryan

[La nuit puis le jour 5, Sancerre, chez Aryan]

Elle continua de prier toute la journée qui suivit le passage d'Astérie et une partie de la nuit. Elle espérait que Saint Roch, feu son Tendre ou même Aristote entende ses prières; qu'ils lui permettent de garder ses angelots près d'elle. Un courant d'air frais lui fit ouvrir les yeux et elle observa ses deux lardons, toujours pas d'amélioration, ils semblaient ailleurs, endormis profondément...

Aryan colla son oreille sur la poitrine de Tristan puis d'Eolia. Le Courant d'Air porta sa main à la bouche pour étouffer ses gémissements et se glisser par terre. Ce n'était pas possible ... Pas ces anges ... pas ces petits êtres si innocents. Elle perdait une partie d'elle et une partie de lui ... Elle se leva, se rapprocha d'Ysa, toujours dans ses prières. Aryan lui toucha l'épaule ... les prières de son amie ne les avait pas aidé.

Le Vieux Meuble sortir de la maison, s'assit sur le pas de la porte et laissa échapper de longs sanglots. Elle le savait le couvent lui serait interdit. Pourtant, il lui faudrait y retourner pour récupérer sa fille, son unique fille ... Lison arriva auprès du Vieux Meuble.

Allons m'dame, il faut vous ressaisir, Gabrielle vous d'mande !

Je sais Lison ... Veux tu aller chercher Astérie, je ne sais si elle est encore à Sancerre. Si tu ne la trouves pas, envois lui un pigeon, je ne sais pas ce qu'il faut faire des corps pestiférés ...

Bien M'dame !

Ysabeau

Sancerre, chez Aryan, jour 5

Une main légère, sur son épaule, des sanglots étouffés... Ysabeau releva la tête.
Tristan... Eolia... Eolia, sa filleule... Elle s'approcha du lit, plaça un petit miroir devant les lèvres blêmes des deux enfants... Nulle buée ne vint le ternir. Tristan... Eolia... Noooooon !
Elle se retourna, Ary demandait à la fidèle Lison d'aller chercher Asterie...
Les larmes aux yeux, sans un mot, elle serra son amie dans ses bras. Un long moment elle resta ainsi, puis...

Ary... je t'aime... je suis avec toi...

Elle se tut, comme ces mots étaient dérisoires, face à la douleur d'une mère. Dérisoires, inutiles...
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MessageSujet: Re: RP: La peste ( 13 Déc 2010.....)   Mer 2 Fév - 20:04

Asterie

[Chez Eriphile
Jour 3]


Asterie repassa au domaine d’Eriphile pour prendre des nouvelles de la jeune fille.
On la conduisit au chevet de la jeune fille les domestiques la regardaient toujours avec un air soupçonneux, elles les comprenaient avec son accoutrement …
Elle sentit leur présence non très proches mais pas très éloigné une fois la porte refermer elle se doutait bien les portes auraient des oreilles …
Elle sourit...


Bonjour jeune Damoiselle alors comment vous portez vous aujourd’hui ?
J’ai l’impression que cela va un peu mieux, je constate que vous avez toujours de la fièvre.
Mais c’est en bonne voie, je ne dis pas que vous êtes hors d’atteinte mais, il y a un petit espoir.


Puis elle se retourna vers la servante qui se trouvait un peu plus éloigner dans la pièce évitant le lit n’ayant pas le choix, elle écoutait ce que lui disait Asterie hochant la tête.
On pouvait y lire un soulagement sur son visage les mots résonnaient dans sa tête, un peu d'espoir ouf... c’est que depuis deux jours elle ne dormait plus ayant toujours peur d’être atteinte …Elle avait la peau rouge à force de c’être frictionner.

Asterie examina les bubons ils n’avaient pas suintés c’était le principal.
La jeune fille la regardait avec un regard lointain, parlant à peine ses lèvres étaient sèches.


Humecte-lui les lèvres et le front avec un linge mouillé puis ouvre en grand les tentures et laisse l’air passer les miasmes s’évaporeront d’elles même.

Mais il fait froid dehors Dame …

Je sais les miasmes n’aiment pas trop le froid non plus donc elles partiront et cela fera baisser les humeurs du corps d’Eriphile.
Donne lui du bouillon puis tiens faite-lui boire ceci également c’est un mélange de plantes....

Eriphile ça va aller mieux il faut que vous vous battiez, je sais que vous êtes une jeune fille courageuse et très forte.


[Chez Aryan
Jour 5 ]


Elle était sur Sancerre donc elle en profita pour rendre visite à Aryan.
On la fît entrer.


Dame Asterie enfin vous êtes là. On vous attendait.

Hum oui bonjour je passais comment vont les enfants…

Venez ! je vais vous conduire. Elle aperçue les yeux rougit de la vielle servante. Elle se doutait bien de ce qu’il y avait pu se passer la nuit dernière …
Elle salua Ysabeau qui se trouvait aux côtés d’Aryan.


Bonjour Ysabeau comment te sent tu ?
Tu es encore bien pâle fait attention à toi.

Bonjour Aryan.


On la conduisit dans la chambre des deux enfants. Ils étaient allongés un drap recouvert jusqu'à cou les fenêtres étaient toujours ouvertes. .
Elle demanda qu’on les referme.

Il faudrait envelopper les corps dans un linceul le mieux serait de les envelopper dans leurs draps.
Puis mettre les deux linceuls devant la porte un représentant des services funèbres viendra les chercher dans une charrette prévu à cette effet.
Il faut les enterrer le plus rapidement possible
.

Ce qu’il y avait de terrible dans les épidémies c’est l’impossibilité pour les familles de pouvoir veiller leurs morts et leur dirent au revoir.
Les risque était trop élevé les miasmes pouvaient rester dans l’air et continuer à contaminer les personnes aux alentours.

Asterie s’adressa à Aryan.


Je suis vraiment désolée Aryan pour tes enfants, j’ai fait, c’est Aristote qui a décider .Maintenant il faut prier pour eux qu’ils puissent reposer en paix. Ils se sont bien battus mais la maladie a été la plus forte.
Je vais faire venir quelqu’un pour qu’on les emporte pour les enterrés, ils ne peuvent pas rester ici.


Après quelques paroles d’usages Asterie repartit de la maison le cœur lourd comme à chaque fois qu’un enfant partait trop tôt.
Mais que pouvait ‘elle y faire…
A peine sortit elle fût interpellé par un homme, essoufflé, hirsute ...


Maître Asterie je vous trouve, par Aristote vous êtes là! On a besoin de vous venez vite ma femme, ma femme, elle va accoucher mais l’enfant se présente pas bien et ça fait longtemps. Elle est fatiguée on m’a dit que vous étiez à Sancerre et que, que vous y aidiez les pauvres, je vous en prie venez.

Asterie regarda l’homme désespéré , et bien je… Elle venait de sortir d’une maison ou la peste avait sévit mettre un enfant au monde ! Elle ne s’avait pas trop, elle hésita à peine et suivi l’homme…

Ysabeau

Jour 5 toujours chez Aryan

Asterie était là, fidèle, compétente.

Bonjour Ysabeau comment te sent tu ?
Tu es encore bien pâle fait attention à toi.

Je vais mieux, Asterie. Le mal s'est éloigné de moi, Aristote n'a pas voulu de moi... Je regrette presque d'avoir échappé alors que ces deux petits... Oui j'ai encore pâle mine, mais je ne pouvais pas ne pas être avec Ary...

Puis elle entendit les instructions de la médicastre au sujet des deux petits corps. Les envelopper d'un linceul, leurs draps. Les mettre à la porte, attendre les croque-morts... Les mettre à la porte... comme s'ils étaient des intrus dans leur propre demeure. Quelle cruauté... Elle comprenait, mais quelle cruauté...
Elle regarda la jeune mère, qui écoutait, tandis qu'Asterie sortait de la maison, appelée par d'autres.

Ary... on ne les laissera pas jeter dans une fosse commune. Si on les...

elle n'osait prononcer le mot funèbre. Enterrer... enterrer des êtres si jeunes, qui ne demandaient qu'à vivre...

Si on... les ... emmenait sur la colline, près de leur père ? au pied de cet arbre qui a vu tant de choses ?

Euriphile

Jour 3, Satanas sum, Partie I]

Deux jours qu'Eriphile était alitée, les seules personnes qu'elle avait été autorisée à voir étaient Martine, qui ne s'approchait d'elle que pour la soigner et lui susurrer à l'oreille que "tout allait bien se passer", et Maître Astérie, revenue la visiter. Le reste de la maisonnée restait à distance et lorsque quelqu'un montrait le bout de son nez à la porte, c'était pour savoir, si, enfin, elle s'était décidée à rendre son dernier soupir. Mais chaque fois, on repartait déçu.

La deuxième visite du médecin revigora Eriphile. Des litres de sueurs avaient du couler de ce corps si frêle depuis qu'elle était cloîtrée dans sa chambre, étouffant sous les couvertures qu'on lui avait ajoutées, afin qu'elle "ne prenne pas froid". Enfin, Martine consentit à ouvrir les fenêtres et à laisser pénétrer quelques bouffées d'air frais à l'intérieur de la pièce, qui dégageait une odeur délétère. Eriphile n'y respirait qu'avec peine. Une deuxième concession de Martine fut d'accepter de libérer Eriphile de quelques couvertures et enfin, à la très grande surprise d'Eriphile, de lui prodiguer un bon bain chaud.

Derrière un paravent, dans un coin de la pièce voisine, on installa une cuve que l'on remplit d'eau chaude. Eriphile plongea d'abord un pied, puis un second. Quel bonheur! Le contact avec l'eau propageait une douce chaleur à travers son corps, parcouru de quelques frissons de contentement. Délicatement, Eriphile se laissa glisser jusqu'au fond de la cuve, elle resta ainsi peut-être un quart d'heure, une demi-heure. L'horloge tournait à toute allure et Eriphile avait perdu la notion de temps. Elle fut tirée de sa somnolence par les six coups de l'Eglise Sancerroise qui indiquaient que l'après-midi touchait à sa fin. Elle attrapa la brosse que Martine avait laissée à ses côtés et entreprit de se frotter pour éliminer la couche de crasse qui avait du s'accumuler. Avant même d'avoir commencé à se laver, elle baignait déjà dans une eau de couleur saumâtre .

"Bonsoir!"
Frisson.
Eriphile se retourna, regarda à gauche, à droite, personne.
"Bonsoir!"
A nouveau, frisson.
Eriphile attrapa la serviette déposée sur le bord de la cuve, s'en drapa, se leva et sur la pointe des pieds vérifia que personne ne s'était glissé derrière le paravent.
"Bonsoir!"
La voix provenait cette fois de derrière, pourtant elle aurait juré que quelques instants auparavant, il n'y avait personne, d'ailleurs elle était seule. Eriphile se frotta les yeux et se retourna lentement.
Frisson.
Devant elle se dressait une femme, d'apparence bourgeoise, ni grande, ni petite, aux alentours de la cinquantaine. Elle portait une ample houppelande, d'un ocre d'assez mauvais goût et plutôt usée. Son visage était maigre, marqué par quelques rides, ses cheveux grisonnants. La femme la contemplait d'un air calme, les mains posées sur ses cuisses, les jambes croisées. Elle répéta sur un ton très naturel :

"Bonsoir!"
Eriphile, perplexe, répondit les yeux grand ouverts.
"Bon-jour"
"Plutôt bonsoir, il est six heures passées et dehors la nuit est déjà tombée. Terrible, ces longues soirées d'hiver, qui arrivent sans prévenir et qui ne veulent pas finir..."
"Euh... oui. C'est... c'est assez pénible, en effet."
Eriphile ferma les yeux. Elle lui avait répondue sans se poser de question, mais c'était une inconnue! Que faisait cette femme ici? Ce n'était pas Martine, on n'attendait aucun invité, elle ne l'avait jamais vue et on n'aurait sûrement pas embauché un nouveau domestiques sans la prévenir... D'ailleurs ce ne pouvait être une domestique. Elles n'avaient ni ses manières, ni ses vêtements.
Quand Eriphile rouvrit les yeux, la vieille femme n'était plus là.
"Et bien, on prend un bain! ça fait du bien n'est-ce pas ? Surtout après une telle journée"
La femme se tenait à gauche à présent, seulement Eriphile ne l'avait ni vue, ni entendue changer de place. D'ailleurs elle avait gardé la même position, mais à présent, se dressait sur sa tête un affreux chapeau surplombé d'une longue plume d'autruche.
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